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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Charles Le Boucq (1868-1959) fut député du 13ème arrondissement de 1906 à 1928. Spécialisé dans les questions économiques, il présida le groupe d'action économique, rapporta divers budgets, notamment ceux du ravitaillement, des essences et pétroles, de la marine marchande, ainsi que le projet de loi sur la production d'ammoniaque synthétique. Après son échec de 1928, Charles Le Boucq abandonna la carrière politique.


A la barrière des deux moulins, le bal de la Belle Moissonneuse était fréquenté par les maquignons.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Discussion dangereuse - 1897

Discussion dangereuse.

Le Journal — 20 mars 1897

Réunis dans un débit de vins de l'avenue des Gobelins, une douzaine d'Italiens discutaient politique, hier soir. Calmes d'abord, les discoureurs ne tardèrent pas à s'échauffer, et bientôt plusieurs d'entre eux se levaient de table pour en venir aux mains. Une bagarre générale se produisit et, comme entre Italiens le couteau est facile, deux des combattants tombèrent presque aussitôt dangereusement blessés.

L'arrivée des agents mit fin à la rixe. Tout le monde s'enfuit, sauf Jules Rossi et Etienne Zanelli — les deux blessés — qui ont été transportés à la Pitié.


 Pour trois francs cinquante - 1923

Pour trois francs cinquante.

Paris-Soir — 10 octobre 1923

Les inspecteurs Duluc, Jodon et Duteil, du 4è district, ont arrêté, ce matin, le nommé Léon Roger, 25 ans, demeurant chez ses parents, 12, rue Baudricourt, qui, lundi matin, à 1 heure, blessa grièvement, d'un coup de couteau au bas-ventre, le nommé Gauchery.

Conduit au Commissariat de la Gare, il a déclaré que c'est au cours d'une discussion pour une somme de 3 fr. 50 qu'il tira son couteau pour frapper Gauchery qui, lui-même, menaçait Marlier, un de ses amis présent.


Lu dans la presse...

 Le puits artésien de la Butte-aux Cailles - 1868

Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Le forage atteint les 350 mètres

Le Journal des débats politiques et littéraires ― 18 septembre 1868

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres.

On sait que lorsque l'eau surgit au puits artésien de Passy, creusé a 580 mètres environ de profondeur, une diminution sensible se manifesta dans le débit du puits artésien de Grenelle. Le nouveau puits de la Butte-aux-Cailles doit être établi dans des conditions telles qu'il n'en résulte aucun appauvrissement dans la nappe aquifère qui alimente les deux premiers puits, et c'est à une autre nappe, située beaucoup plus bas dans le sol, qu'on se propose de demander son alimentation.

Photo Atget - Source : Gallica

Quant au mode de forage adopté pour le puits de la Butte-aux-Cailles, il diffère complément du système qui fut suivi pour creuser le puits de Grenelle, et qui consistait dans l'emploi de sondes ordinaires avec lesquelles on perçait un trou. Dans ce trou étaient successivement descendus des jeux de tubes de retenue eu tôle, qui diminuaient de diamètre à mesure que la pression extérieure exigeait la présence d'un nouveau tube. Les accidents furent nombreux dans le cours de l'opération, et le puits, commencé en 1834, ne fut achevé qu'au bout de sept ans.

Dans le système employé actuellement à la Butte-aux-Cailles l'instrument de forage est un trépan en fer forgé d'un poids considérable et qui est supporté par des tiges en bois de sapin qu'on réunit ou qu'on sépare très facilement au moyen d’armatures en fer fixées à leurs extrémités. Le trépan est assujetti à un déclic qui lui permet de se détacher de sa tige de suspension et, de frapper un certain, nombre de coups par minute sur les roches qu'on attaque.

Lorsque l'instrument a broyé une quantité suffisante de matériaux, ou le remonte et l'on procède au curage au moyen d'une cuiller. Cette cuiller consiste, dans un cylindre en tôle qui s'enfonce dans le sol par son propre poids, et dont le fond mobile se referme lorsqu'on remonte l'instrument, et empêche ainsi la sortie des matériaux dont elle s'est chargée.

Toutes les manœuvres nécessaires pour mettre en action le trépan ainsi que la cuiller sont faites, à l'instar du mode qui fut suivi au puits de Passy, par une machine à vapeur dont on accélère ou on ralentit à volonté la marche, suivant les exigences du travail. En moyenne, la hauteur à laquelle on soulève le trépan pour le laisser retomber n'excède pas 60 centimètres. En dépassant cette hauteur, on risquerait d'amener promptement la rupture des dents d'acier dont cette énorme pièce métallique est armée.


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