entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue de Tolbiac, pour la partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers, fut appelée initialement rue du Transit lorsque son ouverture fut projetée.


En 1911, M. Yendt était commissaire de police du quartier de la Salpêtrière.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1925

Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe

Lire la suite...

sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 La folie du cordonnier - 1921

La folie du cordonnier

Le Gaulois  — 20 mars 1921

Un sujet russe, Bernard Steimann, cordonnier âgé de cinquante et un ans, demeurant 22, avenue de Choisy, menacé d'expulsion fut pris d'un acte de folie et se barricada dans sa boutique, menaçant de tuer ceux qui s'approcheraient.

L'intervention du commissaire de police n'eut aucun succès. Steimann restait enfermé. Alors il fut décidé qu'hier matin on lancerait par une fente de la porte de la boutique deux ampoules remplies d'un gaz soporifique, afin de pouvoir se rendre maître du forcené.

Or, à sept heures du matin, deux agents en surveillance aperçurent soudain deux jambes qui s'allongeaient sous le rideau de fer. Chacun en prit une et tira ; Steimann n'opposa aucune résistance. Le pauvre fou s'était blessé dans la, région du cœur avec un de ses tranchets à  chaussures.

Transporté immédiatement à la Pitié, le malheureux y a reçu les soins nécessaires.

Comme ses blessures ne présentent aucun caractère de gravité, il sera dirigé sur l'asile de Sainte-Anne.

A. Magne

 Un affreux accident - 1875

Un affreux accident

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 4 mai 1875

Un affreux accident est venu jeter avant-hier soir l'épouvante dans la rue Damesme. Un jeune garçon, âgé de quatorze ans, était monté sur le parapet du pont du chemin de fer de ceinture, quand, perdant l'équilibre, il tomba sur la voie au moment où le train n° 43 arrivait à la station de la Maison-Blanche. Malgré les signaux de détresse qui furent faits et l'empressement du mécanicien, qui avait renversé la vapeur, le train atteignit ce malheureux et passa, laissant d'un côté le corps, de l'autre les deux jambes.

Relevés par des employés de la ligne, ces débris humains, encore vivants, furent placés sur un brancard et transportés à l'hôpital de la Pitié- Le mourant ne put qu’indiquer la demeure de ses parents et demander un prêtre.


Faits divers

 Haustrate aux Assises -1907

Le drame de la cité Jeanne d'Arc

Haustrate aux Assises

Gil Blas ― 6 septembre 1907

La cour d'assises a eu hier l'écho d'un drame qui fit quelque bruit dans Paris, il y a quelques mois.

Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :

— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

Le sous-brigadier crut avoir affaire à un fou ; il le conduisit néanmoins auprès de M. Yendt, commissaire de police, auquel l'inconnu raconta :

— Ce matin, je me promenais le long des quais, lorsqu'un individu que je ne connaissais pas, lia conversation avec moi. Peu après, il m'expliqua qu'il était journalier, âgé de quarante-neuf ans, et qu'il s'appelait Jean Guérineau. Il me proposa d'aller déjeuner ensemble, ce que nous fîmes. Dans l'après-midi, il me proposa de le suivre dans son logement ; sans défiance j'acceptai. Mais à peine avait-il fermé la porte de sa chambre qu'il me fit des propositions malhonnêtes. Je refusai. Il s'emporta. Une discussion s'ensuivit au cours de laquelle, aveuglé par la colère, je saisis mon antagoniste à la gorge et je l'étranglai avec un foulard.

Le récit terminé, M. Yendt lui demanda son nom. Il refusa de le donner.

― Je ne révélerai mon nom à personne, n'insistez pas, ce n'est pas la peine. Peut-être que plus tard, devant le juge d'instruction je me déciderai à parler.

Mais à un inspecteur du commissariat, il consentit à dire qu'il s'appelait J. H.

Une heure après son arrestation, on conduisit  J. H. 1, cité Jeanne-d'Arc ; la porte de la chambre de Guérineau était fermée à clef.

― C'est moi qui l'ai fermée, dit le prisonnier ; je ne sais ce que la clef est devenue.

