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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1890, le quartier Croulebarbe comptait deux maisons de tolérance, celle de Mme Rouau au 9 boulevard d'Italie et celle de Mme Turquetil au 11 du même boulevard. Le quartier Maison-Blanche n'en comptait aucune.


Le pont d'Austerlitz entre la place Walhubert et la place Mazas a été construit de 1802 à 1807 par Beaupré. Ses arches sont en pierre depuis 1854-1855 en remplacement des arches en fer fondu de la première construction.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Sanglante querelle - 1911

Sanglante querelle

Le Petit Parisien — 2 janvier 1911

Avenue des Gobelins, vers cinq heures et demie du matin, deux ouvriers âgés de vingt-sept et de vingt-neuf ans, Maurice Lindet et Armand François, demeurant, le premier, 4, rue Jonas, le second 46, rue des Cinq-Diamants, se prirent de querelle, on ne sait pour quel motif, avec des inconnus.

La disputé tourna tien vite au tragique et les couteaux se mirent de la partie.

Quand, attirés par le bruit, des gardiens de la paix intervinrent, ils aperçurent plusieurs individus qui fuyaient à toutes jambes, et trouvèrent étendus sur le sol, grièvement blessés, Armand François et Maurice Lindet.

Celui-ci avait la joue gauche traversée d'un coup de couteau son camarade avait été atteint à la tête et au côté gauche.

Transportés à l'hôpital de la Pitié où M. Yendt, commissaire de police, alla les interroger, les deux blessés n'ont pu donner qu'un signalement assez vague de leurs agresseurs.


 Macabre découverte - 1880

Macabre découverte

Le Gaulois— 6 juin 1880

M. Moller, commissaire de police du quartier Croulebarbe, vient d'ouvrir une enquête au sujet d'une mort qui semble mystérieuse. On a retiré du puits de la maison sise avenue de Choisy, numéro 92, le cadavre d'une locataire, la dame C. âgée de trente-cinq ans.

La mort remontait à environ huit jours. L'enquête s'attache à rechercher quels peuvent avoir été les motifs qui auraient poussé cette malheureuse au suicide; or, jusqu'à présent,il semble établi que la dame C… vivait heureuse, et n'avait nulle raison d'attenter à ses jours.

L'instruction se poursuit.

MONSIEUR LECOQ.

LIEUX DU TREIZIÈME

 La Salpêtrière

La Salpêtrière

La Salpêtrière, autrefois Hôpital général, aujourd'hui Hospice de la vieillesse (femmes), est le plus vaste et le plus peuplé de nos établissements hospitaliers; ses constructions, ses cours, ses promenades, ses jardins, ses rues, son marché, car il y a un marché à l'intérieur de l'hospice, couvrent une superficie de 31 hectares. Huit mille individus, employés, pensionnaires, malades, vivent dans cet enclos nous serions tenté de dire dans ce village. La vieillesse indigente y trouve un abri; les plus horribles maladies, depuis l'effrayante hystérie jusqu'à l'incurable démence, y sont entourées de soins constants et assidus.

La visite de l'établissement dans tous ses détails serait longue et pénible; certains quartiers, celui des folles entre autres, laissent une si profonde impression de tristesse, que nous nous abstenons d'y conduire nos lecteurs. Nous observerons la même réserve à propos des expériences, fort courues pourtant, que de grands docteurs font là sur les malheureuses affligées de maladies nerveuses. Le but est louable, nous le savons, mais le spectacle n'en est pas moins un des plus attristants qu'on puisse voir.

Nous n'irons donc pas loin dans l'hospice. Après avoir traversé le petit quinconce qui précède la porte d'entrée et dont une fort belle statue de Pinel, par Ludovic Durand, décore le centre, nous franchirons la porte d'entrée. A l'aspect de cette grande cour Saint-Louis, encadrée de tilleuls, percée d'avenues, ornée de massifs verdoyants, parfumée de fleurs, nous ne nous croirions certes pas dans un asile de souffrance et de misère.

Après avoir jeté un regard sur la façade du bâtiment principal, dont la masse imposante et les lignes architecturales rappellent bien le grand siècle qui le vit construire, nous nous dirigerons vers la jolie chapelle surmontée d'un dôme, que l'architecte Libéral Bruant bâtit en 1687.

Elle est de forme octogone et conçue dans le goût des anciennes basiliques; elle abrite le maitre-autel sous son dôme central et des chapelles sous ses coupoles latérales. Le porche est décoré de deux groupes d'Etex : Caïn et le Choléra de 1832,  et, dans l'intérieur, d'un certain nombre de tableaux, copies ou imitations de grands maîtres.

Alexis Martin
Les étapes d'un touriste en France : Paris,
promenades dans les 20 arrondissements
1890

Hôpital de la Salpétrière

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