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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 23 août 1886, un violent orage provoquait un e crue de la Bièvre de près d'un mètre rue Pascal inondant un grand nombre de caves et causait des dégâts considérables dans les parages. Ce même orage fit des dégâts importants dans d'autres points du 13ème notamment rue Richemond et rue Clisson.


La ruelle des Reculettes reliait le 49 de la rue Croulebarbe au 28 de la rue Abel-Hovelacque, ancienne rue de Gentilly. Sa largeur variait de 2 à 7 mètres. Elle était éclairée par des quinquets. Sa suppression fut décidée en 1910 mais celle-ci ne fut totalement effective que dans les années trente...


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Discussion vive rue Vandrezanne - 1888

Discussion vive rue Vandrezanne

Le Petit-Parisien — 24 octobre 1888

Une vive discussion éclatait, hier matin vers onze heures, dans un établissement de bouillon, 10, rue Vandrezanne, entre deux consommateurs nommés Courant, demeurant rue des Malmaisons, 23, et Pigard, demeurant rue Vandrezanne, 9.

Au plus fort de la querelle, Courant saisit un couteau sur une table et se précipitant sur son adversaire, l'en frappa d'un coup au côté droit.

Le meurtrier qui essayait de fuir fut arrêté par un gardien de la paix.

Il a été conduit au bureau de M. Debeury, commissaire de police.

Le blessé après avoir reçu des soins dans une pharmacie a été transporté à son domicile.

L'état de Figard est grave.


 Dans un bal - 1900

Dans un bal

Le Journal ― 21 mars 1900

Une bagarre s'étant produite la nuit dernière dans l'intérieur du bal de l'Alcazar, avenue de Choisy, les gardes républicains de service à cet endroit furent appelés pour expulser les perturbateurs.

Un de ces derniers, Jean Rollanger, âgé de dix-huit ans, né à Metz, mégissier, demeurant rue Jonas prolongée, s'arma d'un couteau et vint menacer le garde républicain Taron, de la caserne Mouffetard.

Ce garde, croyant qu'il allait être frappé, tira, dans sa précipitation à se défendre, un coup de revolver sur son agresseur.

Rollanger, atteint au ventre par la balle, s'affaissa, après avoir fait quelques pas et il a été transporté mourant à l'hôpital Cochin. M. Rocher, commissaire de police, a ouvert une enquête sur cette affaire.


Lu dans la presse...

 Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel - 1882

Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel

publiées par Le Journal des débats politiques et littéraires

26 avril 1882

Le boulevard Saint-Marcel prend naissance au boulevard, de l'Hôpital, vis-à-vis la Salpêtrière, et va aboutir en ligne directe à l'avenue des Gobelins, où il se rencontre avec les boulevards Arago et Port-Royal pour former un spacieux rond-point.

Extrait d'un plan de 1881

Le boulevard a coupé la rue Poliveau qui eut un triste renom il y a quelques années. C'est dans une maison, de cette rue qu'on trouva. En avril 1878, les débris — les jambes et les bras — de la femme Gillet, qui aurait été assassinée le 28 mars rue d'HauteviIle. La tête et le tronc de la victime avaient été expédiés dans une caisse au Mans. Les auteurs du crime, P.-L. Lebiez, étudiant en médecine, et Barré, ancien clerc de notaire, furent exécutés. En ce moment on y construit plusieurs maisons neuves dont le style moderne contraste singulièrement avec les autres habitations contemporaines pour la plupart de Louis XIII.

Dans la rue de la Reine Blanche, on a dû faire disparaître deux ou trois vieilles masures. Dans l'une d'elles, rapporte la Ville de Paris, mourut, en 1872, à l'âge de quatre-vingt-deux ans, un homme très populaire dans !e quartier ou il exerçât depuis près de trente ans son métier de saltimbanque. Il se nommait Fourquel, mais n'était connu que sous le sobriquet de l’homme aux clous, parce que depuis longtemps il se bornait, à cause de son grand âge, à manger des clous qu'il faisait ressortir par le nez. Il travaillait, habituellement au carrefour .de l'Observatoire. Fourquel avait été hercule, clown, homme-canon, etc. Il était propriétaire de la maisonnette ou il est mort.

