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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est le 5 mars 1930 que furent ouvertes les stations de métro Tolbiac, Maison-Blanche, Porte d'Italie et Porte de Choisy qui faisaient alors partie de la ligne 10.


L'actuelle rue Fagon a porté le nom de rue de la barrière des Gobelins.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Agression d’un marchand de frites - 1906

Agression d’un marchand de frites

Le Journal — 16 juillet 1906

Un marchand de « frites » ambulant, M. Louis Garnier, trente ans, épluchait tranquillement des pommes de terre, hier soir vers six heures, au seuil de sa cabane, installée avenue des Gobelins. Il reçut soudain une balle de revolver dans l'œil gauche. M. Garnier est soigné à l'hôpital Cochin. M. Yendt, commissaire de police du quartier Croulebarbe, fait activement rechercher l'individu qui a fait feu.


 Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés - 1909

Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés

Le Journal 20 janvier 1909

Un fiacre conduit par le cocher Henri Terrier, demeurant 13, rue Barrault, et dans lequel avaient pris place M. Paul Frébault. infirmier, 10, impasse Damesme ; Mme Marie Fournier, soixante-quatre ans, 88, rue de la Voie-Verte, et Mlle Angèle Leconte, 4 bis, rue Ernest-Cresson, a été se jeter, l'autre nuit, .dans un chantier  non éclairé de la rue Martin-Bernard.

La voiture renversa et ses trois voyageurs, ainsi que le cocher. ont eu plus ou moins à souffrir de la terrible chute. Les blessés, après avoir reçu des soins dans une, pharmacie voisine, ont été reconduits leurs domiciles respectifs.

M. Delanglade commissaire de police du quartier  de la Maison Blanche a ouvert une enquête sur ce bizarre accident.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Le Marché aux chevaux

Le Marché aux chevaux

Presque en face de la Salpetrière, à l'angle du boulevard Saint-Marcel et du boulevard de l'Hôpital, est un vaste enclos entouré de grilles, planté d'arbres, percé d'allées déclives, hérissé de palissades divisées en stalles de diverses grandeurs c'est le Marché aux chevaux, le temple du maquignonnage, la station dernière des bêtes fourbues. A l'entrée, on vend à la criée des voitures et des chevaux; sur les pentes dont nous avons parlé, on essaie les bêtes mises en vente à l'amiable.

Arrêtez-vous ici un samedi dans l’après-midi, le spectacle mérite d'être vu. Les bêtes sont exposées, à l'abri du soleil; les maquignons, armés de chambrières, errent devant les stalles ou engagent la conversation avec les acheteurs que leur ont amenés des courtiers, industriels malins, qui sauront toucher deux commissions sur une affaire. L'acheteur se laisse-t-il tenter ? Faut-il essayer le cheval ? Cent gamins en rupture d'atelier, un éperon au pied gauche, une vieille cravache à la main, sont prêts à remplir le rôle de jockey. Portant son cavalier improvisé, le cheval prend le trot, puis le galop, descend une allée, en remonte une autre; les maquignons l'excitent par leurs cris. Chacun d'eux, quand la bête passe à sa portée, lui lance, histoire de rire, un vigoureux coup de chambrière dans les jambes. L'animal fournit une course superbe; l'acquéreur l'emmène et s'aperçoit, deux jours après, qu'il a acheté une bête poussive, morveuse ou couronnée.

C'est que nul commerce plus que celui-là n'emploie de ruses ingénieuses pour tromper sur la qualité de la marchandise toutes les tares qui peuvent frapper un cheval sont, pour le jour du marché, habilement dissimulées. Le dupé, pour la plupart du temps, accepte sa déconvenue, certain d'en faire subir une semblable, huit jours après, à l'ami qui l'a … trompé.

Quant aux chevaux hors d'âge, incapables de tout service, sans poils, sans dents, aux genoux cagneux, aux côtes saillantes, vous les verrez vendre, à l'extrémité du marché, à des prix tellement modiques parfois que nous n'osons les écrire. Qu'il suffise à nos lecteurs de savoir qu'après cette vente dernière, les malheureuses bêtes n'ont à parcourir languissamment qu'une distance d'environ 500 mètres pour gagner l'abattoir de Villejuif, en haut du boulevard, tout près de la place d'Italie. Là, ils seront tués, dépiautés, dépecés, et leurs débris, filets ou biftecks, iront s'étaler triomphants sur les étaux des boucheries hippophagiques.

Si, quittant le Marché aux chevaux, le touriste a eu la curiosité de suivre le triste cortège des rossailles —  nous parlons la langue du lieu — partant pour l'abattoir, il aura, sans s'arrêter, probablement aperçu sur sa droite une modeste construction, pastiche pâle de l'architecture du treizième siècle. C'est la petite église Saint-Marcel, bâtie en 1856; elle ne mérite pas une visite.

Alexis Martin
Les étapes d'un touriste en France : Paris,
promenades dans les 20 arrondissements
1890

Marché aux chevaux
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