On fit chercher un serrurier qui fit sauter la porte ; l'inconnu n'avait pas menti ; le cadavre du journalier gisait sur le lit, étranglé.

Le lendemain, Le juge d'instruction Boucard procéda à l'interrogatoire du meurtrier qui, de suite, consentit à dévoiler son identité.

— Je suis fumiste de mon métier, dit-il, j'ai trente et un ans, je suis actuellement sans domicile et je me nomme Auguste-Joseph Haustrate.

Auguste-Joseph Haustrate, 31 ans, fumiste de son état.

Au cours de l'instruction, le sous-brigadier Mariton, qui avait arrêté Haustrate, déclara que l'inculpé s'était vanté à plusieurs reprises d'avoir fouillé le cadavre de Guérineau. Ce serait donc le vol qui serait le mobile du crime.

Haustrate, confronté avec le sous-brigadier, dit qu'il ne se souvenait de rien :

― J'étais fou et, de plus, en état d'ivresse.

Ici s'arrête ce roman qui semble extrait du rez-de-chaussée d'un journal populaire et il ne nous est permis ni de le commenter ni de donner le compte rendu des débats.

L'avocat général Lescouvé estimant que dans celle affaire, il pouvait être prononcé des paroles contraires aux bonnes mœurs, a demandé à la Cour de prononcer le huis-clos ; il est aisé de deviner les dessous mystérieux et répugnants de cette affaire.

Haustrate a été condamné à cinq ans de réclusion et dix ans d'interdiction de séjour.


A lire également

Les faits

L'identité de l'étrangleur

L'audition de l'agent Mariton

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Assainissement de la Bièvre

Le préfet de la Seine a déclaré d'utilité publique l'assainissement de la vallée de la Bièvre aux abords de la rue du Moulin-des-Prés. (1897)

Lire

Une inondation boulevard Kellermann

Dans la soirée d'hier, vers six heures et demie, une conduite d'eau passant à la poterne des Peupliers, près du boulevard Kellermann, dans le treizième arrondissement, s'est rompue brusquement. (1912)

Lire

Mort de M. Ernest Rousselle

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville. (1896)

Lire

La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains... (1907)

Lire

Menu faits divers

Faits divers

Par amour ! - 1903

Un nommé. Raphaël Dorcher, âgé de vingt-huit ans, garçon charcutier, passait hier avenue d'Italie...

Lire


Un crédit néfaste - 1903

Deux frères. Charles et Victor Deschamps, âgés de vingt et vingt-deux ans, rêvaient depuis longtemps d'installer dans le quartier de la Gare un magasin de bicyclettes.

Lire


En jouant - 1912

Deux gamins jouaient, hier, vers six heures du soir, devant une tranchée, avenue des Gobelins.

Lire


Le crime de l’avenue de Choisy - 1889

L'avenue de Choisy sert de quartier général à des bandes de rôdeurs c'est, le pays par excellence des attaques nocturnes, des rixes, des vols, bref, des exploits variés des escarpes et des chourineurs de la rive gauche.

Lire


Un drame rue de la Maison-Blanche - 1897

Plusieurs individus étaient attablés, avant- hier soir, dans un débit de vin, tenu, rue de la Maison-Blanche, par un nommé Louis P. Une querelle s'éleva entre les consommateurs.

Lire


La bande des deux moulins - 1894

Une véritable bataille s'est livrée hier soir, vers onze heures et demie, boulevard de la Gare, entre ouvriers et rôdeurs.

Lire


Rivalité d'amour. - 1895

Combat de dames dans un bal public de l'avenue de Choisy

Lire


Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908


Le drame de la rue Corvisart - 1905


Tentative d’assassinat - 1903


Un mari meurtier - 1903


Précoces Criminels - 1895


Le perroquet enlevé - 1896


Une scène scandaleuse - 1894


Une mère tue sa fillette et tente de se suicider - 1912


La lune de miel fut de courte durée - 1923


Un pickpocket - 1885


La bagarre de la cité Jeanne-d'Arc - 1902


Une femme étranglée - 1898


Le drame de la Cité Jeanne-d'Arc - 1865


Étrange fait divers - 1890


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte