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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Lorsque fut conçu le projet de doter le quartier Maison Blanche d'une nouvelle église, il était prévu que celle-ci s'appela Saint-Marcel de la Maison-Blanche. Ce fut Sainte-Anne qui l'emporta.


La retraite du 21e régiment d'infanterie coloniale qui, le 22 mars 1913, passa par les rues de Patay, Jeanne d'Arc, le boulevard de la Gare, les rues Pinel, de Campo Formio, les avenues des Gobelins et de Choisy ne donna lieu à aucun incident.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le drame de la rue Gandon - 1894

Le drame de la rue Gandon

Le Radical — 3 décembre 1894

Des cris partant d'une maison composée seulement d'un rez-de-chaussée, habité par les époux Jouy, âgés, le mari de cinquante-neuf ans et la femme de cinquante-six, mettaient en émoi ; hier, vers huit heures du soir, les habitants de la rue Gandon.

Quelques-uns se précipitèrent dans le logement et aperçurent M. Jouy, qui est estropié, étendu sans connaissance sur le plancher, portant au crâne une profonde blessure, et Mme Jouy, que son fils Joseph, âgé de dix-huit ans, maintenait sur le sol, la frappant avec rage.

Le misérable qui était ivre, avait eu une discussion avec son père qui lui reprochait de ne jamais travailler. Furieux, il lui avait porté en pleine poitrine un coup de pied qui l'avait fait choir à la renverse, la tête sur l'angle d'une commode.

À ce moment, Mme Jouy étant intervenue, le forcené s'était rué sur elle.

Cet ignoble personnage est au Dépôt.

M. Joux, qui a, en outre, plusieurs côtes brisées, a été transporté, à l'hôpital de la Pitié. Son État est désespéré.


 A coups de baïonnette.- 19 janvier 1897 A CHANGER

A coups de baïonnette.

Le Matin - 19 janvier 1897

Le quartier de la Maison-Blanche a été, hier matin, le théâtre d'un drame sanglant. M. Joseph Brichet, garde républicain en retraite et propriétaire d'un petit; immeuble situé dans le passage des Malmaisons, a été frappé du plusieurs coups de baïonnette par un de ses locataires, un chiffonnier du nom de Guillon.

Ce Guillon était sorti récemment de la maison centrale de Poissy; il avait la prétention de transformer son logement en une sorte d'asile de nuit à l'usage de tous les vagabonds du quartier et des prisonniers libérés se trouvant sans domicile.

Naturellement, M. Brichet vit d'un très mauvais œil cette invasion 'de malfaiteurs dans un local lui appartenant, et il s'efforça de faire déguerpir et son singulier locataire et ses étranges amis.

Comme Guillon se refusait énergiquement à vider les lieux, M. Brichet trouva très pratique de faire démonter la porte et les fenêtres de son logement. Le chiffonnier résista quand même, et, hier matin, quand l'ex-garde républicain se présentait pour lui signifier de nouveau son congé, il se précipita sur lui, armé d'une vieille baïonnette et le frappa à la poitrine et aux jambes.

M. Brichet, blessé très grièvement, a été transporté à l'Hôtel-Dieu. Quant à l'auteur de cette tentative de meurtre, il été mis sur-le-champ en état d'arrestation et envoyé au Dépôt par M. Remougin, commissaire de police.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Le square Kellermann - 1942

SUR L'EMPLACEMENT DES FORTIFS

Le square Kellermann comportera piscine, plage dans un parc de 8 hectares

Le Matin ― 29 mai 1942

Le square Kellermann, qu'on est en train d'aménager entre la porte d'Italie et la poterne des Peupliers et dont M. Charles Magny, préfet de la Seine, a  visité mercredi les travaux d'installation, sera, une fois terminé, beaucoup mieux qu'un square, un magnifique jardin de huit hectares. La création en avait été décidée en 1936. Les travaux de construction interrompus en 1939, ont repris de l'activité.

Le parc occupe l'emplacement des fortifications démantelées, les terrains de la zone de Kremlin-Bicêtre et le jardin de l'ancien couvent des lazaristes avec ses beaux arbres.

L'entrée principale.se trouve sur le boulevard Kellermann entre deux bâtiments édifiés à l'occasion de l'exposition de 1937 et destinés à la jeunesse. De la haute terrasse qui surplombe le parc, la vue s'étend vers un lac et sa plage. entre la masse verte d'un jardin anglais et des espaces ensoleillés destinés aux jeux. C'est la pièce d'eau creusée dans la vallée de la Bièvre canalisée. Nageurs, et amateurs de bains de soleil s'en donneront à cœur joie.

Gentilly avec le clocher de son église, perché sur le versant d'en face fait une très jolie toile de fond à ce décor champêtre.

Le square Kellermann présentera ainsi un caractère des plus pittoresques, avec son cadre de vieux murs bâtis par les pères, ses terrasses et ses pentes ornées de plantes forestières et alpestres. Quel contraste avec  la Bièvre, décrite par Huysmans, « coulant noire et sordide, sacrifiée par les acides des tanneurs environnants, globulée de crachats, épaissie de craie, délayée de suie, roulant des amas de feuilles mortes et d'indescriptibles résidus qui la glacent ainsi qu'un plomb qui bout des pellicules ».

J. Chautard

Solex - Publicité parue dans le même numéro du Matin
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