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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Henri Victor Yendt, commissaire de police de la ville de Paris, chargé des quartiers de la Salpêtrière et Croulebarbe, officier de Police Judiciaire, prit ses fonctions en 1897.


Le Rassemblement National Populaire, parti fasciste créé par Marcel Déat en 1941 avait son siège dans une boutique du 14 boulevard Auguste Blanqui. Ce local servait aussi de siège à la Légion des Volontaires contre le communisme.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1927

Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une singulière victime

Une singulière victime.

Le Matin ― 25 août 1885

Dans la soirée d'hier, des gardiens de la paix attirés par des cris, trouvèrent, l'angle du boulevard Arago et de la rue de la Glacière, un individu terrassé qu'ils relevèrent et qui déclara avoir été assailli et dévalisé par trois rôdeurs, dont un lui avait porté un coup de couteau dans l'aine gauche.

Les agents requirent une voiture et, après avoir mené cet homme au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui reçut sa déclaration, le transportèrent à la pharmacie Rives.

Puis, sur les conseils du pharmacien, qui trouva la blessure trop grave, ils le conduisirent en voiture à l'hôpital de la Charité, où l'interne de service l'admit d'urgence et lui fit un premier-pansement. Quelques heures plus tard, on s'apercevait que cet homme, qui avait déclaré se nommer Ernest Vigne, âgé de dix-neuf ans, s'était évadé de la salle où il avait été transféré,, et que, pour des raisons particulières il avait cru- devoir prendre la  clef des champs.


 Pour trois francs cinquante - 1923

Pour trois francs cinquante.

Paris-Soir — 10 octobre 1923

Les inspecteurs Duluc, Jodon et Duteil, du 4è district, ont arrêté, ce matin, le nommé Léon Roger, 25 ans, demeurant chez ses parents, 12, rue Baudricourt, qui, lundi matin, à 1 heure, blessa grièvement, d'un coup de couteau au bas-ventre, le nommé Gauchery.

Conduit au Commissariat de la Gare, il a déclaré que c'est au cours d'une discussion pour une somme de 3 fr. 50 qu'il tira son couteau pour frapper Gauchery qui, lui-même, menaçait Marlier, un de ses amis présent.


Faits divers

 La cité Jeanne d’Arc transformée en fort Chabrol - 1934

La cité Jeanne d’Arc transformée en fort Chabrol

Le Petit-Parisien — 2 mai 1934

Coups de feu et barricades

La nouvelle que M. Luien Monjauvis , député communiste du XIIIè, avait été arrêté au début de l'après-midi avenue de Choisy, devant les usines Panhard où il incitait les ouvriers à chômer, devait provoquer, parmi ses électeurs adhérents au parti communiste ou sympathisants une certaine agitation. Certaine s'employèrent à l'accentuer.

À la fin de l'après-midi, rue Nationale et dans les rues voisines ainsi que dans les débits de ce coin du XIIIè arrondissement, une vive effervescence régnait.

Vers 20 heures les chants révolutionnaires retentissaient dans le fameuse cité Jeanne-d'Arc, qui, on le sait, située 164 et 166, rue Nationale, abrite près de 4.000 personnes. Une seconde issue de la cité donne sur la rue Jeanne d’Arc même.

A la population de la cité étalent venus se joindre des « amis » du quartier et plusieurs militants qui prononcèrent de violentes harangues,

La plupart des habitants de la cité Jeanne-d'Arc ayant alors regagné leur logis respectifs pour le diner, des groupes compacts de gens criant et chantant se massèrent à l'entrée. Et comme des automobiles passaient de temps à autre, on décida de les obliger à stopper, Les occupant, furent tous houspillés ; certains, en raison de leur résistance ou protestations, furent brutalement frappés. Les véhicules furent lapidés et lacérés à coups de tessons de bouteille.

Vers 21 h.30,  huit des automobilistes ainsi attaqués et qui avaient réussi tant bien que mal à s'éloigner de la cité avaient dû trouver asile et soins à l'hôpital de la Pitié. La police, alertée, avait dépêché des agents rue Nationale. Mais, leur arrivée, les « manifestants » s'étaient réfugiés en hâte dans les immeubles.

A l’entrée de la cité, les gardiens de la paix furent … accueillis par une salve de coups de revolver tirés par les fenêtres.

Aucun projectile, heureusement, n'atteignit son but.

Barrages et projecteurs

Les agents se replièrent prudemment. Bientôt des renforts amenés en autocar arrivèrent rue Nationale. Pour éviter toute effusion de sang, il fut alors décidé que des barrages seraient installés rue Nationale et rue Jeanne-d'Arc à une distance respectable de la cité qui se trouve ainsi cernée.

Devant la tactique de la police décidée à faire le siège du nouveau « fort Chabrol » en lassant ses occupants les plus hardis de ceux-ci sortirent des immeubles et édifièrent devant la cité, à travers la rue Nationale, une sorte de barricade où ils entassèrent toutes sortes d'objets et les matériaux tes plus hétéroclites.

Puis vers 23 heures les « assiégés » ouvrirent le leu leur barricade. De temps en temps, des coups de revolver éclataient, toujours tirés des étages des immeubles.

À minuit le directeur général de la police municipale. M. Paul Guichard, vint prendre la direction du service d'ordre. Il fit installer des projecteurs afin d’éclairer et… d’aveugler aussi les « assiégés ».

Une dangereuse reconnaissance

Cependant, vers minuit, une certaine accalmie paraissant régner dans la cité, une dizaine d'agents résolurent d'y faire une « reconnaissance », A leur approche les « manifestants » se replièrent une fois de plus dans les immeubles. Et à peine les gardiens avaient-ils parcouru quelques mètres des coups de feu furent tirés et des morceaux de fer lancés dans leur direction,

Une dès balles atteignit au ventre le brigadier Jamet des compagnies de circulation, et un morceau de fonte blessa grièvement à la tête l’agent Génard.

Pillage

À 1 heure du matin, les « « manifestants » avaient réussi à construire une seconde barricade. Cette fois, rue Jeanne-d’Arc, devant la cité. Ils y mirent également le feu.

On évalue à plus de 800 nombre de coups de revolver tirés par les assiégés.

À 1 h. 30, les « manifestants »  qui continuaient à « tirailler » se sont aventurés jusqu'aux magasins proches de la cité. Ils ont brisé les devantures — de modestes boutiques d’alimentation pour la plupart —et ils en ont pillé toutes les marchandises.

Reddition ou assaut ?

M. Langeron, préfet de police, arriva devant le ‘fort Chabrol » à 1h.50. Il a décidé de maintenir les force de police assez loin de la cité et d'attendre une reddition possible,.

La cité Jeanne-d'Arc se trouve ainsi bloquée pour jusqu'à ce matin. On espère que l'heure du petit déjeuner fera sortir la plupart des assiégés, dont une nuit blanche aura fort amoindri la combativité.

Il se pourrait aussi qu'à l'aube l'assaut fut donné aux « manifestants » avec le concours des pompiers ayant mis leurs lances en batterie.

Les agents battirent en retraite emmenant leurs camarades blessés qui ont été transportés à la Maison de santé, des gardiens de la paix.


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