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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.


L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 La folie du cordonnier - 1921

La folie du cordonnier

Le Gaulois  — 20 mars 1921

Un sujet russe, Bernard Steimann, cordonnier âgé de cinquante et un ans, demeurant 22, avenue de Choisy, menacé d'expulsion fut pris d'un acte de folie et se barricada dans sa boutique, menaçant de tuer ceux qui s'approcheraient.

L'intervention du commissaire de police n'eut aucun succès. Steimann restait enfermé. Alors il fut décidé qu'hier matin on lancerait par une fente de la porte de la boutique deux ampoules remplies d'un gaz soporifique, afin de pouvoir se rendre maître du forcené.

Or, à sept heures du matin, deux agents en surveillance aperçurent soudain deux jambes qui s'allongeaient sous le rideau de fer. Chacun en prit une et tira ; Steimann n'opposa aucune résistance. Le pauvre fou s'était blessé dans la, région du cœur avec un de ses tranchets à  chaussures.

Transporté immédiatement à la Pitié, le malheureux y a reçu les soins nécessaires.

Comme ses blessures ne présentent aucun caractère de gravité, il sera dirigé sur l'asile de Sainte-Anne.

A. Magne

 L'inévitable fou - 1900

L'inévitable fou.

Le Matin - 31 décembre 1900

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, a reçu, hier matin, la visite d'un pauvre diable, vêtu de loques sordides, qui lui a déclaré se nommer Charles-Camille Cuny, âgé de trente-sept ans, et être l'auteur du crime de la rue des Plâtrières.

— J'ai reçu du ciel la mission de couper en morceaux tous les hommes qui insulteraient le saint nom de Dieu, a-t-il dit, au magistrat.

Ce malheureux, qui est un pauvre déséquilibré, est en état de vagabondage. Il a été dirigé sur l'infirmerie spéciale du Dépôt.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Pont de Tolbiac - 1895

Un pont américain à Paris : le pont de Tolbiac.

Le Temps ―16 février 1895

Les Américains se sont acquis, depuis quelques années, une véritable renommée en matière de grands travaux publics leur initiative, leur audace, leur fougue, méritent d'être admirées et surtout imitées. Ce n'est pas la science qui manque à nos ingénieurs pour les égaler.

Nous signalons, avec beaucoup de plaisir, dans cet ordre d'idées, le beau pont « américain » dans la meilleure acception dit terme, dont Paris vient d'être doté. C'est un des plus remarquables ouvrages d'art actuels. M. P. Lauriol, ingénieur des ponts et chaussées, en a donné dans la Nature une description intéressante et savamment motivée.

Ce pont permet à la rue de Tolbiac de franchir les voies de la gare d'Orléans. Sa forme, comme le montre notre croquis, est originale et insolite.

On ne voulait admettre que deux piles de pont au travers des voies encombrées. La grande poutre centrale s'appuie, en conséquence, sur ces deux piles et les déborde elle rejoint, à droite et à gauche, deux autres poutres, formant travées extrêmes, qui reposent, par des articulations, d'une part sur les culées, d'autre part sur les extrémités de la poutre centrale.

Ce n'est plus le pont rigide auquel nous étions accoutumés par tradition nous nous trouvons eu présence d'un véritable ensemble mécanique, jouissant d'une certaine liberté sous les assauts de la tempête, sous l'effort des charges roulantes et sous l'influence des variations de température.

Les pièces de pont, ou traverses, qui supportent la chaussée du pont de Tolbiac sont de dimensions exceptionnelles : elles ont 17 mètres de longueur ; cette longueur était obligatoire, car on ne voulait pas rétrécir la rue de Tolbiac à son passage sur le pont et, de plus, on ne voulait pas les faire reposer sur plus de deux poutres principales. En recoupant transversalement le pont de Tolbiac, on obtiendrait, en quelque sorte, toute une série de petits ponts, déjà respectables, comme ponts d'intérêt local.

Le plus souvent, ces traverses sont assemblées d'une façon rigide aux poutres principales ; mais alors, sous l'effort des charges qui roulent sur son tablier, le pont fléchit ; il tend à tordre les poutres principales qui sont ses muscles d'hercule.

Illustration parue dans Le Temps

Dans l'ouvrage dont nous parlons, ces efforts, dont les réactions sont mal connues, disparaissent ; en effet, les traverses reposent aussi sur la poutre principale par l'intermédiaire d'une articulation. Il en résulte une légère augmentation de poids, mais elle est largement compensée par la certitude d'éviter ces réactions dont on se défie à juste titre, car il est pratiquement fort difficile d'en évaluer les effets.

La construction du beau pont du Forth en Ecosse et celle des fermes articulées de la galerie des Machines à l'Exposition de 1889 ne sont pas étrangères à la forme finale et rationnelle du pont de Tolbiac : ce bel ouvrage est tout à la fois un résultat remarquable du calcul et de l'expérience.

Ce pont permet à la rue de Tolbiac de franchir les voies de la gare d'Orléans.

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