entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

Alors que la voie de 15 mètres de large qui devait remplacer la ruelle des Reculettes dont la largeur variait de 2 à 7 mètres, aurait pu recevoir un autre nom, c'est sur l'insistance de la commission du vieux Paris pour conserver ce nom pittoresque cinq fois séculaire et sur l'intervention de M. Émile Deslandes conseiller municipal du XIIIè arrondissement que le conseil municipal de Paris décida, en 1930, de substituer simplement la dénomination de rue à celle de ruelle, pour constater cet élargissement décidé en 1910.


Le lundi 6 mai 1878, le cardinal-archevêque de Paris visita et bénit à trois heures, la nouvelle crèche fondée rue de la Glacière, 41, et confiée aux sœurs de Saint-Vincent-de-Paul. Le maire de l'arrondissement, M. Duplessis, et plus de deux cents personnes assistèrent à cette touchante cérémonie.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1913

L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins.

Lire la suite...

sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés - 1909

Un fiacre dans un chantier - Quatre blessés

Le Journal 20 janvier 1909

Un fiacre conduit par le cocher Henri Terrier, demeurant 13, rue Barrault, et dans lequel avaient pris place M. Paul Frébault. infirmier, 10, impasse Damesme ; Mme Marie Fournier, soixante-quatre ans, 88, rue de la Voie-Verte, et Mlle Angèle Leconte, 4 bis, rue Ernest-Cresson, a été se jeter, l'autre nuit, .dans un chantier  non éclairé de la rue Martin-Bernard.

La voiture renversa et ses trois voyageurs, ainsi que le cocher. ont eu plus ou moins à souffrir de la terrible chute. Les blessés, après avoir reçu des soins dans une, pharmacie voisine, ont été reconduits leurs domiciles respectifs.

M. Delanglade commissaire de police du quartier  de la Maison Blanche a ouvert une enquête sur ce bizarre accident.


 Un pseudo-traître - 1897

Un pseudo-traître.

Le Journal — 24 novembre 1897

Hier, vers quatre heures, un employé de banque, M. Henri Larnaux, âgé de quarante ans, habitant boulevard de Port-Royal, se présentait au commissariat de police du quartier Croulebarbe et demandait à voir le commissaire en personne.

Mis en présence de M. Yendt, le pauvre employé déclara quo Dreyfus était Innocent et que c'était lui-même qui avait dérobé et vendu les documents à l'Allemagne. Puis, il prononça quantité d'autres paroles incohérentes.

Le malheureux fou a été envoyé l'infirmerie spéciale du Dépôt.


Faits divers

 Précoces Criminels - Petit Parisien 1895

Précoces Criminels

Le Petit Parisien — 24 novembre 1895

Une tentative criminelle que ne renieraient pas des scélérats endurcis a été commise par trois gamins de douze à treize ans contre un autre enfant, le jeune Lucien Delagne, âgé de douze ans, écolier, demeurant chez ses parents, honnêtes ouvriers, rue du Champ-de-l’Alouette.

Les précoces bandits, qui nourrissaient contre leur camarade un de ces griefs futiles que les enfants vident d'habitude en sortant de la classe par d'inoffensifs pugilats, ont tenté de se défaire de lui en le noyant. Voici comment :

Les coupables, nommés Émile Alasse, âgé de treize ans; Félix Ruat, de douze ans et demi, et Adrian Oudé, âgé de treize ans, habitant tous les trois dans le quartier de la Maison-Blanche avaient l’habitude d’aller s’amuser dans des terrains vagues servant de décharge situés sur les bords de la Bièvre et auxquels on accède par le Boulevard d’Italie.

Plusieurs enfants du quartier Croulebarbe venaient également prendre leurs ébats en cet endroit. Il en résultait une de ces rivalités de quartier, fréquentes parmi les galopins, qui se traduisait de temps à autre par des batailles rangées à coups de pierres. Néanmoins, comme ceux de Croulebarbe étaient généralement les plus forts, des trêves avaient souvent lieu durant lesquelles les deux partis ennemis fusionnaient pour jouer ensemble. Cependant, le jeune Delagne, étant d'une constitution chétive, n'en imposait pas au groupe adverse, qui ne lui ménageait point les mauvais traitements.

Il y a trois jours,  s'étant aventuré seul sur le boulevard d'Italie, il rencontra Oudé et Ruat qui le malmenèrent fort; il s'en plaignit à ses camarades qui, avant-hier, leur tirent subir de justes représailles.

