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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 23 août 1886, un violent orage provoquait un e crue de la Bièvre de près d'un mètre rue Pascal inondant un grand nombre de caves et causait des dégâts considérables dans les parages. Ce même orage fit des dégâts importants dans d'autres points du 13ème notamment rue Richemond et rue Clisson.


35.892 électeurs étaient inscrits sur les listes du 13ème pour le premier tour des élections municipales du 3 mai 1925. 30.289 votèrent. Seul, M. Colly, du quartier de la Gare, fut élu à ce premier tour.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un drame de la jalousie - 1905

Un drame de la jalousie

Le Temps — 25 juin 1904

Ce matin, à huit heures, un voiturier. Paul Perrotel, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 26, rue Bourgon, passait rue Abel- Hovelacque, en compagnie d'une femme, la veuve Fléchel, âgée de cinquante-cinq ans, avec laquelle il entretient des relations intimes.

Leur conversation était très animée. Soudain Perrotel, qui était porteur d'une canne à épée, en tira la lame et frappa la veuve Fléchel dans le dos, la blessant grièvement. Puis il sortit de sa poche un rasoir dont il tenta de se couper la gorge.

Des passants, intervenus immédiatement, firent donner des soins aux deux blessés qui ont été ensuite transportés à l'hôpital Cochin.


 A coups de baïonnette.- 19 janvier 1897 A CHANGER

A coups de baïonnette.

Le Matin - 19 janvier 1897

Le quartier de la Maison-Blanche a été, hier matin, le théâtre d'un drame sanglant. M. Joseph Brichet, garde républicain en retraite et propriétaire d'un petit; immeuble situé dans le passage des Malmaisons, a été frappé du plusieurs coups de baïonnette par un de ses locataires, un chiffonnier du nom de Guillon.

Ce Guillon était sorti récemment de la maison centrale de Poissy; il avait la prétention de transformer son logement en une sorte d'asile de nuit à l'usage de tous les vagabonds du quartier et des prisonniers libérés se trouvant sans domicile.

Naturellement, M. Brichet vit d'un très mauvais œil cette invasion 'de malfaiteurs dans un local lui appartenant, et il s'efforça de faire déguerpir et son singulier locataire et ses étranges amis.

Comme Guillon se refusait énergiquement à vider les lieux, M. Brichet trouva très pratique de faire démonter la porte et les fenêtres de son logement. Le chiffonnier résista quand même, et, hier matin, quand l'ex-garde républicain se présentait pour lui signifier de nouveau son congé, il se précipita sur lui, armé d'une vieille baïonnette et le frappa à la poitrine et aux jambes.

M. Brichet, blessé très grièvement, a été transporté à l'Hôtel-Dieu. Quant à l'auteur de cette tentative de meurtre, il été mis sur-le-champ en état d'arrestation et envoyé au Dépôt par M. Remougin, commissaire de police.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Inauguration du pont Tolbiac - 1895

Inauguration du pont Tolbiac

Le Monde Illustré ― 20 juillet 1895
M. Félix Faure est arrivé dans un landau découvert, en compagnie de MM. le général Tournier, secrétaire général de la présidence, Le Gall et Neaux de Saint-Marc.

Le Président de la République a assisté, le lundi 15 juillet, à l'inauguration du pont Tolbiac, qui est la continuation et le point terminus de la rue de Tolbiac, située dans le treizième arrondissement (quartier des Gobelins).

M. Félix Faure est arrivé dans un landau découvert, en compagnie de MM. le général Tournier, secrétaire général de la présidence, Le Gall et Neaux de Saint-Marc, officier d'ordonnance.

Une foule immense massée aux deux extrémités du pont a acclamé M. Félix Faure.

Une tente avait été dressée aux abords du pont.

C'est là que le Président de la République a été reçu par M. Rousselle, président du Conseil municipal, les membres du bureau du Conseil et les hauts fonctionnaires de la compagnie d'Orléans.

Étaient également présents : MM. Leygues, ministre de l'intérieur; Gadaud, ministre de l'agriculture, et Dupuy-Dutemps, ministre des travaux publics et Chautemps, ministre des colonies, ancien président du Conseil municipal.

M. Rousselle a souhaité la bienvenue à M. Félix Faure, et l'a remercié au nom de la ville de Paris d'avoir bien voulu rehausser de sa présence l'éclat de cette cérémonie.

M. Félix Faure a prononcé quelques phrases aimables, puis, accompagné de l'ingénieur, de la Compagnie et des autres personnages officiels, il a parcouru le pont Tolbiac. Entre temps, trois petites filles, costumées de blanc, lui ont offert un bouquet.

Le pont Tolbiac mesure 162 mètres de longueur en trois travées de 51 mètres, 60 et 51 mètres. La poutre centrale, longue de 84 mètres est posée sur deux piles dont la distance n'est que de 60 mètres. Tout l'ouvrage est en acier.

Les travaux ont été commencés le 1er avril 1893.

Les dépenses faites depuis l'ouverture des travaux (expropriations non comprises) pour les rues d'Alésia et de Tolbiac s'élèvent à 5,666,127 fr. 37.

Le tablier est fait en tôles cintrées suspendues.

Ce pont permet à la rue de Tolbiac de franchir les voies de la gare d'Orléans.

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