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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.


Le XIIIème arondissement comptait 72.203 habitants en 1876 et 92.221 en 1881 soit une augmentation de 20.018 habitants. Paris, en totalité en comptait 1.988.806 et 2.225.910, ces mêmes années.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1927

Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne.

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C'est arrivé dans le 13ème

 L'affaire de l'avenue de Choisy - 1897

L'affaire de l'avenue de Choisy

Le Rappel — 28 juillet 1897

Un camelot, âgé de dix-huit ans, nommé François Palisse, demeurant 31, rue Mouffetard, sortait cette nuit du bal de l'Alcazar, avenue de Choisy quand il fut attaqué par une bande d'individus qui le frappèrent de huit coupe de couteau.

Le blessé, qui fut transporté à l'hôpital de la Pitié, put dénoncer ses agresseurs que des agents de la Sûreté recherchèrent.

A la suite de ces recherches, on parvint à arrêter les individus dont les noms suivent : Louis Champonier, dix-sept ans, rue Clisson ; Louise Guillier, dite Charlotte, seize ans ; Léon Débris, vingt ans, 75, rue Jeanne-d'Arc, et André Daviou, seize ans, chiffonnier, 68, rue Clisson.

Tout ce joli monde a été envoyé au Dépôt.


 La bande des deux moulins - 1894

La « bande des deux moulins »

Le Gaulois — 14 novembre 1894

Une véritable bataille s'est livrée, l'avant-dernière nuit, boulevard de la Gare, entre ouvriers et rôdeurs qui sortaient d'un bal-musette de l'avenue de Choisy.

Les rôdeurs mirent bientôt le couteau à la main, et le sang coulait déjà quand les agresseurs sortant des revolvers firent usage de leurs armes.

Une femme qui passait a dix mètres de là était blessée à la cuisse par une balle mais la police accourait et parvenait arrêter un des malfaiteurs, nommé Jean Bouhain.

Cet individu, qui est blessé, a déclaré faire partie d'une bande dite la « Bande des deux moulins » à laquelle étaient affiliés la plupart des agresseurs.

L'état d'un des ouvriers nommé Émile Bonnet est désespéré. Il a été frappé d'une balle à l'œil gauche et d'un coup de couteau au cou. Un ébéniste, Joseph Verdoneck, a été également atteint d'un coup de couteau au côté gauche.


Faits divers

 Précoces Criminels - Petit Parisien 1895

Précoces Criminels

Le Petit Parisien — 24 novembre 1895

Une tentative criminelle que ne renieraient pas des scélérats endurcis a été commise par trois gamins de douze à treize ans contre un autre enfant, le jeune Lucien Delagne, âgé de douze ans, écolier, demeurant chez ses parents, honnêtes ouvriers, rue du Champ-de-l’Alouette.

Les précoces bandits, qui nourrissaient contre leur camarade un de ces griefs futiles que les enfants vident d'habitude en sortant de la classe par d'inoffensifs pugilats, ont tenté de se défaire de lui en le noyant. Voici comment :

Les coupables, nommés Émile Alasse, âgé de treize ans; Félix Ruat, de douze ans et demi, et Adrian Oudé, âgé de treize ans, habitant tous les trois dans le quartier de la Maison-Blanche avaient l’habitude d’aller s’amuser dans des terrains vagues servant de décharge situés sur les bords de la Bièvre et auxquels on accède par le Boulevard d’Italie.

Plusieurs enfants du quartier Croulebarbe venaient également prendre leurs ébats en cet endroit. Il en résultait une de ces rivalités de quartier, fréquentes parmi les galopins, qui se traduisait de temps à autre par des batailles rangées à coups de pierres. Néanmoins, comme ceux de Croulebarbe étaient généralement les plus forts, des trêves avaient souvent lieu durant lesquelles les deux partis ennemis fusionnaient pour jouer ensemble. Cependant, le jeune Delagne, étant d'une constitution chétive, n'en imposait pas au groupe adverse, qui ne lui ménageait point les mauvais traitements.

Il y a trois jours,  s'étant aventuré seul sur le boulevard d'Italie, il rencontra Oudé et Ruat qui le malmenèrent fort; il s'en plaignit à ses camarades qui, avant-hier, leur tirent subir de justes représailles.

Or, hier après-midi, quatre heures et demie, Delagne se rendit dans le terrain vague, croyant y trouver ceux de son quartier. Il n'y avait que ses ennemis qui, en l'apercevant, se dissimulèrent derrière un tas de décombres. Lorsqu'il fut à proximité, ils se ruèrent sur lui. Le pauvres petit se défendit de son mieux, mais ne tarda pas à avoir le dessous dans la lutte. C'est alors que Alasse proposa de le noyer. Ses complices accueillirent cette horrible proposition avec enthousiasme.

Malgré ses cris et ses supplications, le malheureux vaincu, qui se débattait désespérément, fut saisi par ses bourreaux improvisés et précipité dans la Bièvre.

Leur mauvaise action accomplie, les petits bandits se sauvèrent à toutes jambes.

Heureusement, un charretier, M. Charles Matton, avait assisté de loin au drame. Il se porta au secours de la victime qu'il put retirer saine et sauve de l'eau, bien qu'évanouie. Transporté chez ses parents, Delagne a été rappelé à la vie.

Les auteurs de cette tentative criminelle ont été arrêtés. Alasse, qui en est l’instigateur, va être mis en correction.

Les parents de ses complices seront poursuivis comme civilement responsables de l’acte commis par leurs enfants.

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La Butte-aux-Cailles

Situé sur les confins du XIVe et du XIIIe arrondissement, l'ancien quartier de la Glacière est, ou plutôt était, il y a peu de temps, un des côtés les plus curieux du nouveau Paris. Las deux bras de la Bièvre s'enchevêtrant, à peine ombragés par quelques maigres peupliers, dans les replis escarpés de la Butte-aux-Cailles. (1877)

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La Place Paul Verlaine

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Un arrêté du préfet de la Seine vient d'ouvrir une enquête à la mairie du douzième arrondissement pour le percement d'un nouveau tracé qui, sous le nom de boulevard Saint-Marcel, doit relier le boulevard Montparnasse au boulevard de l'Hôpital (1857)

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Menu faits divers

Faits divers

Un scélérat - 1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

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Au numéro 10 de la rue Barrault, dans un petit logement situé au troisième étage, une jeune femme de vingt-six ans, Mme Louise Breton, née Devrot, a tenté de se tuer avec son enfant.

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Une bataille sous une porte - 1903

La pluie qui tombait à verse hier matin forçait, vers onze heures, des passants à se réfugier sous une porte cochère de la rue de Tolbiac

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Par amour ! - 1903

Un nommé. Raphaël Dorcher, âgé de vingt-huit ans, garçon charcutier, passait hier avenue d'Italie...

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Un crédit néfaste - 1903

Deux frères. Charles et Victor Deschamps, âgés de vingt et vingt-deux ans, rêvaient depuis longtemps d'installer dans le quartier de la Gare un magasin de bicyclettes.

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En jouant - 1912


Le crime de l’avenue de Choisy - 1889


Un drame rue de la Maison-Blanche - 1897


La bande des deux moulins - 1894


Rivalité d'amour. - 1895


Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908


Le drame de la rue Corvisart - 1905


Tentative d’assassinat - 1903


Un mari meurtier - 1903


Précoces Criminels - 1895


Le perroquet enlevé - 1896


Une scène scandaleuse - 1894


Une mère tue sa fillette et tente de se suicider - 1912


La lune de miel fut de courte durée - 1923


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