Or, hier après-midi, quatre heures et demie, Delagne se rendit dans le terrain vague, croyant y trouver ceux de son quartier. Il n'y avait que ses ennemis qui, en l'apercevant, se dissimulèrent derrière un tas de décombres. Lorsqu'il fut à proximité, ils se ruèrent sur lui. Le pauvres petit se défendit de son mieux, mais ne tarda pas à avoir le dessous dans la lutte. C'est alors que Alasse proposa de le noyer. Ses complices accueillirent cette horrible proposition avec enthousiasme.

Malgré ses cris et ses supplications, le malheureux vaincu, qui se débattait désespérément, fut saisi par ses bourreaux improvisés et précipité dans la Bièvre.

Leur mauvaise action accomplie, les petits bandits se sauvèrent à toutes jambes.

Heureusement, un charretier, M. Charles Matton, avait assisté de loin au drame. Il se porta au secours de la victime qu'il put retirer saine et sauve de l'eau, bien qu'évanouie. Transporté chez ses parents, Delagne a été rappelé à la vie.

Les auteurs de cette tentative criminelle ont été arrêtés. Alasse, qui en est l’instigateur, va être mis en correction.

Les parents de ses complices seront poursuivis comme civilement responsables de l’acte commis par leurs enfants.

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Le futur boulevard Saint-Marcel

Un arrêté du préfet de la Seine vient d'ouvrir une enquête à la mairie du douzième arrondissement pour le percement d'un nouveau tracé qui, sous le nom de boulevard Saint-Marcel, doit relier le boulevard Montparnasse au boulevard de l'Hôpital (1857)

Lire

L'élargissement de la rue Mouffetard et l'aménagement de la place d'Italie

L'administration vient de faire déposer à la mairie du 13e arrondissement le plan parcellaire des propriétés dont la cession est nécessaire en tout ou en partie pour exécuter l'élargissement de la rue Mouffetard et la transformation d ela place d'Italie. ()

Lire

Un nouveau boulevard pour le 12e arrondissement ?

Cette voie s'ouvrira en face la place de la Collégiale et viendra déboucher sur le boulevard extérieuraprès avoir coupé le faubourg Saint-Jacques. (1858)

Lire

Le percement du boulevard Arago

Les démolitions qu'on exécute en ce moment dans le faubourg Saint Marcel viennent de remettre au jour un coin très pittoresque du vieux Paris. (1868)

Lire

Menu faits divers

Faits divers

Une singulière hallucination - 1901

Un employé de la Compagnie du gaz, M. François Mourzé, demeurant 77, avenue d'Italie, se présentait, avant-hier soir, au commissariat...

Lire


Le cochon en ribotte - 1897

Un marchand de couleurs de l'avenue d'Ivry fut réveillé l'autre soir par un bruit insolite qui semblait partir des caves de la maison.

Lire


Les roulottiers - 1906

Le cocher de fiacre, Émile Canetti se trouvait, hier soir, vers neuf heures, à la station de voitures située avenue de Choisy, à l'angle de la place d'Italie...

Lire


Les escroqueries d'une jolie fille - 1897

Le commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche vient d'arrêter une fort jolie fille de vingt ans, Olda Régier, qui, en moins d'un an, a commis des vols pour une trentaine de mille francs, en usant de moyens assez curieux.

Lire


Drame de la jalousie - 1905

Un drame provoqué par la jalousie a mis en émoi, hier soir, vers cinq heures, les habitants de l'avenue des Gobelins et plus particulièrement ceux de l'immeuble portant le numéro 45 de la rue Auguste-Blanqui.

Lire


La traite des blanches - 1923

La 11è chambre a jugé hier une victime de la traite des blanches devenue traitante à son tour, bien que n'ayant encore que dix-huit ans.

Lire


Un meurtre boulevard de la Gare - 1897

Une rivalité existait, depuis plusieurs mois, entre deux individus peu recommandables, François Palisse, âgé de dix-neuf ans, et Louis Champaumier, de deux années plus jeune.

Lire


Le crime de l'avenue d'Italie - 1897


Attaqué par un lion - 1897


Le crime de la rue des Cordelières - 1879


Un scélérat - 1896


En sortant du théâtre. - 1903


Un drame sur un échafaudage. - 1903


Le drame de la rue Barrault - 1893


Une bataille sous une porte - 1903


Par amour ! - 1903


Un crédit néfaste - 1903


En jouant - 1912


Le crime de l’avenue de Choisy - 1889


Un drame rue de la Maison-Blanche - 1897


La bande des deux moulins - 1894


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte