Le 19 juillet 1927, le nom de rue de Gentilly fut donné à la rue du Gaz. Le nom de rue de Gentilly avait été, jusqu'en 1899, celui de la rue Abel-Hovelacque d'aujourd'hui. Cette nouvelle rue de Gentilly perdit ensuite son nom au profit de Charles Moureu et d'Albert Bayet.
En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.
Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »
Avenue des Gobelins, en face du 51, des agents ont surpris
Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un
fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du
quartier.
Une journée sanglante - 1895
Une journée sanglante.
Le Matin 25 mars 1895
C’est ainsi qu’on pourrait nommer la journée d’hier, au cours de laquelle il
n’a été question que de coups de revolver et de coups de couteau.
Un sujet belge, Mime, se trouvant en état d’ivresse, cherche noise, rue de la
Butte-aux-Cailles, à un sieur Beaucheron. Les agents Rostan et Carpentier
interviennent. Mime décharge un- revolver sur le groupe et blesse Beaucheron
au-bras gauche.
Le meurtrier qui s’enfuyait a pu être arrêté.
LIEUX DU TREIZIÈME
Inauguration du pont Tolbiac - 1895
Inauguration du pont Tolbiac
Le Monde Illustré ― 20 juillet 1895
M. Félix
Faure est arrivé dans un landau découvert, en compagnie de MM. le général
Tournier, secrétaire général de la présidence, Le Gall et Neaux de Saint-Marc.
Le Président de la République a assisté, le lundi 15 juillet, à l'inauguration
du pont Tolbiac, qui est la continuation et le point terminus de la rue de Tolbiac,
située dans le treizième arrondissement (quartier des Gobelins).
M. Félix Faure est arrivé dans un landau découvert, en compagnie de MM. le
général Tournier, secrétaire général de la présidence, Le Gall et Neaux de Saint-Marc,
officier d'ordonnance.
Une foule immense massée aux deux extrémités du pont a acclamé M. Félix Faure.
Une tente avait été dressée aux abords du pont.
C'est là que le Président de la République a été reçu par M. Rousselle, président
du Conseil municipal, les membres du bureau du Conseil et les hauts fonctionnaires
de la compagnie d'Orléans.
Étaient également présents : MM. Leygues, ministre de l'intérieur; Gadaud,
ministre de l'agriculture, et Dupuy-Dutemps, ministre des travaux publics et
Chautemps, ministre des colonies, ancien président du Conseil municipal.
M. Rousselle a souhaité la bienvenue à M. Félix Faure, et l'a remercié au
nom de la ville de Paris d'avoir bien voulu rehausser de sa présence l'éclat
de cette cérémonie.
M. Félix Faure a prononcé quelques phrases aimables, puis, accompagné de
l'ingénieur, de la Compagnie et des autres personnages officiels, il a parcouru
le pont Tolbiac. Entre temps, trois petites filles, costumées de blanc, lui
ont offert un bouquet.
Le pont Tolbiac mesure 162 mètres de longueur en trois travées de 51 mètres,
60 et 51 mètres. La poutre centrale, longue de 84 mètres est posée sur deux
piles dont la distance n'est que de 60 mètres. Tout l'ouvrage est en acier.
Les travaux ont été commencés le 1er avril 1893.
Les dépenses faites depuis l'ouverture des travaux (expropriations non comprises)
pour les rues d'Alésia et de Tolbiac s'élèvent à 5,666,127 fr. 37.
Le tablier est fait en tôles cintrées suspendues.
Ce pont permet
à la rue de Tolbiac de franchir les voies de la gare d'Orléans.
Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)
On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)
Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur. (1868)
On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)