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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La marché découvert des Gobelins — que l'on appelle aujourd'hui le marché Auguste-Blanqui — remplaça le marché couvert à compter du 9 mai 1898 et, comme maintenant, se tenait les mardis, vendredis et dimanches.


Le 13 juillet 1880 furent organisées des retraites au flambeau dans les principaux quartiers du 13ème arrondissement et le 14, eût lieu à 2 heures, une grande cavalcadre au profit des écoles. Des fêtes forraines se tenaient sur les places et avenue de l'arrondissement et des concerts furent donnés par les sociétés instrumentales et chorales.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Deux époux asphyxiés par le gaz

Deux époux asphyxiés par le gaz

Le tuyau en caoutchouc du radiateur était usé

Paris-Soir ― 17 novembre 1925

Une double asphyxie accidentelle s'est produite hier soir dans un immeuble situé au 79 de la rue du Gaz.

Ce matin, vers 7 heures. Mme Quilleret, 44 ans, concierge de l'immeuble, était fort étonnée de ne recevoir aucune réponse aux appels qu'elle multipliait à sa fille, Jeanne, qui habitait dans une chambre continue à la loge. Pourtant la lueur d'une lampe électrique filtrait à travers les rideaux. Inquiète, Mme Quilleret appela son mari. Après de nouveaux appels, toujours sans résultat, M. Quilleret brisa un carreau de la fenêtre et fit jouer l'espagnolette.

Un horrible spectacle le frappa aussitôt, A terre, sa fille Jeanne gisait morte.

Près d'elle, son gendre, Henri, était également asphyxié.

De l'enquête ouverte par M Barnabé, commissaire de police, il apparut bientôt que toute idée de suicide devait être écartée. Dans un angle de la pièce, on a découvert le tuyau en caoutchouc du radiateur. Il était dans un complet état de vétusté. Le gaz, qui s'était échappé par les interstices, avait asphyxié les deux jeunes gens.


 Victimes des autos - 1923

Victimes des autos

Le Gaulois —7 octobre 1923

M. Auguste Vandecrane, 27, rue Vandrezanne, traversait l'avenue des Gobelins, la nuit dernière vers deux heures et demie, et voulut passer entre deux voitures, mais il ne remarqua pas que l'une était remorquée par l'autre et non éclairée. Pris dans la, corde qui reliait les deux voitures, il a été grièvement blessé à l'épaule droite.

Hier matin, boulevard de l'Hôpital, en face le 121, un taxi conduit par Joseph Boury, 8, ruse des Portes-Blanches, a été heurté par une voiture attelée d'un cheval et conduite par le nommé Clozeau de Linas (Seine-et-Oise). M. François Daubée, étudiant, vingt-deux ans, qui occupait le taxi a été blessé par des éclats de verre. Il est à la Charité.


Lu dans la presse...

 La Butte aux Cailles se modernise - 1924

LES VIEUX QUARTIERS DE PARIS

La Butte aux Cailles se modernise

Une piscine moderne

Paris-Soir ― 31 mars 1924

Dans une semaine ou deux, on inaugurera la grande piscine de la Butte aux Cailles. C'est un établissement vraiment remarquable, de briques et de mortier, aux revêtements vernissés blancs, dominé d'une immense cheminée en ciment armé, de grande allure avec sa quadrature de colonne droite évidée aux angles, lesquels sont ainsi arrondis.

L'entrée principale est sur la place Paul-Verlaine. La place Paul-Verlaine coupe la rue Bobillot, qui appartient au treizième arrondissement, aux alentours de la place d'Italie.

Au vrai, c'est au-dessus des Gobelins, un quartier assez peu connu sous le nom de La Maison-Blanche, qui, avec La Butte aux Cailles dominait la vallée de la Bièvre à son entrée dans Paris et avait vue sur les étangs de La Glacière.

