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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La Bièvre descend des plateaux de Satory, arrose Buc, Jouy, Igny, Verrières, la Croix de Berny, Antony, Bourg-la-Reine, Arcueil,Gentilly et pénètrait dans l'enceinte fortifiée de Paris par deux ouvertures entre les bastions. Ses deux bras serpentaient ensuite dans les prés de la Glacière et enclosaient ces terrains submersibles qui étaient autrefois le seul skating ring des Parisiens.


En 1892, Mesdemoiselles Dufrène, disposant de hautes références, donnaient des leçons d'italien au 27 de l'avenue des Gobelins.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Perfectionniste - 1883

Perfectionniste !

Gil Blas — 5 aout 1883

M. V… employé du Chemin de fer d'Orléans, habitant rue Lahire, souffrait depuis longtemps d'une maladie incurable.

Les douleurs qu'il endurait devinrent telles qu'il prit la résolution de se suicider.

Hier soir,  vers cinq heures, il rentra chez lui et, après s'être tiré un coup de revolver dans la tête, il se pendit l'aide d'une corde au plafond de sa chambre.

M. V… était âgé de trente-huit ans.


 Des misérables

Des misérables !

Le Journal des débats politiques et littéraires — 14 septembre 1898

M. Camille Pellerin suivait hier soir vers dix heures le boulevard d'Italie pour rentrer à son domicile, 11, rue Pinel, quand, à l’angle de la rue Vulpian, entendit des vagissements sortant de l'égout. M. Pellerin prévint aussitôt les pompiers de la caserne de Port-Royal et ceux-ci retirèrent de l'égout une fillette de deux mois, encore vivante dont le corps était enveloppé avec un lange.

M. Yendt, commissaire, a fait conduire la fillette à l'hôpital des Enfants assistés.

Des recherches sont faites pour découvrir les misérables qui ont jeté cette enfant vivante dans l'égout.


Lu dans la presse...

 M. Félix Faure à l’École Estienne

M. Félix Faure à l’École Estienne

Le Figaro - 2 juillet 1896

Si nous ne sommes pas parmi les plus chauds partisans du développement exagéré de l'instruction primaire et secondaire, développement que la municipalité déplore déjà à cause du nombre de déclassés et de solliciteurs furieux qu'il a créés, nous avons au contraire la sympathie la plus vive pour les écoles professionnelles.

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.

C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne.

Qu'est cette école? Son nom, celui du Motteroz du seizième siècle, l'indique. Elle a pour but de former des ouvriers habiles et instruits pour les arts et les industries du livre.

L'enseignement est gratuit. La cantine scolaire est gratuite également pour les élèves habitant Paris.

Les élèves sont externes. Ils entrent à l'école à 8 h. 1/2 du matin et en sortent à 6 heures du soir.

La durée des cours est de quatre ans. Pendant le premier semestre de la première année, les élèves passent par tous les ateliers de l'école, et ils sont ensuite répartis, suivant les aptitudes reconnues par la Commission de surveillance, dans les ateliers où ils feront leur apprentissage.

Les matières enseignées sont de deux sortes :

ENSEIGNEMENT TECHNIQUE

Typographie : Fonderie de caractères. – Composition, – Impression (presses à bras et machines). –Clicherie et galvanoplastie.
Reliure : Reliure. – Dorure sur cuirs. – Dorure sur tranches. – Marbrure.
Gravure. Gravure sur bois. – Gravure sur acier. –Gravure sur cuivre en creux et en relief. –Impression en taille douce.
Lithographie : Dessin et écriture lithographiques. – Chromo-lithographie. – Gravure sur pierre. – Autographie. – Impression.
Photographie : Photographie et procédés. – Photogravure. – Phototypie.

ENSEIGNEMENT THÉORIQUE

Langue française. Histoire et géographie. Notions de mathématiques. Sciences physiques et naturelles appliquées aux arts et industries du Livre. Histoire de l'art. Histoire du Livre. Modelage. Dessin à vue et dessin industriel. Écriture. Gymnastique et exercices militaires.

Un certificat d'apprentissage est délivré aux élèves à la fin de leur quatrième année.

Des primes sont accordées alors aux élèves ayant satisfait à toutes les épreuves des examens de sortie.

Est-ce bien une inauguration qu'on a faite hier ? L'établissement, sis boulevard d'Italie, est ouvert depuis novembre 1889, mais il n'était point terminé et toutes ses salles ne sont ouvertes que depuis quelques semaines.

Par un singulier hasard, l'école Estienne, où on se propose de former des ouvriers si paisibles et que visitait hier M. Félix Faure, a juste devant elle, à sa droite, la maison où est mort Blanqui, à sa gauche une tannerie.

Le Président de la République y arriva à trois heures dans une voiture à marchepied ; M. Le Gall et le commandant Humbert l'accompagnent. Il est reçu par les ministres de l'Instruction publique, et du commerce, le président du Conseil municipal et la plupart de nos édiles, M. Brard compris en complet, rosé.

Pauvre M. Brard ! Il vient d'être condamné à quatre jours de prison comme insoumis. Il sera au Gros-Caillou pendant les fêtes du 14 Juillet et ne pourra  point trinquer avec ses électeurs à la destruction des autres Bastilles.

Parmi les personnages présents est le député de l'arrondissement, M. Gérault-Richard, qui ne doit pas être content de ses électeurs. Ils ont fait, très nombreux, au Président, à son arrivée et surtout à son départ, une ovation toute départementale.

Mais n'anticipons pas. Nous sommes dans une vaste salle où sont rangés les professeurs, les élèves et au premier rang leurs parents qu'on prendrait pour des millionnaires, tant les femmes sont bien mises.


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