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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1887, Camille Claudel vivait dans un atelier loué pour elle par Auguste Rodin, la Folie Neubourg ou Clos Payen, 68 boulevard d’Italie, actuel boulebard Blanqui


La statue de Pinel, bienfaiteur des aliénés, installée devant l'hôpital de la Salpétrière est due à Ludovic Durand.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1867

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une bande de voleurs - 1912

Une bande de voleurs

Le Journal — 20 septembre 1912

M. Niclausse, sous-chef de la Sûreté, vient d'arrêter trois individus qui avaient commis, notamment dans le treizième arrondissement, une quantité de vols de bicyclettes, de motocyclettes et d'accessoires d'automobiles.

Le chef de la bande est un nommé Louis-Léon Labbaye, dit Martin, né à Paris en 1874, exerçant parfois la profession de photographe, et qui habitait en garni 46 rue du Moulin-de-la-Pointe,

Ses complices sont Joseph Maniardi, né à Bottola (Italie), en 1870, cordonnier, habitant 51, avenue de Choisy, et Emile-Joseph Nedrecor, né à Paris en 1873, cordonnier, domicilié à Ivry, 51, rue de Choisy.

M. Niclausse a perquisitionné chez les trois voleurs; il a retrouvé quantité d'objets et notamment, chez Nedrecor, une motocyclette qui fut volée en juillet dernier chez M. Chaulange, 19, rue Fagon. Labbaye, qui a déjà subi dix condamnations, a opposé une résistance désespérée lorsqu'on l'a capturé et a tenté de poignarder l'inspecteur Lallemand. Ce bandit, lors d'une de ses arrestations précédentes, en 1911, avait gravement blessé deux agents.


 Une journée sanglante - 1895

Une journée sanglante.

Le Matin 25 mars 1895

C’est ainsi qu’on pourrait nommer la journée d’hier, au cours de laquelle il n’a été question que de coups de revolver et de coups de couteau.

Un sujet belge, Mime, se trouvant en état d’ivresse, cherche noise, rue de la Butte-aux-Cailles, à un sieur Beaucheron. Les agents Rostan et Carpentier interviennent. Mime décharge un- revolver sur le groupe et blesse Beaucheron au-bras gauche.

Le meurtrier qui s’enfuyait a pu être arrêté.


Faits divers

 Un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide - 1936

Le drame de la rue de Tolbiac

Un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide

Il était neurasthénique

Le Petit-Parisien — 1er juin 1936

Il semble que seule la neurasthénie ait poussé Paul Seguin, quarante-neuf ans,  commis boucher, vouloir tuer sa femme pour se loger ensuite une balle dans la tête.

Le drame s'est passé vers 10 heures, hier, au 5e étage du 63 de la rue de Tolbiac, domicile des époux Seguin. Uni depuis une quinzaine d'années, le ménage n'allait pas plus mal que tant d'autres et l'on peut même dire que les scènes étaient rares. Lui, originaire de Barbonne [Marne), veuf d'une première femme dont il avait eu un enfant, semblait avoir trouvé la consolation de son malheur avec Eugénie Guy-Montheil, née à la Croix (Aveyron), d'un an plus âgée. Mais fa il pouvait en être autrement en réalité et le regret d'avoir perdu sa première femme peut être à l'origine d'une neurasthénie qui n'a fait que s'accroître avec l'âge. En outre, Paul Seguin, déjà peu comblé par la nature, car il était de petite taille et contrefait, venait, paraît-il, de perdre son emploi de commis aux établissements Foucault au Kremlin-Bicêtre.

Les circonstances du drame

Quelles que soient les raisons, voici les faits.

M. Amédée Bussy, soixante ans, concierge de l'immeuble, était occupé hier à faire l'escalier, lorsqu'il entendit soudain Mme Seguin lui crier d'une voix angoissée du palier du cinquième :

— Venez vite, il m'a tiré dessus.

Le concierge se précipita. Il arriva à temps pour recevoir dans ses bras le locataire qui, le visage en sang et à bout de force s’effondrait. Police-Secours arriva bientôt. La blessée, atteinte la tempe, fut transportée â la Pitié, où devait bientôt la rejoindre son mari. Celui-ci fut, en effet, découvert dans une des deux pièves du logement, étendu inanimé et baignant dans son sang. Il portait une affreuse blessure à la tempe et devait, d’ailleurs, succomber quelques heures plus tard à la Pitié sans avoir repris connaissance. Lsa femme, par contre, qu’on ne désespère pas de sauver a pu être interrogée, hier après-midi, par M. Gaubac, commissaire du quartier de Maison-Blanche. Elle a expliqué que son mari était hanté depuis un certain temps par l'Idée fixe qu'il souffrait d’une maladie incurable.

— J'avais tellement peur d'un malheur, ajouta-t-elle, que souvent je fouillais les poches de ses vêtements dans le cas où il s’y serait trouvé un revolver. Vers 10 heures, Paul ma dit, alors que j'étais occupée au ménage; « Dépêche-toi, voyons, vas donc faire d’abord le lit. »

C'est à ce moment qu'il s’est approché de moi et qu'il m'a tiré, presque à bout portant, une balle dans la joue. J'ai entendu, presque aussitôt après une seconde détonation : je le vis tournoyer avant de tomber. Affolée et perdant beaucoup de sang. J'eus cependant la force de me traîner jusque la porte d'entrée que j’ouvris et de là, sur le palier.

Le fait que personne n'a entendu les détonations s'explique  par le bruit que faisait l'appareil de T. S. F. des voisins au moment où se déroula le drame.


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