La Bièvre

La petite rivière, chantée par Hugo Delvau, décrite par Parent-Duchâtelet et dont tant de peintres et de dessinateurs ont croqué les aspects, n'existe plus que de souvenir. C'est en vain que l'on voudrait retrouver, depuis son vallon orignal, les moulins qu'elle faisait tourner : où sont le moulin à papier de la fabrique Boisson à La Meulière ; et ceux de Jouy activés par le génie d'Oberkampf ; et sa concurrence des toiles peintes de Bièvre fondée par Dolp ? Plus de moulins à farines à Berny et à Cachan; celui de l'Hay s'effondre lamentablement, au bord de la route de Fresnes. Il n'en existe plus à  Arcueil. Où est le moulin de la blanchisserie des hôpitaux, dans l'enclos de la Salpêtrière ? Et quant à celui du Moulin des Prés, son nom est encore donné à une rue qui va disparaître.

La rue du Moulin-des-Prés

Sur la gauche de la place Paul-Verlaine, une sorte de chemin rustique descend entre des murs anciens. A droite, un bel hôtel particulier avec une large cour ; les toits dominants sont en terrasse à l'italienne. Le côté inverse est constitué par des murs de soutènement épaulant des jardins paraissant dégringoler. On arrive à une sorte d'esplanade formée de remblais sur lesquels pousse une herbe lépreuse, vert-de-grisée. Ce terre-plein encage un vieux petit pavillon encore habité, et s'en va tomber à pic sur le caniveau de l'ancien passage Vandrezanne.

Aussitôt, devant ces murailles basses, percées de petites fenêtres, mais dont on cherche en vain l'entrée qui est sur une autre voie, isolée du passage par une lourde porte charretière verrouillée et barrée, on a un souvenir lancinant de quelque chapitre de Huysmans. Le disciple de Zola a dû suivre par là quelque brocheuse ou relieuse de l'atelier de ses parents, rue de Sèvres. C'est avec lui que l'on suit les lignes cahotantes des allées de terre menant à des bicoques exceptionnelles, avec balcons en bois vermoulus et disjoints, à des cassines de torchis et de plâtras, séparées par des murs à hauteur d'appui! où s'alignent les pots de balsamines et de tulipes. Sous un toit goudronné, un coq chante éperdument, en ramassant ses-poules de la pointe de l'aile... Un coq ! nous ne sommes pas à Paris ! La Préfecture de police ferait fermer le poulailler.

Le puits artésien

Du côté de la rue de Tolbiac, ce passage est sans issue. On dévale, la pente de la  rue du Moulin-des-Prés, puis on la remonte jusqu'à la rue Bobillot. Sur la place, quelques marches de nivellement et dans le sol même la plaque indiquant où se trouve le puits artésien, dont la pyramide de bois a disparu.

Pendant un temps, la municipalité de Paris crut qu'elle trouverait dans sort sous-sol, l'eau indispensable à ses besoins permanents. A la suite d'Arago, des savants et des ingénieurs prouvèrent la valeur de l'indication, Il y eut le puits de Grenelle, foré en 1833 où se trouve actuellement le monument de Pasteur, place de Breteuil. Puis, en 1855, celui de Passy, bouillonnant dans le square Lamartine, avant que d'alimenter les lacs du Bois de Boulogne, d'où sa vapeur alcaline surgit opaque en hiver. Enfin, en 1863, d'après le même programme, on descendit les mèches à la Chapelle et à la Butte aux Cailles. La profondeur à atteindre touchait à 600 mètres pour rencontrer la nappe, la même que celle de Grenelle et de Passy.

En novembre 1872, au moment où la sonde atteignait 532 m. 75, dans le tréfonds de la Butte aux Cailles, des difficultés de règlement surgirent entre l'entreprise puisatière et l'Administration. L'opération resta, en suspens pendant vingt ans.

On la reprit en 1893, puis il y eut des accalmies de travaux en 1901 ; enfin  le 19 octobre 1903, le chantier fut remis en activité jusqu'au 17 mars 1904, où. l'on atteignit la cote de 580 m. 40 et où le jaillissement se produisit d'une manière ininterrompue.

L'inauguration solennelle eut lieu le 7 août 1904.

Il en avait coûté un million. La piscine blanche coûtera 4 millions et demi.

C'est après vingt ans que l'installation hydraulique et son usage hygiénique pour les douches et les bains en eau courante, auront trouvé leur formule définitive.

Mais peu après, la Butte aux Cailles aura disparu.

Léon Maillard.

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