Les terrains du boulevard Saint-Marcel étaient, il y a deux siècles, une zone tout à fait en dehors de la capitale et l’on y voyait que des champs incultes des fondrières et des carrières de sable.

La Folie Escholar, alors ruinée et abandonnée, se trouvait en cet endroit et c'est là que vint camper, sous Louis XIII, une bande de bohémiens qui excitèrent chez les Parisiens une vive curiosité par l'originalité de leurs costumes et de leurs manières. Cette troupe fut expulsée par la maréchaussée en armes lorsque le seigneur de Barbejon, valet de chambre de Louis XIII, eût obtenu le privilège de la foire aux chevaux qui se trouvait alors sur les fossés des remparts devenus aujourd'hui le boulevard des Capucines.

Sous Louis XV, le marché aux chevaux fut encore déplacé pour être établi près de la Croix de Clamart, voisine de la rue du Jardin-du-Roi, devenue rue Geoffroy-Saint-Hilaire. La croix a disparu, mais il .y a encore la Fontaine de Clamart à proximité du cimetière de ce nom où l'on a pendant longtemps enterré les suppliciés.

Au n°5 de cette rue se trouve une petite maison avec trois ouvertures ogivales que surmonte un cartouche de grande dimension. Un coq et une cigogne sont sculptés au-dessus de la porte d'entrée. C’est dans la salle du premier étage que Buffon faisait ses conférences sur l'histoire naturelle. Maintenant, à  cette place, se trouve un commissariat de police.

On se souvient de l'infortuné grillon qui, en 1847, tomba du trapèze de sa montgolfière où il se livrait à des exercices gymnastiques à 300 mètres au-dessus du soi. Il ne succomba pas à cette chute, mais on fut obligé de l'amputer des deux jambes. Grillon s'établit ensuite cordonnier rue du Jura dans une maison qui a été emportée par le tracé du boulevard Saint-Marcel. Grillon avait laissé un fils qui fut tué pendant la dernière guerre au combat de Buzenval.


20 mai 1882

Avant le tracé du boulevard Saint-Marcel et de l'avenue des Gobelins, la rue Collégiale, peu importante d'ailleurs, était enserrée pour ainsi dire au milieu d'un dédale de ruelles étroites et obscures, où il était assez difficile de la trouver. Aujourd'hui qu'elle est voisine d'une avenue et qu'elle a accès à un boulevard, ses conditions se trouvent changées. Aussi la spéculation privée s'en est-elle emparée pour lui faire un peu de toilette et la mettre au niveau des grandes voies qui l'entourent.

Le nom que porte cette rue rappelle l'antenne église collégiale de Saint-Marcel, bâtie au cinquième siècle en l'honneur de ce saint, et autour.de laquelle se forma peu à peu un petit village que l'on appela Mont-Cétard, d’où on fit ensuite Mouffetard. Détruite par les Normands et reconstruite au onzième siècle, il en restait quelques, débris de peu d'importance qui disparurent en 1866.

En 1668, trois voleurs pénétrèrent dans cette église, brisèrent le maître-autel et emportèrent le tabernacle qui était en or massif. Ils furent arrêtés et appliqués à la question, selon les usages du temps. Au milieu de leurs affreux tourments, un des voleurs avoua que les hosties renfermées dans le tabernacle avaient été serrées dans un mouchoir et jetées par-dessus les murailles du couvent du Val-de-Grâce.

Il y eut à ce sujet dans ce monastère une purification solennelle faite avec une pompe extraordinaire, avec le concours de tout le clergé diocésain. Anne d'Autriche et le jeune Louis XIV qui n'était pas encore roi de France, assistaient à cette solennité.

Quant aux trois voleurs, on les fit cuire dans de l'huile bouillante.


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