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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La création de la caserne des pompiers de Port-Royal fut décidée en 1883.


En mars 1897, M. Yendt, officier de paix, était nommé commissaire de police des quartiers de la Salpêtrière et de Croulebarbe, en remplacement de M. Perruche, admis à faire valoir ses droits à la retraite.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le vin triste - 1923

Le vin triste

Paris-Soir ― 2 décembre 1923

Avenue des Gobelins, en face du 51, des agents ont surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


 Pour trois francs cinquante - 1923

Pour trois francs cinquante.

Paris-Soir — 10 octobre 1923

Les inspecteurs Duluc, Jodon et Duteil, du 4è district, ont arrêté, ce matin, le nommé Léon Roger, 25 ans, demeurant chez ses parents, 12, rue Baudricourt, qui, lundi matin, à 1 heure, blessa grièvement, d'un coup de couteau au bas-ventre, le nommé Gauchery.

Conduit au Commissariat de la Gare, il a déclaré que c'est au cours d'une discussion pour une somme de 3 fr. 50 qu'il tira son couteau pour frapper Gauchery qui, lui-même, menaçait Marlier, un de ses amis présent.


Lu dans la presse...

 Les quartiers pauvres - 1869 - E. Bionne

Les quartiers pauvres

Le Rappel — 22 décembre 1869

Les quartiers pauvres et populeux de Paris sont négligés ou dédaignés par l'administration, tandis que les quartiers élégants sont « embellis » à grands frais pour réaliser une fois de plus le proverbe : « On ne prête qu'aux riches », ou le dicton : « L'eau va toujours à la rivière ».

Cette iniquité, à laquelle personne ne songe, et dont beaucoup de citoyens ont malheureusement à souffrir, a fini par provoquer les plaintes légitimes des habitants du 13e arrondissement, c'est-à-dire du coin abandonné qui comprend la route d'Italie, les Gobelins, la Bièvre et la Butte-aux Cailles.

Nous recevons à ce sujet la lettre suivante, signée d'un grand nombre de citoyens :

« Les habitants de la partie annexée au 13° arrondissement, déjà si misérable sous tous les rapports voient avec un profond regret que l'administration municipale donne les alignements et autorise l'édification de constructions en plein axe de grandes voies à ouvrir, entre autres à l'angle de l'avenue d'Italie et du boulevard Masséna et dans l'axe du boulevard du Transit.

« L'administration, qui se montre si prévoyante, si paternelle pour les autres quartiers de Paris, n'a encore rien fait pour le treizième arrondissement, surtout dans la portion comprise entre le quatorzième et la route d'Ivry : elle n'a fait déposer dans les près de la glacière qu'une faible partie des déblais produis par l'ouverture de la rue Mouffetard et la création de l'hospice Sainte-Anne, lorsque tous les déblais qu'elle a fait transporter à grands frais hors de Paris n'auraient peut-être pas suffi pour racheter la différence du niveau nécessaire à l'ouverture du boulevard du Transit (*) et au prolongement du boulevard de l'Hôpital, dont l'exécution devrait être achevée depuis bien longtemps. En attendant, le manqué d'écoulement des eaux provenant de la Bièvre fait que les prés se trouvent transformés en lac dont les eaux croupissantes et corrompues et les plantes marécageuses exhalant des odeurs fétides et des miasmes mortels :

« La raison se refuse-à croire qu'il existe de pareilles choses au sein de la première capitale du monde.

« Persuadés que nous trouverons en vous le défenseur des faibles, nous venons, par la présente, porter ces faits à voire connaissance, en vous priant de vouloir bien nous obliger de votre concours, soit en vous rendant en personne sur les lieux afin d'en juger par vous-même, soit en donnant la publicité nécessaire à nos légitimes réclamations. »

Nous sommes allé « juger par nous-même » et ce que nous avons vu nous a indigné.

Le gaspillage des finances municipales n'est que le moindre côté de la question.

L'administration trouve donc que nos fonds ne vont pas assez vite, qu'après avoir donné un alignement, elle laisse construire en plein axe de futurs boulevards des maisons en pierre et qui seront forcément expropriées et démolie ?

