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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le dernier étang du quartier de la Glacière fut comblé en août 1881 et sur son emplacement, on construisit une gare de marchandise connue sous le nom de gare de Rungis.


C'est en 1888 que le conseil municipal de Paris décida que la rue ouverte entre la rue de Tolbiac et la rue Baudricourt, prendra le nom de rue Larret-Lamalignie.
Larret-Lamalignie, capitaine de frégate, se fit sauter la cervelle plutôt que de rendre en 1871, le fort de Montrouge qu’il commandait.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1869

Les quartiers pauvres

Les quartiers pauvres et populeux de Paris sont négligés ou dédaignés par l'administration, tandis que les quartiers élégants sont « embellis » à grands frais.
Cette iniquité, à laquelle personne ne songe, et dont beaucoup de citoyens ont malheureusement à souffrir, a fini par provoquer les plaintes légitimes des habitants du 13e arrondissement, c'est-à-dire du coin abandonné qui comprend la route d'Italie, les Gobelins, la Bièvre et la Butte-aux Cailles.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Des misérables

Des misérables !

Le Journal des débats politiques et littéraires — 14 septembre 1898

M. Camille Pellerin suivait hier soir vers dix heures le boulevard d'Italie pour rentrer à son domicile, 11, rue Pinel, quand, à l’angle de la rue Vulpian, entendit des vagissements sortant de l'égout. M. Pellerin prévint aussitôt les pompiers de la caserne de Port-Royal et ceux-ci retirèrent de l'égout une fillette de deux mois, encore vivante dont le corps était enveloppé avec un lange.

M. Yendt, commissaire, a fait conduire la fillette à l'hôpital des Enfants assistés.

Des recherches sont faites pour découvrir les misérables qui ont jeté cette enfant vivante dans l'égout.


 Suicide

Suicide

Le Gaulois ― 8 septembre 1878

La nommée Louise G..., blanchisseuse, âgée de 25 ans, a tenté hier de se suicider en se jetant  dans la Bièvre, à  l’angle de la rue des Gobelins. Retirée aussitôt par le nommé Jean Joseph, tanneur, elle a été portée au poste des Gobelins, où elle a reçu les premiers soins, et de là en voiture à l’hôpital de la Pitié.


Faits divers

 Le drame de l'avenue de Choisy - 1888

Le drame de l'avenue de Choisy

Le Radical — 3 février 1888

Les locataires d'un hôtel situé au n° 33 de l'avenue de Choisy étaient réveillés, la nuit dernière, par les plaintes d'une femme.

Ils pénétrèrent dans la chambre d'où partaient ces cris.

Près de la fenêtre, dont une vitre était brisée, gisait une femme demi-nue. Un peu plus loin, également étendu sur le parquet, un jeune homme âgé d'environ vingt-deux ans, ne donnant plus aucun signe de vie.

Voici le drame qui venait de se dérouler :

F… soldat dans un régiment d'artillerie, avait obtenu, il y a deux semaines, un congé de huit jours qu'il vint passer près de sa famille, laquelle habite le quartier du Gros-Caillou.

Dans ses promenades, il rencontra une nommée Chaillou, âgée de vingt-sept ans, avec laquelle il eut des relations avant de partir au régiment.

L'ancien lien fut renoué et notre amoureux en vint à oublier le jour du retour.

Devenu déserteur, le jeune soldat alla avec sa maîtresse se réfugier dans le garni de l'avenue de Choisy.

À bout de ressources et ne voulant pas rentrer à la caserne, il résolut d'en finir avec la vie.

Il dit alors à sa maitresse : « J'ai déserté pour toi ; or, comme je ne tiens pas à passer devant le conseil de guerre, je suis décidé à me tuer, mais je veux que tu meures avec moi. »

La jeune femme ne fit que rire de ses menaces.

Hier soir, les deux amants montèrent dans leur chambre des victuailles, du vin et du rhum, élurent bombance.

F… qui tenait toujours à son idée, enivra sa maîtresse, et, lorsqu'elle fut complètement grise, la déshabilla et la coucha sur le lit.

Pendant qu'elle dormait du lourd sommeil de l'ivresse, il alla acheter du charbon, en remplit jusqu'aux bords le poêle de la chambre et l’alluma, puis, après avoir bouché toutes les issues de la pièce, il s'étendit à la place où on l'a trouvé.

La jeune femme ne s'aperçut d'abord de rien, mais le gaz acide carbonique lui causant de vives douleurs de tête, elle s'éveilla et parvint à se traîner jusqu'à la fenêtre dont elle brisa un carreau.

C'est à ses cris que, les voisins étant accourus, des soins énergiques lui furent prodigués sur-le-champ, et elle ne tarda pas à revenir à la vie.

Quant au jeune homme, le médecin, appelé en hâte, ne put que constater sa mort.

F... appartenait à une famille des plus honorables.


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Dans l'édition du même jour du même journal : le drame de la rue Coypel

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Le drame de l'avenue de Choisy - 1888


Le drame de l'avenue de Choisy - 1911


Bataille rangée entre consommateurs à la porte d'un café - 1939


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