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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Buot située à la Butte-aux- Cailles a une longueur de 125 mètres pour 10 mètres de largeur. Elle porte le nom du propriétaire de terrains voisins.


C'est en juillet 1905 que le nom de Paul Verlaine fut donné à une place sise à Paris dans le 13e arrondissement.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Accident à  la raffinerie Say - 1886

Accident à  la raffinerie Say

Le Figaro  ― 24 août 1886

Un accident des plus graves est arrivé hier, à la raffinerie Constant Say, boulevard de la Gare.

Au moment où un violent orage éclatait sur Paris, à trois heures et quelques minutes, une détonation stridente, suivie de cris de douleur, jetait l'alarme dans toute l'usine. Par une cause que l'on n'a pu définir sur le moment, un bouilleur s'est subitement déchiré, projetant au dehors un énorme jet de vapeur.

Cinq ouvriers se trouvaient près du générateur lorsque l'explosion s'est produite : ils ont tous été atteints. Ce sont les nommés Dominique Raveras,  Appino, Genglar, Oberto, italiens, et Paul Perré, français. Tous sont des jeunes gens de vingt à vingt-cinq ans.

Les médecins et pharmaciens habitant le voisinage de l'usine sont accourus immédiatement et ont prodigué leurs soins aux blessés qui ont été transportés ensuite à l'hôpital de la Pitié.

Dans la soirée, deux des blessés ont succombé.

Une enquête a été ouverte immédiatement sur les causes, de cet accident.


 Il blesse son amie d'un coup de couteau - 1928

Il blesse son amie d’un coup de couteau

Paris-Soir — 26 aout 1928

À minuit, rue du Château-des-Rentiers, numéro 58, Marie Mohnen, âgée de 30 ans, domiciliée 90, rue Regnault, a, au cours d'une discussion avec son amant, Adrien Deretmacher, âgé de 39 ans, été frappée d'un coup de couteau par celui-ci.

Après pansement à l'hôpital de la Pitié, Mme Mohnen a pu regagner son domicile.

Le meurtrier a été arrêté et mis à la disposition du commissaire de police du quartier de la Gare.


Lu dans la presse...

 Les Bijoutiers - 1872

Les Bijoutiers

Le Figaro — 16 février 1872

Savez-vous ce que c'est qu'un Bijoutier ?...

C'est un de ces industriels qui achètent aux laveurs de vaisselle des restaurants les débris de viande cuite jugés indignes d'être offerts à la clientèle, et qui vendent ces débris,; connus sous le nom d'arlequins, aux pauvres gens des quartiers populeux.

Ce qui s'appelle arlequin sur les marchés excentriques, se nomme bijouterie dans les sous-sols du boulevard.

Or, depuis quelque temps, les étalages des bijoutiers du marché des Gobelins étaient mieux fournis que d'habitude on y voyait de grands morceaux de lard, des quartiers de jambon, de belles pièces de pâtisserie. Ces arlequins superbes ne restaient pas longtemps au marché les acheteurs et les acheteuses se précipitaient sur ces marchandises de choix et, pour être mieux servis, attendaient impatiemment l'arrivée des petites voitures à bras qui les apportaient dans Mouffetard-street.

Dès quatre heures du matin, G… et C… quittaient la Butte-aux-Cailles avec leurs véhicules, se rendaient à l'angle du boulevard et-du faubourg Montmartre, et là se séparaient, se dirigeant, l'un vers la Madeleine, l'autre vers la Bastille. Ils s'arrêtaient aux portes des restaurants, recevaient la bijouterie des mains des laveurs de vaisselle, puis entraient avec leurs fournisseurs chez les marchands de vin.

Mais ces mœurs étranges n'étaient pas communes à tous les laveurs de vaisselles. Un brave garçon, exerçant ce sacerdoce chez un restaurateur de la place du Château-d'Eau résista aux prières d'un bijoutier qui voulait emporter un jambon entier.

— Mais c'est un vol s'écria-t-il.

— Tu es bête ! Laisse donc faire, comme ton prédécesseur, et à la fin du mois tu seras content.

L'honnête laveur de vaisselle n'écoutant que sa conscience, dit tout à son patron, qui confia la chose aux autorités, qui chargèrent M. Macé (*), commissaire aux délégations judiciaires, de procéder à une information.

