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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Un bureau de poste auxiliaire ouvrit le 1er octobre 1894 au 80 du boulevard de la Gare.


La passerelle métallique d'une portée de 100 mètres reliant la place de Rungis à la rue Cacheux en enjambant la gare dite "de Rungis" avait été inaugurée le 23 juin 1907.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse - 1931

Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse

Le Petit-Parisien — 6 juillet 1931

Ayant rencontré, l’autre nuit, rue Bourgon une fillette couverte de sang, des passants avertirent l’agent Guillard, du XIIIè arrondissement, qui, aussitôt, conduisit la blessée à la Pitié. La jeune fille qui portait au visage et aux mains des plaies provoquées par des coups de rasoir, déclara se nommer Charlotte Chasselin, âgée de quatorze ans et avoir été frappée par Louis Demayer, amant de sa mère.

Le commissaire de la Maison-Blanche, M. Fauvel, fit aussitôt arrêter Demayer à son domicile, 11, rue Bourgon. Manœuvre, âgé de cinquante-sept ans, celui-ci avoua qu’étant ivre et trouvant la porte de sa maitresse fermée, il l’avait enfoncée. Une querelle ayant aussitôt éclaté entre les deux amants, la jeune Charlotte voulut s’interposer. Demayer s’était aussitôt jeté sur elle, un rasoir à la main et l’avait frappée au visage et aux mains. L’état de la jeune blessée n’est pas grave et elle a pu regagner son domicile.


 Procédés un peu violents - 1897

Procédés un peu violents.

Le Matin - 14 octobre 1897

Des cris Au secours ! A l'assassin ! partaient, la nuit dernière, du n° 96 de la rue de la Glacière. Les voisins et des gardiens de la paix accoururent et arrêtèrent un nommé Jules Remoissonnet, âgé de vingt-six ans, ouvrier couvreur, demeurant passage Prévoit, au moment où ce dernier, après avoir à moitié assommé sa mère, âgée de soixante et onze ans, allait précipiter sa sœur par la fenêtre.

Jules Remoissonnet, qui est marié depuis six mois, était venu pour enlever divers objets qu'il prétend appartenir à son père, lequel est âgé de soixante-quatorze ans et est actuellement interné à l'hospice de Bicêtre.

M. Remongin, commissaire de police, a envoyé l'ouvrier couvreur au Dépôt.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Le Marché aux chevaux

Le Marché aux chevaux

Presque en face de la Salpetrière, à l'angle du boulevard Saint-Marcel et du boulevard de l'Hôpital, est un vaste enclos entouré de grilles, planté d'arbres, percé d'allées déclives, hérissé de palissades divisées en stalles de diverses grandeurs c'est le Marché aux chevaux, le temple du maquignonnage, la station dernière des bêtes fourbues. A l'entrée, on vend à la criée des voitures et des chevaux; sur les pentes dont nous avons parlé, on essaie les bêtes mises en vente à l'amiable.

Arrêtez-vous ici un samedi dans l’après-midi, le spectacle mérite d'être vu. Les bêtes sont exposées, à l'abri du soleil; les maquignons, armés de chambrières, errent devant les stalles ou engagent la conversation avec les acheteurs que leur ont amenés des courtiers, industriels malins, qui sauront toucher deux commissions sur une affaire. L'acheteur se laisse-t-il tenter ? Faut-il essayer le cheval ? Cent gamins en rupture d'atelier, un éperon au pied gauche, une vieille cravache à la main, sont prêts à remplir le rôle de jockey. Portant son cavalier improvisé, le cheval prend le trot, puis le galop, descend une allée, en remonte une autre; les maquignons l'excitent par leurs cris. Chacun d'eux, quand la bête passe à sa portée, lui lance, histoire de rire, un vigoureux coup de chambrière dans les jambes. L'animal fournit une course superbe; l'acquéreur l'emmène et s'aperçoit, deux jours après, qu'il a acheté une bête poussive, morveuse ou couronnée.

C'est que nul commerce plus que celui-là n'emploie de ruses ingénieuses pour tromper sur la qualité de la marchandise toutes les tares qui peuvent frapper un cheval sont, pour le jour du marché, habilement dissimulées. Le dupé, pour la plupart du temps, accepte sa déconvenue, certain d'en faire subir une semblable, huit jours après, à l'ami qui l'a … trompé.

Quant aux chevaux hors d'âge, incapables de tout service, sans poils, sans dents, aux genoux cagneux, aux côtes saillantes, vous les verrez vendre, à l'extrémité du marché, à des prix tellement modiques parfois que nous n'osons les écrire. Qu'il suffise à nos lecteurs de savoir qu'après cette vente dernière, les malheureuses bêtes n'ont à parcourir languissamment qu'une distance d'environ 500 mètres pour gagner l'abattoir de Villejuif, en haut du boulevard, tout près de la place d'Italie. Là, ils seront tués, dépiautés, dépecés, et leurs débris, filets ou biftecks, iront s'étaler triomphants sur les étaux des boucheries hippophagiques.

Si, quittant le Marché aux chevaux, le touriste a eu la curiosité de suivre le triste cortège des rossailles —  nous parlons la langue du lieu — partant pour l'abattoir, il aura, sans s'arrêter, probablement aperçu sur sa droite une modeste construction, pastiche pâle de l'architecture du treizième siècle. C'est la petite église Saint-Marcel, bâtie en 1856; elle ne mérite pas une visite.

Alexis Martin
Les étapes d'un touriste en France : Paris,
promenades dans les 20 arrondissements
1890

Marché aux chevaux
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Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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