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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Alfred Léon Gérault, dit Gérault-Richard, né à Bonnétable (Sarthe) le 11 octobre 1860 et mort à Fréjus (Var) le 7 décembre 1911, journaliste et homme politique socialiste, fut élu député du XIIIème arrondissement en janvier 1895. Il fut battu aux élections de 1898, mais fut réélu deux fois (1902-1906 et 1906-1911) en Guadeloupe, dans des conditions qui ne laissent aucun doute sur leur illégalité.


L'église Notre-Dame de la gare a été construite en 1855 aux frais de la commune d'Ivry


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Les discussions tragiques

Les discussions tragiques

Le Petit Parisien ― 25 juin 1923

S'étant pris de querelle avec un inconnu, dans un débit de l'avenue des Gobelins, le soldat Indigène Laignaca, trente ans, du 23è colonial, caserné à Lourcine. a été blessé assez grièvement d'un coup de couteau à la tête, et a été transporté au Val-de-Grâce. Son agresseur est recherché.


 Une femme carbonisée

Une femme carbonisée.

Le Matin - 24 novembre 1900

Une dame Michel, âgée de quatre-vingts ans, habitant 44, avenue de Choisy, a été trouvée, hier soir à dix heures et demie, presque entièrement carbonisée. L'octogénaire habitait, comme sous-locataire des époux Ladret, marchands de vin, qui tiennent un établissement à l'adresse susindiquée, une petite chambre au premier étage. Mme Ladret n'ayant pas vu, hier, selon son habitude, la vieille femme vaquer à ses occupations ordinaires, fit part à M. Remongin, commissaire de police, de ses inquiétudes. Le magistrat, accompagné du docteur Gresset, arriva aussitôt et fit enfoncer la porte. L'enquête conclut à une mort accidentelle.

On suppose, en effet, que Mme Michel, en voulant allumer sa chaufferette avec un morceau de journal, a communiqué le feu à ses vêtements. Elle s'est ensuite dirigée vers la fenêtre, afin d'appeler au se- cours, mais ses appels n'ont pas été entendus. C'est en cherchant à ouvrir la porte derrière laquelle on a trouvé son cadavre qu'elle paraît avoir succombé à l'asphyxie. Le docteur Gresset estime, en effet, que l'octogénaire était morte lorsque son corps a commencé à brûler.


Lu dans la presse...



La Bièvre en peinture

Paris-Soir — 22 mai 1929

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. Certes, le boulevard Raspail nous proposait d'identiques émotions, mais ce qui nous inclinait vers la place d'Italie, c'étaient quelques images de la Bièvre.

Le Cercle avait eu l'heureuse idée d'ajouter une petite section de paysages rétrospectifs. On y découvrait des peintres de la Bièvre. Des noms : Delatousche, Coupigny, Millard, Leblanc, Couturier, Polez, d'excellents paysages de neige sur la Butte-aux-Cailles, d'Andrey-Prévost, Colzy, Courotte, Raoul Carré, qui aborde largement le sujet, Bonneton surtout qui peignit autrefois la Bièvre, rue de Valence, et la rue Pataud, avec ses réverbères à poulie. On y voyait même trois admirables sculptures du grand artiste qu'est Chauvel.

Tous avaient posé leurs chevalets de la ruelle des Reculettes à la rue Bobillot où l'on voit surgir les tours byzantines de Sainte-Anne. Mais tous avaient peint ce vieux quartier comme un autre vieux quartier, cette rivière comme une autre rivière.

Des choses méritoires, belles, documentaires ! Ce n'était pas cependant la Bièvre littéraire. C'était, au vrai, plus réaliste. A ce compte, Lepère manquait, encore qu'il ait fait une Bièvre un peu romantique. M. Le Sidaner eût pu exposer ici un Huvsmans à la manière de M. Rodenbach. Il est curieux de voir que ce sera plutôt par la photographie que par la peinture que les aspects de la Bièvre nous seront conservés.

Les lecteurs de Huysmans ont photographié, ou bien ils ont gravé ; les coins de la Bièvre en peinture n'ont que ce pittoresque inhérent à toutes les rivières de vieilles villes. Ge serait même une désillusion et c'est une illusion si l'on peut ajouter que le style huysmansien l'a marquée d'une certaine façon qui ne nous permet plus de la voir en couleurs.

On dirait .que la Bièvre n'est elle-même que lorsqu'elle illustre un texte. Il reste un mérite à ces toiles, c'est de conserver l'aspect linéaire de ce que fut ce coin de Paris qui s'efface peu à peu. Le fameux passage Moret n'est plus qu'un monceau de moellons et, depuis la crise du logement, ceux qui hantent ces vétustes masures de pierres, feraient encore figure de seigneurs à côté des locataires du boulevard Jourdan. Donc, même fréquentée par les plus habiles pinceaux, la Bièvre, dans son esprit, reste traduite par le burin, qui se rapproche mieux de l'écriture.

D'ailleurs, il semble bien qu'elle ait trouvé son dernier grand peintre avec Huysmans et ses Teintures vives et inquiètes, et pour ce qui est des couleurs et des fards, cela ne lui sied que dans les campagnes fraîches et vertes d'Antony.

En vérité, la Bièvre des Gobelins n'était pas destinée aux églogues, ni aux beaux effets. Elle existait pour certains « touristes », Elle s'est consacrée à la littérature.

Gabriel-Ursin LANGE.

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