Des agents suivirent avant-hier les voitures, et, au moment où elles allaient arriver au marché, les détournèrent de cette destination pour les faire entrer dans la cour du poste des Gobelins. On y trouva beaucoup de bœuf bouilli, — les garçons de restaurant ne voulant pas se contenter de cette nourriture, — des merlans crus, des boudins entiers, plusieurs douzaines d'œufs frais, un énorme ragoût de mouton avec le plat, et d'autres comestibles qui, bien certainement, n'étaient pas de rebut.

On arrêta les deux négociants et deux laveurs de vaisselle dont la culpabilité est certaine, et ces gens vont avoir à répondre devant la justice du grave délit de vol par un salarié au préjudice de son patron et de complicité par recel.

Cet exemple était nécessaire, et il sera profitable sans doute. Le marché des Gobelins n'aura plus d'aussi belle bijouterie ; mais les restaurateurs du boulevard ne s'en plaindront pas.

A. Duplessis.

* - Gustave Macé (1835-1904), alors commissaire aux délégations judiciaires, allait devenir chef de la sûreté de la préfecture de police en février 1879 et le restera jusqu'à sa retraite en 1884. Il publia ensuite un grand nombre d'ouvrages de mémoires qui permettent d'avoir, encore aujourd'hui, un regard concret sur la vie et les moeurs de Paris durant le second empire et les premières années de la Troisième République. Ces ouvrages sont accessibles sur Gallica. (NdE)


A lire également

Le marché des Gobelins (1867)

Quadruple empoisonnement (1893)

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc - 21 mars 1897

La place Jeanne-d'Arc a été hier soir le théâtre d'une bagarre qui un instant a mis la police sur les dents. Un nommé Louis Klamber, d'origine alsacienne, âgé de cinquante et un ans, a été assommé par la foule. L’infortuné n'a dû la vie qu'à l'intervention de la police, qui pourtant a craint un instant ne pouvoir l'arracher à ceux qui s'acharnaient sur lui.

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Les assiégés de la cité Jeanne-d'Arc se sont rendus ce matin - 1934

Pour comprendre ces violences, il faut connaître la cité Jeanne-d'Arc, une des hontes de Paris.

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Scène sanglante dans un Bal Avenue de Choisy - 1910

Une scène, tragique et sanglante s'est déroulée, hier soir, 190, avenue de Choisy, au bal de l'Alcazar d'Italie.

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L'incendie de l'avenue de Choisy - 1893

Un incendie considérable s'est déclaré, hier soir, vers quatre heures, dans les magasins et hangars de M. Rouzé, grainetier, 197 et 199, avenue de Choisy.

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Lu dans la presse...

L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc. (1934)

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Un éboulement aux fortifications

Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement ! (1911)

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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Le monument d'Ernest Rousselle

L'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ernest Rousselle, qui fut président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, a eu lieu hier dans le jardin du dispensaire de la Maison-Blanche. (1901)

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Décentralisation artistique

Peu de lecteurs du Journal soupçonnaient qu’une exposition rassemblât, à la mairie du treizième, des œuvres exquises de fraîche beauté. Qu'ils fassent voyage. Ils connaîtront un vieux quartier de Paris dont il est aisé d'apprendre le charme. (1912)

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M. Félix Faure à l’École Estienne

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.
C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne. (1896)

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Inauguration d'habitations à bon marché dans le XIIIè arrondissement

L'Office public des habitations de la Ville de Paris a entrepris, il y a quelques années, la construction de plusieurs groupes d'habitations à bon marché dans divers quartiers populeux de la capitale.
L'un de ces groupés, sis dans le XIIIè arrondissement et dont la construction a été commencée en 1930, vient d'être terminé. (1933)

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M. Albert Lebrun inaugure le monument élevé « à la gloire des mères françaises »

Cet après-midi, à 15 heures, a eu lieu, boulevard Kellermann, près de la porte d'Italie, l'inauguration du monument érigé à la gloire des mères françaises. La cérémonie s'est déroulée en présence du président de la République et de Mme Albert Lebrun, et de hautes personnalités. (1938)

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La statue du docteur Pinel

On va prochainement ériger sur la place de la Salpêtrière la statue en bronze du docteur Pinel. (1883)

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Inauguration de l'hôpital école de la Croix-Rouge

La Société de la Croix-Rouge française a inauguré, hier après-midi, l'hôpital-école qu'elle a fait édifier, rue des Peupliers, dans le treizième arrondissement. (1908)

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M. Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris. (1941)

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M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)

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Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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