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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le bureau du Comité du 13e arrondissement du Groupement général des classes moyennes organisa une première réunion de propagande le 6 juillet 1937 au café du Clair de Lune à l'angle de la Place d'Italie et de l'avenue de Choisy.


Le 7 décembre 1930, un beau dimanche, à l'angle de l'avenue des Gobelins et de la rue Philippe- de-Champaigne, le manœuvre géorgien Parmény Tchanoukvadzé, trente-six ans, abattait à coups de pistolet automatique M. Noé Ramichvili, quarante-neuf ans, ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement menchevik de Géorgie, président à Paris du parti Tebanoukvadze social démocrate géorgien, blessant M. Menagarichvili, secrétaire du précédent, qui se portait au secours de son chef.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1890

L'épidémie de la Maison-Blanche

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi. Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une singulière victime

Une singulière victime.

Le Matin ― 25 août 1885

Dans la soirée d'hier, des gardiens de la paix attirés par des cris, trouvèrent, l'angle du boulevard Arago et de la rue de la Glacière, un individu terrassé qu'ils relevèrent et qui déclara avoir été assailli et dévalisé par trois rôdeurs, dont un lui avait porté un coup de couteau dans l'aine gauche.

Les agents requirent une voiture et, après avoir mené cet homme au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui reçut sa déclaration, le transportèrent à la pharmacie Rives.

Puis, sur les conseils du pharmacien, qui trouva la blessure trop grave, ils le conduisirent en voiture à l'hôpital de la Charité, où l'interne de service l'admit d'urgence et lui fit un premier-pansement. Quelques heures plus tard, on s'apercevait que cet homme, qui avait déclaré se nommer Ernest Vigne, âgé de dix-neuf ans, s'était évadé de la salle où il avait été transféré,, et que, pour des raisons particulières il avait cru- devoir prendre la  clef des champs.


 Ceux qui ne respectent rien.Le Matin – 16 février 1897

Ceux qui ne respectent rien.

Le Matin – 16 février 1897

Dans la nuit de dimanche à lundi, des malfaiteurs restés inconnus se sont introduits dans l'appartement de Mme veuve Renaud, visiteuse à l'Assistance publique, demeurant 44, rue Jenner.

Ces hardis cambrioleurs ont dérobé un certain nombre d'obligations, une chaîne et une montre en or, et près d'un millier de francs provenant des quêtes faites par Mme Renaud.

On croit connaître les individus qui se sont rendus coupables de ce vol particulièrement odieux, et l'on pense que leur capture ne tardera pas à être opérée par les agents de la Sûreté.


Faits divers

 Le drame de la rue des tanneries - 1932

Le drame de la rue des Tanneries

Rue des Tanneries, dans un couloir, un plombier abat sa maîtresse puis il se tire une balle dans la tête

Paris-Soir — 20 janvier 1932

Cet après-midi, à 13 h. 30, dans un petit logement, 4, rue des Tanneries, s'est déroulé un rapide drame de l'amour.

Un homme, M. Désiré Rivière, âgé de 30 ans, marié, ouvrier plombier, demeurant 2 rue de Rungis, a tué sans explication et à bout portant, de trois balles de revolver dans la poitrine et à la tête, sa maitresse, Mme Mallet, nés Amélie Tatrocci, 33 ans, mariée, demeurant 59, rue du Couidic. Puis il s'est suicidé.

C’est chez une locataire du rez-de-chaussée que Désiré Rivière eut une dernière entrevue avec Amélie Mallet. C’est là, après un dramatique et très court tête-à-tête, que le plombier abattit son ancienne maîtresse et se suicida sur son corps.

La scène n'a eu aucun témoin. Seuls les coups de feu avertirent les voisins qu'un drame venait de se dérouler. Quand ils arrivèrent, ils trouvèrent deux cadavres. Les deux malheureux étaient morts sur le coup.

Une femme fatale

Voici trois ans que Mme Mallet avait fait la connaissance de l'ouvrier plombier. Dès cette époque elle avait quitté son mari pour vivre avec son nouvel amant ; mais bientôt elle reprit la vie conjugale.