Mais nos lecteurs, ni personne, n'ont plus rien à apprendre sur la manière dont notre argent est administré. Ce qu'il restait à connaître, c'est qu'on traite la santé des citoyens comme leur argent.

Nous contenons au fond de notre cœur les sentiments que nous avons éprouvés quand, après avoir traversé la Bièvre sur deux planches en guise de pont, après avoir côtoyé de vastes marais couverts d'une épaisse mousse verte, nous nous sommes trouvé, dans Paris, au milieu d'une population hâve, brisée par des fièvres paludéennes, amaigrie par de longues souffrances, et où les enfants naissent chétifs et mourants.

Nous espérons que M. Haussmann, averti par nous, fera promptement combler ces marais pestilentiels. Il n'a qu'à y faire jeter les déblais qu'on porte au loin à grands frais.

L'administration, qui pense tant aux quartiers riches, peut bien une fois s'occuper un peu des quartiers pauvres, et faire enfin pour la santé du peuple ce qu'elle n'a encore fait que jour sa propre vanité.

Émile Bionne. (**)

(*) Il s'agit de la future rue de Tolbiac.
(**) Né à Naples de parents français en 1843, Émile Bionne était avocat à la Cour de Paris quand il écrivit ce texte. Il était également un collaborateur régulier du Petit-Journal (Le vrai ! celui de 1863). E. Bionne est essentiellement connu pour avoir mis en forme les écrits politiques d'Adolphe Crémieux et pour avoir était l'époux, un bref moment, en 1881, d'Hortense Schneider (1833-1920), la célèbre cantatrice, interprète des œuvres d'Offenbach, qu'il réussit à faire condamner (jusqu'à ce que la Cour d'appel infirme la décision) à lui verser une pension alimentaire lors de leur séparation. E. Bionne, qui se présentait alors comme sujet italien et baron, fut ridiculisé dans cette affaire. Son texte le plus célèbre reste la "Lettre circulaire aux électeurs de la 9e circonscription" du 27 avril 1870 par laquelle il appelait à voter "Non" au plébiscite visant à approuver la nouvelle constitution proposée par Napoléon III laquelle fut, néanmoins, largement approuvée. (NdE)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Cité Jeanne-d'Arc - Les agents protègent les ouvriers démolisseurs des taudis - 1935

La cité Jeanne-d'Arc, que les bagarres du 1er mai 1934 avaient mise à l'ordre du jour, a présenté hier matin une certaine effervescence.

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Tentative d'émeute cette nuit rue Nationale - 1er mai 1934

Des incidents très graves qui ont rapidement pris le caractère d'une véritable émeute, se sont produits tard dans la soirée rue Nationale, dans le XIIIè arrondissement.

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A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit - 1908

Une effrayante tragédie s'est déroulée, dans la nuit d'hier, à l'hôpital de la Pitié. Frappé subitement de folie furieuse, un malade en traitement dans la salle Piorry, Charles-Albert Baxloy, âgé de trente ans, habitant 10, rue Dunois, dans le treizième arrondissement, a tenté de tuer un veilleur de nuit, M. Julien Mercier, âgé de quarante ans.

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Sombre histoire de charbon - 1937

Il n'est question dans le quartier Croulebarbe (XIII* arrondissement), que d'une histoire de détournement de charbon, dont ce qu'on en a pu savoir, suffit à faire le mystère dont on l'entoure volontairement.

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Lu dans la presse...

La statue du docteur Pinel

On va prochainement ériger sur la place de la Salpêtrière la statue en bronze du docteur Pinel. (1883)

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Inauguration de l'hôpital école de la Croix-Rouge

La Société de la Croix-Rouge française a inauguré, hier après-midi, l'hôpital-école qu'elle a fait édifier, rue des Peupliers, dans le treizième arrondissement. (1908)

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M. Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris. (1941)

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M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)

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Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.

Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur. (1868)

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La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier. (1929)

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La Butte aux Cailles se modernise

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis. (1924)

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© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte