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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le premier coup de sonde du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné le 28 août 1866.


En 1863, un marché aux chiens se tenait tous les dimanches sur l'emplacement du marché aux chevaux du boulevard de l'hôpital. Il y avait peu de choix.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1867

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame boulevard de l’Hôpital - Le Figaro – 5 mars 1897

Un drame boulevard de l’Hôpital

Le Figaro – 5 mars 1897

M. Edmond Laflesselle, employé dans une Compagnie d'assurances, se mariait il y a trois mois avec une jeune fille de dix-huit ans, Juliette Nassot, avec laquelle il entretenait des relations depuis longtemps déjà.

D'un caractère très jaloux, Laflesselle, se croyant trompé, avait averti sa femme qu'il la tuerait si jamais il apprenait… ce qu'il appelait couramment… son malheur.

En fut-il informé? On ne le sait. Toujours est-il que, rencontrant Juliette, hier soir, à neuf heures, en face du n° 119, du boulevard de l'Hôpital, il lui tira deux coups de revolver. Frappée au front, la jeune femme s'affaissa sans proférer un cri. Elle était morte. Le meurtrier se logea ensuite une balle dans la tempe droite. Il est soigné à l'hôpital de la Pitié. Son état est très grave.

Le corps de la défunte a été transporté d'abord a la Morgue, puis, après qu'on eut établi son identité à l'aide des papiers trouvés sur son mari, au domicile de sa mère.


 Deux époux asphyxiés par le gaz

Deux époux asphyxiés par le gaz

Le tuyau en caoutchouc du radiateur était usé

Paris-Soir ― 17 novembre 1925

Une double asphyxie accidentelle s'est produite hier soir dans un immeuble situé au 79 de la rue du Gaz.

Ce matin, vers 7 heures. Mme Quilleret, 44 ans, concierge de l'immeuble, était fort étonnée de ne recevoir aucune réponse aux appels qu'elle multipliait à sa fille, Jeanne, qui habitait dans une chambre continue à la loge. Pourtant la lueur d'une lampe électrique filtrait à travers les rideaux. Inquiète, Mme Quilleret appela son mari. Après de nouveaux appels, toujours sans résultat, M. Quilleret brisa un carreau de la fenêtre et fit jouer l'espagnolette.

Un horrible spectacle le frappa aussitôt, A terre, sa fille Jeanne gisait morte.

Près d'elle, son gendre, Henri, était également asphyxié.

De l'enquête ouverte par M Barnabé, commissaire de police, il apparut bientôt que toute idée de suicide devait être écartée. Dans un angle de la pièce, on a découvert le tuyau en caoutchouc du radiateur. Il était dans un complet état de vétusté. Le gaz, qui s'était échappé par les interstices, avait asphyxié les deux jeunes gens.


Faits divers

 Le drame de la rue des tanneries - 1932

Le drame de la rue des Tanneries

Rue des Tanneries, dans un couloir, un plombier abat sa maîtresse puis il se tire une balle dans la tête

Paris-Soir — 20 janvier 1932

Cet après-midi, à 13 h. 30, dans un petit logement, 4, rue des Tanneries, s'est déroulé un rapide drame de l'amour.

Un homme, M. Désiré Rivière, âgé de 30 ans, marié, ouvrier plombier, demeurant 2 rue de Rungis, a tué sans explication et à bout portant, de trois balles de revolver dans la poitrine et à la tête, sa maitresse, Mme Mallet, nés Amélie Tatrocci, 33 ans, mariée, demeurant 59, rue du Couidic. Puis il s'est suicidé.

C’est chez une locataire du rez-de-chaussée que Désiré Rivière eut une dernière entrevue avec Amélie Mallet. C’est là, après un dramatique et très court tête-à-tête, que le plombier abattit son ancienne maîtresse et se suicida sur son corps.

La scène n'a eu aucun témoin. Seuls les coups de feu avertirent les voisins qu'un drame venait de se dérouler. Quand ils arrivèrent, ils trouvèrent deux cadavres. Les deux malheureux étaient morts sur le coup.

Une femme fatale

Voici trois ans que Mme Mallet avait fait la connaissance de l'ouvrier plombier. Dès cette époque elle avait quitté son mari pour vivre avec son nouvel amant ; mais bientôt elle reprit la vie conjugale.

Ce n'était pas la première aventure de cette femme au tempérament fougueux. Précédemment déjà, elle avait eu une autre aventure qui avait mal tourné ; elle avait reçu une balle dans le ventre et, pendant de longs mois, était restée entre la vie et la mort.

Sa liaison avec Désiré Rivière continuait depuis deux ans, bien qu'elle eût repris la vie commune avec son mari.

Ils avaient loué à eux deux, pour abriter leurs amours, une petite chambre au premier, dans l'immeuble de la rue des Tanneries. Comme il y a quinze jours, M. Mallet, marchand de légumes aux Halles, quittait Paris pour deux semaines et partait pour la province, elle vint habiter avec son amant dans leur petite garçonnière.

Or, le mari revint plus tôt que les amoureux ne l'espéraient et, hier soir, il arrivait 4, rue des Tanneries.

L'ouvrier plombier n'était pas là. Il fut prévenu de la présence du mari de sa maîtresse et M. et Mme Mallet passèrent ainsi la nuit rue des Tanneries.

Cette situation était des plus délicates, et, Mme Mallet, qui savait que son amant rôdait aux alentours, cherchait vainement à pouvoir l'approcher. C'est ainsi qu'à 13 h. 30, aujourd'hui, elle dit à son mari :

—Attends-moi une seconde, je descends. J'ai une course à faire dans la rue et je remonte.

Mme Mallet descendit donc dans l'espoir de pouvoir se concerter avec son amant. Mais celui-ci, désespéré, s'était réfugié dans une petite pièce du rez-de-chaussée par une femme, nommée Mme Pache, qui, absente à ce moment-là, avait laissé sa porte ouverte.

Quand Mme Mallet passa devant la pièce, l'ouvrier plombier tira à bout portant trois balles dans la direction de sa maîtresse, qui l'atteignirent au sein et à la tempe. La malheureuse fut tuée net. Puis le plombier se tira une quatrième balle dans la tête.

Le commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, immédiatement, alerté, se rendit sur les lieux et interrogea Mme Pache, les voisines de Mme Mallet et la soeur de celle-ci, qui se trouvait aujourd'hui à Gentilly.

Les deux corps sont encore rue des Tanneries. Ils seront transportés sous peu à l'Institut médico-légal, aux- fins d'autopsie.

M. Mallet, qui malgré l’infidélité de sa femme, l'aimait toujours, pleure lamentablement devant la dépouille de la malheureuse.

A.-G. Leroux.

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