Ce n'était pas la première aventure de cette femme au tempérament fougueux. Précédemment déjà, elle avait eu une autre aventure qui avait mal tourné ; elle avait reçu une balle dans le ventre et, pendant de longs mois, était restée entre la vie et la mort.

Sa liaison avec Désiré Rivière continuait depuis deux ans, bien qu'elle eût repris la vie commune avec son mari.

Ils avaient loué à eux deux, pour abriter leurs amours, une petite chambre au premier, dans l'immeuble de la rue des Tanneries. Comme il y a quinze jours, M. Mallet, marchand de légumes aux Halles, quittait Paris pour deux semaines et partait pour la province, elle vint habiter avec son amant dans leur petite garçonnière.

Or, le mari revint plus tôt que les amoureux ne l'espéraient et, hier soir, il arrivait 4, rue des Tanneries.

L'ouvrier plombier n'était pas là. Il fut prévenu de la présence du mari de sa maîtresse et M. et Mme Mallet passèrent ainsi la nuit rue des Tanneries.

Cette situation était des plus délicates, et, Mme Mallet, qui savait que son amant rôdait aux alentours, cherchait vainement à pouvoir l'approcher. C'est ainsi qu'à 13 h. 30, aujourd'hui, elle dit à son mari :

—Attends-moi une seconde, je descends. J'ai une course à faire dans la rue et je remonte.

Mme Mallet descendit donc dans l'espoir de pouvoir se concerter avec son amant. Mais celui-ci, désespéré, s'était réfugié dans une petite pièce du rez-de-chaussée par une femme, nommée Mme Pache, qui, absente à ce moment-là, avait laissé sa porte ouverte.

Quand Mme Mallet passa devant la pièce, l'ouvrier plombier tira à bout portant trois balles dans la direction de sa maîtresse, qui l'atteignirent au sein et à la tempe. La malheureuse fut tuée net. Puis le plombier se tira une quatrième balle dans la tête.

Le commissaire de police du quartier de la Salpêtrière, immédiatement, alerté, se rendit sur les lieux et interrogea Mme Pache, les voisines de Mme Mallet et la soeur de celle-ci, qui se trouvait aujourd'hui à Gentilly.

Les deux corps sont encore rue des Tanneries. Ils seront transportés sous peu à l'Institut médico-légal, aux- fins d'autopsie.

M. Mallet, qui malgré l’infidélité de sa femme, l'aimait toujours, pleure lamentablement devant la dépouille de la malheureuse.

A.-G. Leroux.

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Le drame des Gobelins (28 rue des Cordelières) - 1904

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L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc. (1934)

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Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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Menu faits divers

Faits divers

Attaqué par un lion - 1897

Le dompteur Letort, attaché à la ménagerie de M. Adrien Pezon, vient d'être victime d'un accident qui, heureusement pour lui n'aura pas de suites graves.

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Le crime de la rue des Cordelières - 1879

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Un scélérat - 1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

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En sortant du théâtre. - 1903

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Un drame sur un échafaudage. - 1903

Installé sur l'échafaudage d'une maison en construction, boulevard de la Gare, un ouvrier maçon sifflotait Carmen, son air favori...

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Au numéro 10 de la rue Barrault, dans un petit logement situé au troisième étage, une jeune femme de vingt-six ans, Mme Louise Breton, née Devrot, a tenté de se tuer avec son enfant.

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La pluie qui tombait à verse hier matin forçait, vers onze heures, des passants à se réfugier sous une porte cochère de la rue de Tolbiac

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Par amour ! - 1903


Un crédit néfaste - 1903


En jouant - 1912


Le crime de l’avenue de Choisy - 1889


Un drame rue de la Maison-Blanche - 1897


La bande des deux moulins - 1894


Rivalité d'amour. - 1895


Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908


Le drame de la rue Corvisart - 1905


Tentative d’assassinat - 1903


Un mari meurtier - 1903


Précoces Criminels - 1895


Le perroquet enlevé - 1896


Une scène scandaleuse - 1894


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