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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 13 juillet 1880 furent organisées des retraites au flambeau dans les principaux quartiers du 13ème arrondissement et le 14, eût lieu à 2 heures, une grande cavalcadre au profit des écoles. Des fêtes forraines se tenaient sur les places et avenue de l'arrondissement et des concerts furent donnés par les sociétés instrumentales et chorales.


La couverture de la Bièvre, à l'angle de l'avenue des Gobelins, fut décidée lors de la séance du conseil municipal du 12 juillet 1893.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc - 1905

Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc

Le Figaro — 3 septembre 1905

Un ouvrier cordonnier, Charles Trubert, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 73, rue Jeanne-d'Arc, feignait hier soir, à onze heures, de chercher querelle à un militaire retraité, M. Paul Cezille, qui descendait l'escalier de sa maison et qui venait de dîner chez des amis. Tout à coup, après quelques mots échangés, il sortait un couteau de sa poche et en frappait le vieillard dans la région du cœur.

M. Paul Cezille tomba. Il avait été tué, sur le coup. Charles Trubert a été arrêté par M. Yendt, commissaire de police, qui a établi que M. Paul Cezille avait touché 295 francs dans la journée, et que quand on releva son cadavre, il n'avait plus que 20 francs sur lui.

Le vol serait donc le mobile du crime. Trubert a été envoyé au Dépôt ainsi que sa femme et un nommé Mouzol, qu'on suppose complices.


 Les apaches recommencent

Les apaches recommencent

Le Petit-Parisien ― 27 octobre 1915

En rentrant chez lui, avenue de Choisy, la nuit dernière, M. Ernest Rousset, cinquante-trois ans, employé à la boulangerie les hôpitaux, a été assailli par trois inconnus et frappé coups de poing et d'un coup de couteau au côté droit.

A ses cris et à ceux de sa femme, qui, de la fenêtre,  assistait à l'agression, les rodeurs s'enfuirent, emportant le sac à provisions du boulanger.


Lu dans la presse...

 Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche - 1929

Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Les habitants protestent sans succès

Paris-Soir — 12 avril 1929

Une commission a été constituée aux Arts-et-Métiers pour déterminer quels sons de trompes d'automobiles étaient indésirables et quels sons pouvaient être supportés par les tympans parisiens.

Cette commission n'a pas encore rendu son verdict, mais il est à peu près certain qu'elle repoussera avec une touchante unanimité toute trompe rappelant le clairon criard où la trompette assourdissante.

Or, tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier.

Oui, les habitants de ce quartier, qui a droit au calme comme les autres, ont élevé une plainte timide contre les clairons sans pitié de certain régiment d'infanterie coloniale.

— Dès six heures du matin, me conte un petit épicier de Maison-Blanche (quelque peu parent avec celui de Montrouge) le vacarme commence. Ce sont, peu après l'arrivée des bleus, des notes lancées par le « cabot-clairon » et répétées ensuite par les élèves. Puis toutes les sonneries se succèdent, jouées dix fois de suite et reprises encore pour les débarrasser des fausses notes et des couacs dont ces jeunes musiciens sont prodigues. Enfin, la clique se rapproche. Les élèves-clairons jouent des marches, passent, s'éloignent, reviennent, tandis que les chiens hurlent et que tous les chats du quartier font des loopings désespérés.

— Ma clientèle diminue chaque jour, me dit un débitant de vins et d'apéros du boulevard Kellermann, Vous pensez, avec ces clairons « on ne s'entend plus causer ». Nous sommes déjà privilégiés pour ce qui est des bruits sans ces maudits instruments de cuivre. Nous avons les sifflets des locomotives de la Ceinture, le bruit des manœuvres de trains et le passage, jour et nuit, d'animaux destinés aux abattoirs voisins. Ça mugit, ça bêle, ça hennit et, ça grogne. Allez donc dormir avec tout ça et les clairons par-dessus le marché. On a déjà condamné les fumées de Paris, certains bruits sont. aussi indésirables.

Les habitants du quartier ont adressé une fort respectueuse protestation à Qui-de-Droit, mais M. Lebureau militaire leur a courtoisement répondu qu'il ne pouvait rien contre une décision prise en 1910 et qui, à l'époque, n'avait soulevé aucune protestation.

Pourtant, il reste encore un espoir aux habitants de Maison-Blanche. Au ministère de la Guerre, où nous venons d'apporter les doléances de ces sacrifiés, on nous répond que le mal venant de clairons coloniaux. la protestation doit être adressée à la direction des troupes coloniales. Une enquête sera alors ouverte et si la protestation semble justifiée, des ordres parviendront au colonel commandant le régiment pour que l'école se fasse ailleurs

Reste à savoir ce que signifie cet « ailleurs ». Souhaitons qu'on entende par là l'intérieur des casernes ou des bastions.

