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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

A la barrière des deux moulins, le bal de la Belle Moissonneuse était fréquenté par les maquignons.


La rue Berbier du Mets tient son nom de Gédéon Berbier du Mets (1626-1709), qui fut le premier Intendant général du Garde-Meuble de la Couronne, ancêtre du Mobilier national.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1932

La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


 Un drame rue Bourgon - 1899

Un drame rue Bourgon

Le Figaro — 3 janvier 1899

Un ouvrier plombier, Alphonse Roinville, habitant, dans le treizième arrondissement, la rue Bourgon, au n°8, recevait, hier matin, la visite d'une femme Eugénie Hergot, âgée de trente-quatre ans, blanchisseuse.

Une demi-heure après l'arrivée de cette femme des cris perçants partant de la chambre de Roinville attirèrent l'attention des voisins, qui pénétrèrent chez le plombier et trouvèrent Eugénie Hergot étendue sur le parquet et portant à l'épaule une blessure d'où le sang s'épanchait en assez grande abondance. Elle venait de recevoir un coup de couteau.

Le meurtrier a été arrêté et conduit chez M. Remongin, commissaire de police, qui l'a envoyé au Dépôt.

La victime, dont l'état est grave, a été transportée à l'hôpital Cochin.


Faits divers

 Treize émeutiers de la Cité Jeanne-d’Arc ont été arrêtés hier matin - 1934

Treize émeutiers de la Cité Jeanne-d’Arc ont été arrêtés hier matin

Le trop fameux Marty tente de ranimer les troubles

Le Figaro — 3 mai 1934

Du moins, retenons l’enseignement. Les bagarres de la cité Jeanne-d’Arc et celles d’AlfortviIle, après celles de Mantes démontrent péremptoirement l’existence par noyautages, d’une organisation frénétique dans la région parisienne.

L’arrestation du député communiste du 13è arrondissement, Monjauvis, que nous avons relatée, avait causé une vive effervescence dans la rue Nationale et les petites rues voisines, quartier général de ses fidèles électeurs.

Des incidents qui prirent rapidement une allure d’extrême gravité devaient se préciser tard dans la nuit et se développer.

Le prétexte en fut la sortie des garages des environs de taxis dont les chauffeurs allaient assurer leur service de nuit habituel malgré les appels à la grève générale qui avaient été strictement suivis par les communistes de l’endroit.

Des pierres volèrent dans les vitres des autos, un chauffeur fut blessé au visage, une barricade s’éleva.  « Police secours » fut alertée.

À leur arrivée, les agents furent accueillis à coups de revolver, ils durent se replier hâtivement en attendant de nouveaux renforts, Quand ceux-ci arrivèrent, sous la direction de M. Paul Guichard, directeur de la police municipale, on jugea bon, pour éviter toute effusion de sang, de faire le siège de la Cité Jeanne-d’Arc, centre de l’émeute. Des barrages de police furent installés rue Jeanne d’Arc et rue Nationale à une distance respectable de la Cité.

Devant la tactique de la police décidée à lasser les manifestants, les plus hardis de ceux-ci sortirent des immeubles, et édifièrent une nouvelle barricade rue Nationale où ils entassèrent les objets les plus hétéroclites auxquels ils mirent le feu.

La police riposta en installant des projecteurs pour aveugler les assiégés Puis, un certain calme semblant revenu, une dizaine d’agents tentèrent use reconnaissance vers la Cité. Ils firent accueillis par des coups de feu et des morceaux de fonte ou des pavés.

Le brigadier Jamet s’écroula blessé au ventre, tandis que le gardien Génard était tout aussi gravement atteint par un morceau de fonte à la tête. Battant en retraite, les gardiens de la paix emmenèrent leurs camarades blesses, qui furent transportés à la Maison de santé des gardiens de la paix.

