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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est par un décret impérial du 27 février 1867 que la rue de la Barrière des Gobelins prit le nom de rue Fagon et que la rue des Deux-Moulins prit celui de rue Jenner.


600 partisans de la désaffectation du mur d'enceinte de Paris et de la suppression des servitudes militaires se réunirent, le dimanche 6 mai 1894 en plein air à la Porte d'Italie pour défendre leurs revendications.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1893

Les travaux à réaliser dans le XIIIè

La revue "Les Annales industrielles" a dressé la liste des travaux de voirie à réaliser dans le XIIIè arrondissement

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C'est arrivé dans le 13ème

 Soldats attaqués

Soldats attaqués

Le Gaulois — 13 juin 1904

Des soldats du 24e régiment d'infanterie coloniale sortaient, samedi soir, d'un bal du boulevard de la Gare.

Ils furent insultés et bousculés par quelques anti« militaristes de moralité douteuse.

L'un des soldats dégaina pour se .défendre. Entouré aussitôt par cinq ou six énergumènes, il fut désarmé et grièvement blessé avec son sabre-baïonnette.

Des agents attirés par le bruit arrivèrent à temps pour arrêter l'un des agresseurs Armand Piazza qui a refusé de nommer ses complices.

Le soldat blessé a été transporté au Val-de-Grace.


 Macabre découverte - 1880

Macabre découverte

Le Gaulois— 6 juin 1880

M. Moller, commissaire de police du quartier Croulebarbe, vient d'ouvrir une enquête au sujet d'une mort qui semble mystérieuse. On a retiré du puits de la maison sise avenue de Choisy, numéro 92, le cadavre d'une locataire, la dame C. âgée de trente-cinq ans.

La mort remontait à environ huit jours. L'enquête s'attache à rechercher quels peuvent avoir été les motifs qui auraient poussé cette malheureuse au suicide; or, jusqu'à présent,il semble établi que la dame C… vivait heureuse, et n'avait nulle raison d'attenter à ses jours.

L'instruction se poursuit.

MONSIEUR LECOQ.

Faits divers

 Haustrate aux Assises -1907

Le drame de la cité Jeanne d'Arc

Haustrate aux Assises

Gil Blas ― 6 septembre 1907

La cour d'assises a eu hier l'écho d'un drame qui fit quelque bruit dans Paris, il y a quelques mois.

Le 7 avril dernier, dans l'après-midi, le sous-brigadier Mariton, de service rue Nationale, voyait venir à lui un individu en proie à une violente émotion et qui lui déclara :

— Conduisez-moi au poste, car je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc.

Le sous-brigadier crut avoir affaire à un fou ; il le conduisit néanmoins auprès de M. Yendt, commissaire de police, auquel l'inconnu raconta :

— Ce matin, je me promenais le long des quais, lorsqu'un individu que je ne connaissais pas, lia conversation avec moi. Peu après, il m'expliqua qu'il était journalier, âgé de quarante-neuf ans, et qu'il s'appelait Jean Guérineau. Il me proposa d'aller déjeuner ensemble, ce que nous fîmes. Dans l'après-midi, il me proposa de le suivre dans son logement ; sans défiance j'acceptai. Mais à peine avait-il fermé la porte de sa chambre qu'il me fit des propositions malhonnêtes. Je refusai. Il s'emporta. Une discussion s'ensuivit au cours de laquelle, aveuglé par la colère, je saisis mon antagoniste à la gorge et je l'étranglai avec un foulard.

Le récit terminé, M. Yendt lui demanda son nom. Il refusa de le donner.

― Je ne révélerai mon nom à personne, n'insistez pas, ce n'est pas la peine. Peut-être que plus tard, devant le juge d'instruction je me déciderai à parler.

Mais à un inspecteur du commissariat, il consentit à dire qu'il s'appelait J. H.

Une heure après son arrestation, on conduisit  J. H. 1, cité Jeanne-d'Arc ; la porte de la chambre de Guérineau était fermée à clef.

― C'est moi qui l'ai fermée, dit le prisonnier ; je ne sais ce que la clef est devenue.

On fit chercher un serrurier qui fit sauter la porte ; l'inconnu n'avait pas menti ; le cadavre du journalier gisait sur le lit, étranglé.

Le lendemain, Le juge d'instruction Boucard procéda à l'interrogatoire du meurtrier qui, de suite, consentit à dévoiler son identité.

— Je suis fumiste de mon métier, dit-il, j'ai trente et un ans, je suis actuellement sans domicile et je me nomme Auguste-Joseph Haustrate.

Auguste-Joseph Haustrate, 31 ans, fumiste de son état.

Au cours de l'instruction, le sous-brigadier Mariton, qui avait arrêté Haustrate, déclara que l'inculpé s'était vanté à plusieurs reprises d'avoir fouillé le cadavre de Guérineau. Ce serait donc le vol qui serait le mobile du crime.

Haustrate, confronté avec le sous-brigadier, dit qu'il ne se souvenait de rien :

― J'étais fou et, de plus, en état d'ivresse.

Ici s'arrête ce roman qui semble extrait du rez-de-chaussée d'un journal populaire et il ne nous est permis ni de le commenter ni de donner le compte rendu des débats.

L'avocat général Lescouvé estimant que dans celle affaire, il pouvait être prononcé des paroles contraires aux bonnes mœurs, a demandé à la Cour de prononcer le huis-clos ; il est aisé de deviner les dessous mystérieux et répugnants de cette affaire.

Haustrate a été condamné à cinq ans de réclusion et dix ans d'interdiction de séjour.


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L'identité de l'étrangleur

L'audition de l'agent Mariton

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On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Faits divers

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