Morency.
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Ailleurs sur Paris-Treizieme

La mort de Céline Pasquet - 1908

Au numéro 21 de la rue Croulebarbe habillait, avec son amant, Georges Deschamps, ouvrier fumiste, âgé de vingt-cinq ans, une femme Céline Pasquet, d'un au plus jeune, journalière.

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La police devra-t-elle assiéger dans la cité Jeanne-d'Arc Henri Odoux qui blessa sa voisine ? - 1935

La cité Jeanne-d'Arc, dont on connaît les titres à une triste célébrité, a été encore, hier soir, le théâtre d'un drame sanglant. Une mère de famille, une jeune femme, a été sauvagement égorgée par un alcoolique sans que les voisins, terrorisés, aient osé intervenir.

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L'ivrogne qui avait blessé sa voisine est arrêté - 1935

Après une nuit d'anxiété, les locataires de la cité Jeanne-d'Arc ont appris avec soulagement l'arrestation d'Henri O..., qui avait blessé sa voisine d'un coup de couteau à la gorge.

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Cité Jeanne-d'Arc - Les agents protègent les ouvriers démolisseurs des taudis - 1935

La cité Jeanne-d'Arc, que les bagarres du 1er mai 1934 avaient mise à l'ordre du jour, a présenté hier matin une certaine effervescence.

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Lu dans la presse...

Avis à la population

Il est établi dans le 13e arrondissement des cantines pour le service des militaires qui montent la garde sur les remparts. (1870)

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Le futur boulevard Saint-Marcel

Un arrêté du préfet de la Seine vient d'ouvrir une enquête à la mairie du douzième arrondissement pour le percement d'un nouveau tracé qui, sous le nom de boulevard Saint-Marcel, doit relier le boulevard Montparnasse au boulevard de l'Hôpital (1857)

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L'élargissement de la rue Mouffetard et l'aménagement de la place d'Italie

L'administration vient de faire déposer à la mairie du 13e arrondissement le plan parcellaire des propriétés dont la cession est nécessaire en tout ou en partie pour exécuter l'élargissement de la rue Mouffetard et la transformation d ela place d'Italie. ()

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Un nouveau boulevard pour le 12e arrondissement ?

Cette voie s'ouvrira en face la place de la Collégiale et viendra déboucher sur le boulevard extérieuraprès avoir coupé le faubourg Saint-Jacques. (1858)

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Le percement du boulevard Arago

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris. (1868)

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Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres. (1868)

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Le percement du boulevard Saint-Marcel

Le plus ancien vestige des édifices religieux encore debout en ce moment, mais qui disparaîtra au premier jour, est le porche de la chapelle Saint-Clément, qui date du quatrième siècle, et dans laquelle fut inhumé en 383 saint Marcel, évoque, de Paris, sous le règne de Théodose. (1868)

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Intéressante découverte archéologique sur le chantier du boulevard Saint-Marcel

Les travaux qui s'exécutent dans le quartier Saint-Marcel ont amené des découvertes fort importantes au point de vue archéologique. (1868)

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Nouvelles dénominations de voies

On donne à la rue de la Croix-Rouge la dénomination de Domrémy. village du département des Vosges, où naquit Jeanne d'Arc; la route de Fontainebleau devient route d'Italie, la place de la barrière d'Ivry devient la place Pinel... (1868)

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Les palais des Reines Blanche aux Gobelins

Si le vieil hôtel de Sens est, sur la rive droite de la Seine, un édifice curieux à voir, deux hôtels non moins anciens et tout aussi intéressants s'offrent sur la rive gauche, dans le quartier des Gobelins, aux yeux des amateurs du gothique. (1878)

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Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel

Le boulevard Saint-Marcel prend naissance au boulevard, de l'Hôpital, vis-à-vis la Salpêtrière, et va aboutir en ligne directe à l'avenue des Gobelins, où il se rencontre avec les boulevards Arago et Port-Royal pour former un spacieux rond-point. (1882)

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La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone. (1932)

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Les jardins des Gobelins menacés ?

Les jardins des Gobelins forment dans un quartier populeux une oasis de fraîcheur et de verdure. Ils couvrent près de trois hectares et constituaient naguère une île entre deux bras de la Bièvre. (1933)

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Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne. (1927)

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