Les émeutiers, qui avaient déjà tiré plusieurs centaines de coups de feu, s’avancèrent jusqu’aux magasins voisins de la Cité tout en continuant à faire usage de leur armes. Ils défoncèrent les devantures de ces boutiques et pillèrent toutes les marchandises.

Il était deux heures du matin. M. Langeron prit alors la direction du service d’ordre, Il fut décidé de ne pas donner l’assaut à la Cité avant d’avoir sous la main le matériel nécessaire. La présence dans la Cité de nombreuses femmes et d’une multitude d’enfants, commandait, en effet, aux chefs de la police de n’agir qu’avec la plus grande prudence.

Vers 4 heures, les pompiers arrivèrent et mirent en batterie leurs lances les plus puissantes avec lesquelles ils inondèrent les barricades en feu. . A 4h15, les manifestants ne résistant plus a ce déluge se retirèrent des immeubles.

La police s’avança alors dans la rue Nationale, précédée de projecteurs puissants. Des inspecteurs de la police judiciaire munis de cuirasses et accompagnés d’agents revolver au poing s’engagèrent dans les immeubles de la Cité.

Treize arrestations

Treize Individus suspects, chez lesquels on avait retrouvé des armes, des pierres et des pièces de fonte qui devaient être utilisées comme projectiles furent arrêtés.

Ce sont : Émile Laborde, 17 ans, locataire d’une chambre d’où les coups de feu furent tirés et où l’on a découvert un couteau de chasse dans sa gaine ; Jean-Marie Sinquin. 30 ans, membre du syndicat unitaire du bâtiment, qui avait un revolver d’ordonnance, dix cartouches, un fusil de chasse, et a reconnu avoir tiré de la chambre de Laborde. André Noblet, 24 ans, camelot, qui aurait tiré également  d’après les déclarations de Sinqin ; Georges Hilldebrand, 41 ans, manœuvre en chômage ; Étienne Polette, 33 ans, débardeur ; Julien Ménard, 48 ans, homme de peine ; Paul Linier, 41 ans, serrurier; Francois Perez, 26 ans, ajusteur ; Émile Brillant, 18 ans, tôlier ; Maurice Laborde, 18 ans, frère de Laborde Émile : Jean Esperden, 28 ans Marceau Delavallèe, 27 ans, et Jean Dhubert 37 ans.

Tous ont  été conduits à la direction de la police judiciaire.

L’interrogatoire

Interrogés par M. Marcel Guillaume, commissaire divisionnaire, les apaches — quel autre nom — ont avoué qu’ils avaient eu l’intention d’assiéger le poste de police où le député communiste Monjauvis fut conduit après son arrestation, qui eut lieu, commue noua l’avons dit, dans la matinée du 1er mai, à la porte d’une usine d’automobiles avenue d’Ivry.

En groupe, ils se dirigeaient vers le poste du passage Ricault lorsqu’ils furent dispersés vers 21 heures, par des forces de police dirigées par M. Caulet, commissaire chef du treizième arrondissement. Ce magistrat, au cours de la bagarre fut même très légèrement blessé.

À 23 heures, à la suite d’une bagarre plus violente, des renforts de police arrivaient rue Jeanne-d’Arc.

Jean-Marie Sinquin a reconnu avoir tué des coups de revolver sur les agents. Noblet était à ses côtés. Diverses contradictions ont été relevées dans les interrogatoires des inculpés. Jusqu’à présent, d’après eux, seul Sinquin aurait fait usage d’une arme à feu.

Ces treize individus ont été mis à la disposition du Parquet.

D’autre part, M. Meyer, directeur de la police judiciaire et M. Frédérique, commissaire de police du quartier de la Gare, ont procédé à des nombreuses perquisitions dans les immeubles de la Cité.

Au Parquet.

Les individus arrêtés ont été conduits au Petit Parquet devant M. Terrier, substitut, qui les a mis à disposition de MM. Saussier et Linais, juges d’instruction lesquels leur ont fait subir un interrogatoire d’identité et les ont fait écrouer à la prison de la Santé.

Une information sera ouverte aujourd’hui sur diverses inculpations.

Le communiste Marty à l’œuvre

On sait que depuis longtemps un projet de démolition de la Cité Jeanne d’Arc a été décidé par le Conseil municipal. C’est le conseiller communiste du quartier de la Gare, précisément, l’ex-officier félon de la mer Noire, Marty, qui s’y est jusqu’ici opposé.

Il s’est rendu, d’ailleurs, hier, au début de l’après-midi, à la Cité —- qui offrait encore les restes lamentables de la  hideuse rébellion nocturne — et a harangué ses électeurs, au nom d’on ne sait quelle Internationale, tentant de ranimer en eux une nouvelle flamme de haine.

Propagandistes appréhendés

Signalons que, hier, après-midi, boulevard de l’Hôpital, des agents ont arrêtés vers 4h30, Robert Mémin, 16 ans, demeurant 49, rue Croulebarbe et Raymond Bayard, 27 ans, demeurant 20, rue Albert, qui distribuaient des tracts annonçant pour le soir, à 20h30, une réunion 163 boulevard de l’Hôpital : 1° pour protester contre l’arrestation du député Monjauvis ; 2° pour demander le retrait des forces policières qui gardent actuellement la Cité Jeanne-d’Arc ; 3° pour la libération des gens arrêtés à la suite des incidents de la Cité Jeanne-d’Arc.

Une lettre à M. Villey

Le conseiller du quartier de Maison-Blanche, M. Louis Gélis a écrit au préfet de la Seine pour lui demander « à qui incombera la responsabilité des actes de vandalisme commis la nuit dernière par une bande de meneurs sans conscience ni scrupules, profitant de la misère du moment et de la crédulité naïve des malheureux ».

Le sort de la Cité Jeanne-d’Arc

A la chute du Premier Empire, iI fut décidé que de logements destinés aux chiffonniers seraient édifiés dans le 13è arrondissement. (*) Peu de temps après, deux vastes corps de bâtiments s’élevaient, l’un fut la Cité Jeanne d’Arc, l’autre cité Dorée qui s’est éboulée dernièrement et qui se trouvait à côté, sur le boulevard de la Gare.

La Cité Jeanne d’Arc était autrefois la propriété de l’Assistance Publique ; les immeubles furent vendus ultérieurement à la Ville de Paris. Le bulletin Municipal du 14 janvier 1934 relate la décision prise pour la démolition de cette cité.

Un regain d’agitation

Hier soir vers 21h30, la police municipale était avisée que des groupes de communistes se massaient rue Nationale à l’angle de la cité Jeanne d’Arc et recommençaient à dépaver la chaussée pour élever des barricades. Des renforts furent immédiatement dirigés à cet endroit. À l’arrivée des gardiens, les émeutiers s’empressèrent de prendre la fuite. L’incident n’eut pas de suite, bientôt le calme était rétabli.

Toutefois, un service de surveillance a été organisé par M. Meyer, commissaire divisionnaire, du 7è district. Il resta sur place durant toute la nuit.

*
*      *

Les communistes qui s’étaient réunis au nombre de deux cent cinquante dans une salle du boulevard de l’Hôpital pour s’échauffer en commun contre le service d’ordre et la politique nationale se sont dispersés sans incident à 3 heures 35, chantant à peine une timide Carmagnole.


138 ARRESTATIONS ONT ÉTÉ OPÉRÉES AU COURS DE LA JOURNÉE DU 1er MAI

Le chiffre total des arrestations au cours de la journée du 1 mai (en banlieue, à Paris, y compris celles de la Cité Jeanne-d’Arc s’élève à 138. Le nombre de celles qui seront maintenues n’est pas encore fixé.


(*) C'est una approximation de la part du rédacteur. En fait, les immeubles de la Cité Jeanne d'Arc furent édifiés à partir de 1860. (NdE)


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