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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1863, la ligne de l'omnibus P (voiture jaune, lanternes rouge et rouge) reliait Charonne à l'ancienne barrière de Fontainebleau tandis que la ligne U reliait Bicêtre à la pointe Saint-Eustache par des voitures jaunes, lanternes vert et rouge


Le 7 décembre 1930, un beau dimanche, à l'angle de l'avenue des Gobelins et de la rue Philippe- de-Champaigne, le manœuvre géorgien Parmény Tchanoukvadzé, trente-six ans, abattait à coups de pistolet automatique M. Noé Ramichvili, quarante-neuf ans, ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement menchevik de Géorgie, président à Paris du parti Tebanoukvadze social démocrate géorgien, blessant M. Menagarichvili, secrétaire du précédent, qui se portait au secours de son chef.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1895

M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un roulottier arrêté - 1888

Un roulottier arrêté

Le Petit-Parisien ― 15 juin 1888

Un nommé Ferdinand Régnier laissait une voiture chargée de légumes, de sacs, etc., en station en face le numéro 60 de l'avenue des Gobelins.

Un nommé Georges S… l'accosta et lut raconta qu'il était sans travail et sana ressources depuis longtemps.

Pris de pitié, M. Régnier conduisit l'inconnu chez un marchand de vins du voisinage et lui fit servir, ainsi qu'à lui-même, un bon dîner.

Comme il était las d’une course qu'il avait faite dans la journée, il s'endormit à table.

Quand il se réveilla, il ne retrouva plus son compagnon ni… sa voiture.

Georges S... la lui avait dérobée.

Régnier apprit que sa voiture avait été vendue par le voleur à une dame G... passage Crouin.

Cette dame s’empressa de la remettre à sa disposition.

Le roulottier ayant été rencontré hier rue du Château-des-Rentiers par le plaignant, a été mis en état d'arrestation.

Il a été envoyé au Dépôt.


 Un drame rue Bourgon - 1899

Un drame rue Bourgon

Le Figaro — 3 janvier 1899

Un ouvrier plombier, Alphonse Roinville, habitant, dans le treizième arrondissement, la rue Bourgon, au n°8, recevait, hier matin, la visite d'une femme Eugénie Hergot, âgée de trente-quatre ans, blanchisseuse.

Une demi-heure après l'arrivée de cette femme des cris perçants partant de la chambre de Roinville attirèrent l'attention des voisins, qui pénétrèrent chez le plombier et trouvèrent Eugénie Hergot étendue sur le parquet et portant à l'épaule une blessure d'où le sang s'épanchait en assez grande abondance. Elle venait de recevoir un coup de couteau.

Le meurtrier a été arrêté et conduit chez M. Remongin, commissaire de police, qui l'a envoyé au Dépôt.

La victime, dont l'état est grave, a été transportée à l'hôpital Cochin.


Faits divers

 Deux voleurs d'autos arrêtés sur les… toits -1931

Deux voleurs d'autos arrêtés sur les… toits

Le Petit-Parisien — 19 août 1931

Pourchassés et étant entré en collision avec un taxi, ils avaient abandonné la voiture et leur compagne et s'étaient réfugiés dans un immeuble de la rue Poliveau.

Les voleurs d'automobiles jouent de malchance depuis quelques semaines. Traqués, surveillés, dépistés, lorsqu'ils échappent à la police, un accident vient généralement mettre fin à leurs déplorables agissements.

Tel est le cas des jeunes voleurs : Roger Bartel, né le 28 juin 1912 à Choisy-le-Roi, plombier, sana domicile fixe; Maurice Goujaud, né le 7 décembre 1910 à Paris, également sans domicile, et Jeanne Importe, femme de mœurs légères, née le 22 mars 1899 à Paris, et demeurant 102, avenue d'Ivry. Ce trio de malfaiteurs, sorti indemne d'une collision au cours de laquelle un chauffeur de taxi fut blessé, a été heureusement « cueilli » grâce à la prompte intervention de la police, après les péripéties d'une chasse à l'homme qui ne laissa pas d'être émouvante. Il était 13 heures et quart, hier. L'agent Jolicierc, en service au carrefour Tolbiac, fut interpellé d'une voiture conduite par M. Poitreau, garagiste, 2, rue Gambetta, au Kremlin-Bicètre

— Montez avec moi. dit le conducteur. Vite, je suis une voiture volée hier; nous allons tâcher de la rejoindre. Le gardien de la paix prit aussitôt place à côté de M. Poitreau, et les deux automobilistes ne tardèrent pas à rejoindre une conduite intérieure bleue la 735-E-44, où trois occupants, deux hommes et une femme, semblaient en proie à une vive inquiétude. Arrivé par le travers de la voiture, l'agent siffla et intima l'ordre de stopper aux malfaiteurs; mais ceux-ci, accélérant l'allure, poursuivirent leur route boulevard de l'Hôpital.

Dans leur course, ils heurtèrent durement le taxi 3743-G-7 qui fut bousculé sur le trottoir gauche et sérieusement endommagé. Le chauffeur, M. Raoul Depardieu, vingt-trois ans, domicilié 24, rue Michal, blessé, eut de la peine à se dégager de sa voiture, dont une des roues avait été arrachée. Tandis qu'on s'empressait autour de la victime, qui fut pansée à l'hôpital de la Pitié, les deux malfaiteurs prenaient la fuite, abandonnant leur compagne. Celle-ci tenta, à son tour, de fuir mais elle fut vite rejointe par l'agent Joliclerc, qui la conduisit au poste de police de la rue Geoffroy-Saint-Hilaire. Dans le même temps, le poste de police-secours de la mairie d'Italie était alerté et le brigadier Huvey, accompagné de gardiens, arrivait sur les lieux de l'accident.

Les fuyards, aux dires des témoins, s'étaient engagés dans un immeuble portant le numéro 25 de la rue Poliveau et avaient gagné les toits. L'immeuble fut immédiatement cerné, tandis que les agents Specen, Leduc et Le Gars réussissaient à atteindre les malfaiteurs après mille acrobaties dangereuses et d'audacieuses décisions.

Au moment où ils se rendirent, les jeunes voleurs se débarrassèrent furtivement d'une lourde clé à molette, qu'ils jetèrent dans une cheminée. Peut-être avaient-ils fait disparaître ainsi, auparavant, une arme, car on n'en trouva point sur eux.

Conduits au commissariat du Jardin-des-Plantes, les malfaiteurs, qui y ont retrouvé leur complice, la femme Laporte, déclinèrent leur identité. L'un, Bartel, avoua avoir volé la veille, vers 20 heures, l'automobile bleue à la porte d'un cinéma de Bicêtre.

— J'étais sans travail depuis longtemps, a-t-il expliqué je pensais vendre la « bagnole » et tout au moins en faire mon domicile d'une nuit (sic). J'ai rencontré Goujaud et sa compagne vers midi, le lendemain, à la poterne des Peupliers, je leur proposai une promenade en auto et nous nous dirigions vers la Pitié dans l'intention de rendre visite à des camarades hospitalisés lorsque nous nous sommes aperçus qu'on était « filés ».

Il a été établi, en effet, que le jeune vaurien avait passé la nuit dans la voiture qu'il avait « garée » dans un terrain vague de Villejuif.

Les vérifications faites ont permis d'établir que le véhicule appartenait à M. Paul Blasier, 44, rue de Paris, à Bicêtre.

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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Faits divers

Inondation boulevard Kellermann - 1901

A la hauteur du numéro 26 du boulevard Kellermann, entre la porte de Bicêtre et la poterne des Peupliers, se trouve l'accès d'une double rampeaboutissant d'une part à la rue du Moulin-de-la-Pointe et d'autre part à la rue Damesme.

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Une femme tue son amant - 1911

Hier, vers une heure de l'après-midi, la concierge de l'immeuble, 198, rue de Tolbiac, voyait descendre, échevelée, un revolver à la main, une de ses locataires...

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Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît - 1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

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Au bas de la pente - 1911

Hier matin, à deux heures, il soufflait un vent violent. Dans sa chambre du premier étage, donnant sur la rue de l'Amiral-Mouchez, numéro 18, Mme Baugrand entendait ses enfants se plaindre du froid qui entrait par de trou d'un carreau brisé...

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La rupture d'une conduite d'eau - 1930

Avenue de la Porte-d'Italie, sur la zone récemment annexée, une conduite d'eau s'est rompue hier matin, vers 9 heures. (Cet accident en répétait un autre, identique, qui se produisit là, il y a dix-huit mois.)

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Une usine incendiée - 1911

Le feu éclatait, la nuit dernière vers quatre heures, dans une usine de dégraissage de chiffons appartenant à M. Figueros, située tout au fond du treizième arrondissement, 14, rue Brillat-Savarin.

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Drame de l'alcoolisme - 1903

M. Auguste Bazin, marchand de vins, établi avenue des Gobelins, voyait entrer, hier soir, Vers onze heures, dans son débit, un individu, qui ne lui parut pas être dans son état normal.

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La mort de Céline Pasquet - 1908


La police devra-t-elle assiéger dans la cité Jeanne-d'Arc Henri Odoux qui blessa sa voisine ? - 1935


L'ivrogne qui avait blessé sa voisine est arrêté - 1935


Cité Jeanne-d'Arc - Les agents protègent les ouvriers démolisseurs des taudis - 1935


Tentative d'émeute cette nuit rue Nationale - 1er mai 1934


A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit - 1908


Sombre histoire de charbon - 1937


Les fureurs d'un alcoolique - 1894


Terrible méprise - 1897


Les étrangleurs des Gobelins - 1895


Crue de la Bièvre - 1881


Un cimentier italien découvert blessé dans le sous-sol d'un immeuble en construction - 1931


Perquisition dans une pharmacie - 1911


La cité Jeanne d’Arc transformée en fort Chabrol - 1934


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