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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Küss honore le dernier maire français de la capitale alsacienne en 1871, année de sa mort, le jour même où les députés de l'Assemblée nationale décidèrent de céder l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne. Émile Küss était un savant physiologiste de la faculté de Strasbourg.


La retraite du 21e régiment d'infanterie coloniale qui, le 22 mars 1913, passa par les rues de Patay, Jeanne d'Arc, le boulevard de la Gare, les rues Pinel, de Campo Formio, les avenues des Gobelins et de Choisy ne donna lieu à aucun incident.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un Trésor dans la Bièvre - 1895

Un Trésor dans la Bièvre

Le Petit-Parisien ―  14 septembre 1895

Hier matin, à cinq heures, M. Guillou, teinturier, demeurant 2, passage Moret, apercevait, flottant sur la Bièvre, devant Guillet, une serviette en cuir noir.

Le teinturier repêcha l'épave, et grande fut surprise en constatant qu'elle contenait pour 6.000 francs environ de valeurs diverses.

La précieuse trouvaille a été déposée par M. Guillou au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui a ouvert une enquête.


 Terrible accident - 1897

Terrible accident.

Le Rappel — 28 juillet 1897

A la brasserie P…, située rue Nationale, un ouvrier brasseur, du nom de Jean Bouschbacher, était occupé hier à vider un sac de houblon dans un bac situé derrière une cuve contenant 6 hectolitres de bière en ébullition, quand il fit un faux pas et tomba dans le liquide bouillant.

Aux cris épouvantables qu'il poussait, ses camarades accoururent et le retirèrent. Le malheureux était cruellement brûlé aux jambes et au ventre, et c'est dans un état désespéré qu'il a été transporté à l'hôpital Cochin.


Lu dans la presse...

 Des ossements humains découverts par des terrassiers - 1923

Des ossements humains découverts par des terrassiers

Il  y avait aussi des fémurs de veau

Le Journal ― 8 aout 1923

Une rumeur étonnante et capable d’alimenter toutes les conversations circulait, hier après-midi vers 5 heures, dans le quartier de la Maison-Blanche. Cette rumeur, il est vrai, valait la peine qu'on y attachât de l'importance. Qu'on en juge. Des terrassiers, en creusant pour faire une cour, avaient découvert des ossements. Ces ossements appartenaient à des squelettes. Sans aucun doute on se trouvait en présence des restes des victimes de Landru ! « Enfin, disaient les commères, on a fini par les retrouver, les malheureuses ! »

Fragment d'une photographie parue dans l'Humanité

Or, malgré tout l'intérêt qu'il pouvait y avoir à faire une semblable découverte, il a bien fallu renoncer à cette hypothèse, solution trop élégante pour être vraie.

La vérité était celle-ci : Dans la cour d'une maison située à l'angle de la rue Damesme et de la rue Dieulafoy et appartenant à M. Ledur, des terrassiers étaient en train de creuser la terre formant à l'endroit une sorte de remblai, lorsqu'ils furent assez étonnés de mettre à jour un crâne humain.

Intrigués par cette découverte, ils creusèrent de plus belle, et bientôt ils exhumèrent un, puis deux, puis cinq crânes.

Tout autour, épars, se trouvaient aussi des ossements. Répétant le geste d'Hamlet, les ouvriers examinèrent leur macabre trouvaille, tandis que des enfants, amusés, essayaient de s'emparer d'une partie des débris. Quelle sombre histoire ces restes pouvaient-ils bien évoquer ?

Très probablement — puisque bientôt on établit qu'on ne se trouvait pas sur l'emplacement d'un vieux cimetière — les personnes dont on retrouve aujourd'hui les ossements avaient dû mourir de mort violente. Comment ? Quelles sont ces personnes ? Jusqu'à présent, on croit qu'il s'agit de trois femmes et deux hommes. Leur mort remonterait à plusieurs années.

Dans le quartier, naturellement, on jase. La maison était habitée autrefois par un marchand des quatre-saisons qui eut des démêlés avec la justice au sujet d'affaires de mœurs. On raconte volontiers qu'un jour la petite fille d'un voisin, qui s'était aventurée chez lui, eut un triste sort. L'affaire fit même quelque bruit. De là à supposer que le fameux Crainquebille était un terrible sadique qui enterra les trois femmes après les avoir violentées et tuées, il n'y a qu'un pas, ou plutôt qu'une audace de langue.

Une autre hypothèse obtient un certain crédit. Les ossements sont les restes de « communards » et pétroleuses -tués sur la barricade qui avait été installée non loin de là.

En réalité, il n'est pas aisé de savoir exactement à quoi s'en tenir.

En attendant le résultat de l'enquête de M. Fauvel, commissaire de police, les ossements ont été soigneusement ramassés dans un sac, puis examinés, dès le soir par des savants du Laboratoire municipal, qui ont reconnu, mêlés aux débris humains, quelques fémurs de veau. Ce détail ne fait qu'augmenter le mystère, quoi qu'il en diminue un peu l'aspect tragique.


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