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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Berbier du Mets tient son nom de Gédéon Berbier du Mets (1626-1709), qui fut le premier Intendant général du Garde-Meuble de la Couronne, ancêtre du Mobilier national.


Le marché aux chevaux du boulevard de l'Hôpital s'y installa le 1er avril 1878 revenant ainsi à son emplacement initial où il avait été installé une première fois au XVIIè siècle.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1937

54 habitants de la rue Charles Bertheau sont sans logis

Le quartier de la Gare est en émoi. A la suite de perturbation du sol, peut-être aussi de fissures de conduites d'eau et d'infiltrations, la plupart des immeubles de la rue Charles-Bertheau, dont certains sont neufs, menacent ruine

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un Cheval dans une boutique - 1897

Un Cheval dans une boutique

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Le fiacre numéro 7119 descendait hier matin, vers dix heures et demie, l'avenue de Choisy, lorsque le cheval s'emballant tout à coup partit à fond de train, malgré les efforts que faisait le cocher pour le contenir.

Tout à coup la bête affolée obliqua à droite, puis alla donner tête baissée dans la porte vitrée d'une boutique de porcelaine, située au numéro 196.

Le marchand, M. Braul, était heureusement dans le fond du magasin, car l'élan du cheval fut si violent qu'il entra entièrement dans la boutique, brisant glaces, comptoir, vaisselle, potiches, etc.

Il a fallu pénétrer à l'intérieur de la porcelainerie par une porte ouvrant sur le corridor pour dételer l'animal.

La pauvre bête s'est fait des blessures telles qu’il faudra sans doute l'abattre. Le fiacre est également fort endommagé.

Quant aux dégâts causés dans la boutique, ils sont considérables.


 Drame de la jalousie - 1923

Drame de la jalousie.

L'Humanité ― 21 décembre 1923

Hier matin, Mme Aubry, 14, rue du Moulin-de-la-Pointe, a tué d'un coup de revolver son mari Léon Aubry, égoutier, qui dilapidait son salaire avec une maîtresse et menaçait de quitter sa femme et ses trois enfants.


Faits divers

 Le drame de la rue des tanneries - 1932

Le drame de la rue des Tanneries

Rue des Tanneries, dans un couloir, un plombier abat sa maîtresse puis il se tire une balle dans la tête

Paris-Soir — 20 janvier 1932

Cet après-midi, à 13 h. 30, dans un petit logement, 4, rue des Tanneries, s'est déroulé un rapide drame de l'amour.

Un homme, M. Désiré Rivière, âgé de 30 ans, marié, ouvrier plombier, demeurant 2 rue de Rungis, a tué sans explication et à bout portant, de trois balles de revolver dans la poitrine et à la tête, sa maitresse, Mme Mallet, nés Amélie Tatrocci, 33 ans, mariée, demeurant 59, rue du Couidic. Puis il s'est suicidé.

C’est chez une locataire du rez-de-chaussée que Désiré Rivière eut une dernière entrevue avec Amélie Mallet. C’est là, après un dramatique et très court tête-à-tête, que le plombier abattit son ancienne maîtresse et se suicida sur son corps.

La scène n'a eu aucun témoin. Seuls les coups de feu avertirent les voisins qu'un drame venait de se dérouler. Quand ils arrivèrent, ils trouvèrent deux cadavres. Les deux malheureux étaient morts sur le coup.

Une femme fatale

Voici trois ans que Mme Mallet avait fait la connaissance de l'ouvrier plombier. Dès cette époque elle avait quitté son mari pour vivre avec son nouvel amant ; mais bientôt elle reprit la vie conjugale.

Ce n'était pas la première aventure de cette femme au tempérament fougueux. Précédemment déjà, elle avait eu une autre aventure qui avait mal tourné ; elle avait reçu une balle dans le ventre et, pendant de longs mois, était restée entre la vie et la mort.

Sa liaison avec Désiré Rivière continuait depuis deux ans, bien qu'elle eût repris la vie commune avec son mari.

Ils avaient loué à eux deux, pour abriter leurs amours, une petite chambre au premier, dans l'immeuble de la rue des Tanneries. Comme il y a quinze jours, M. Mallet, marchand de légumes aux Halles, quittait Paris pour deux semaines et partait pour la province, elle vint habiter avec son amant dans leur petite garçonnière.

Or, le mari revint plus tôt que les amoureux ne l'espéraient et, hier soir, il arrivait 4, rue des Tanneries.

L'ouvrier plombier n'était pas là. Il fut prévenu de la présence du mari de sa maîtresse et M. et Mme Mallet passèrent ainsi la nuit rue des Tanneries.

Cette situation était des plus délicates, et, Mme Mallet, qui savait que son amant rôdait aux alentours, cherchait vainement à pouvoir l'approcher. C'est ainsi qu'à 13 h. 30, aujourd'hui, elle dit à son mari :

—Attends-moi une seconde, je descends. J'ai une course à faire dans la rue et je remonte.

Mme Mallet descendit donc dans l'espoir de pouvoir se concerter avec son amant. Mais celui-ci, désespéré, s'était réfugié dans une petite pièce du rez-de-chaussée par une femme, nommée Mme Pache, qui, absente à ce moment-là, avait laissé sa porte ouverte.

Quand Mme Mallet passa devant la pièce, l'ouvrier plombier tira à bout portant trois balles dans la direction de sa maîtresse, qui l'atteignirent au sein et à la tempe. La malheureuse fut tuée net. Puis le plombier se tira une quatrième balle dans la tête.

Le commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, immédiatement, alerté, se rendit sur les lieux et interrogea Mme Pache, les voisines de Mme Mallet et la soeur de celle-ci, qui se trouvait aujourd'hui à Gentilly.

Les deux corps sont encore rue des Tanneries. Ils seront transportés sous peu à l'Institut médico-légal, aux- fins d'autopsie.

M. Mallet, qui malgré l’infidélité de sa femme, l'aimait toujours, pleure lamentablement devant la dépouille de la malheureuse.

A.-G. Leroux.

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