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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Charles Le Boucq (1868-1959) fut député du 13ème arrondissement de 1906 à 1928. Spécialisé dans les questions économiques, il présida le groupe d'action économique, rapporta divers budgets, notamment ceux du ravitaillement, des essences et pétroles, de la marine marchande, ainsi que le projet de loi sur la production d'ammoniaque synthétique. Après son échec de 1928, Charles Le Boucq abandonna la carrière politique.


Les deux molosses en pierre ornant le portail du mobilier national à #Paris13 sont l'œuvre du statuaire André Joseph Géraud Abbal, 1876-1953.
Abbal doit sa renommée à ses sculptures en pierre en taille directe. Il était fils et petit-fils de tailleurs de pierre de Montech (82).


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 On arrête... - 1916

On arrête...

Le Matin ― 25 janvier 1916

13e arrondissement. On arrête, avenue des Gobelins, Mme Papillon, demeurant route de Fontainebleau au Kremlin-Bicêtre, pour scandale dans une salle de spectacle et outrages aux agents. Elle est envoyée au Dépôt. ― Mme Brillot, demeurant boulevard Victor, est frappée d'un coup de couteau, hier soir, rue du Banquier, par un inconnu. Elle est transportée à la Pitié. ― Boulevard Auguste-Blanqui, au cours d'une discussion, Albert Bouclomot, débardeur, demeurant à Ivry, frappe d'un coup de couteau son adversaire, Léon Raterre, journalier, rue de Charenton, et le blesse grièvement. Il est arrêté et envoyé au Dépôt. Le blessé est transporté à la Pitié.


 BAGARRE A LA MAISON-BLANCHE - 1897

Bagarre à la Maison-Blanche

Le Gaulois — 23 mars 1897

Une grave bagarre s’est produite, l’avant-dernière nuit, place Jeanne-d’Arc, dans le quartier de la Maison-Blanche : un Alsacien, Louis Klamber, a été à moitié assommé par la foule.

Klamber avait, en effet, infligé dans la soirée une correction violente à un passant qu’il avait pris pour un enfant dont il avait à se plaindre. Le bruit se répandit dans le quartier que « l’Alsacien » venait de tuer un enfant.

Bientôt plus de mille personnes s’amassaient devant le logis de Klamber et une douzaine de justiciers improvisés le frappaient cruellement.

Le pauvre homme allait succomber quand la police intervint. Dix arrestations ont été opérées Klamber a été transporté à l’Hôpital de la Pitié.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Inauguration du pont Tolbiac - 1895

Inauguration du pont Tolbiac

Le Monde Illustré ― 20 juillet 1895
M. Félix Faure est arrivé dans un landau découvert, en compagnie de MM. le général Tournier, secrétaire général de la présidence, Le Gall et Neaux de Saint-Marc.

Le Président de la République a assisté, le lundi 15 juillet, à l'inauguration du pont Tolbiac, qui est la continuation et le point terminus de la rue de Tolbiac, située dans le treizième arrondissement (quartier des Gobelins).

M. Félix Faure est arrivé dans un landau découvert, en compagnie de MM. le général Tournier, secrétaire général de la présidence, Le Gall et Neaux de Saint-Marc, officier d'ordonnance.

Une foule immense massée aux deux extrémités du pont a acclamé M. Félix Faure.

Une tente avait été dressée aux abords du pont.

C'est là que le Président de la République a été reçu par M. Rousselle, président du Conseil municipal, les membres du bureau du Conseil et les hauts fonctionnaires de la compagnie d'Orléans.

Étaient également présents : MM. Leygues, ministre de l'intérieur; Gadaud, ministre de l'agriculture, et Dupuy-Dutemps, ministre des travaux publics et Chautemps, ministre des colonies, ancien président du Conseil municipal.

M. Rousselle a souhaité la bienvenue à M. Félix Faure, et l'a remercié au nom de la ville de Paris d'avoir bien voulu rehausser de sa présence l'éclat de cette cérémonie.

M. Félix Faure a prononcé quelques phrases aimables, puis, accompagné de l'ingénieur, de la Compagnie et des autres personnages officiels, il a parcouru le pont Tolbiac. Entre temps, trois petites filles, costumées de blanc, lui ont offert un bouquet.

Le pont Tolbiac mesure 162 mètres de longueur en trois travées de 51 mètres, 60 et 51 mètres. La poutre centrale, longue de 84 mètres est posée sur deux piles dont la distance n'est que de 60 mètres. Tout l'ouvrage est en acier.

Les travaux ont été commencés le 1er avril 1893.

Les dépenses faites depuis l'ouverture des travaux (expropriations non comprises) pour les rues d'Alésia et de Tolbiac s'élèvent à 5,666,127 fr. 37.

Le tablier est fait en tôles cintrées suspendues.

Ce pont permet à la rue de Tolbiac de franchir les voies de la gare d'Orléans.

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