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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 7 avril 1897, M. Félix Faure, Président de la République accompagné de M. Barthou, ministre de l’intérieur; du général Tournier, de M. Le Gall et du commandant Meaux Saint-Marc, visitait l’hôpital de la Salpêtrière. Avant de se retirer, M. Félix Faure avait remercié les médecins des soins qu’ils donnent aux malades et avait laissé mille francs pour améliorer l’ordinaire des malades.


C'est par un décret impérial du 27 février 1867 que la rue de la Barrière des Gobelins prit le nom de rue Fagon et que la rue des Deux-Moulins prit celui de rue Jenner.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Drame de la jalousie - 1923

Drame de la jalousie.

L'Humanité ― 21 décembre 1923

Hier matin, Mme Aubry, 14, rue du Moulin-de-la-Pointe, a tué d'un coup de revolver son mari Léon Aubry, égoutier, qui dilapidait son salaire avec une maîtresse et menaçait de quitter sa femme et ses trois enfants.


 Un jeune héros - 1895

Un jeune héros

Le Petit-Parisien ― 6 février 1895

Une dizaine d'écoliers s'amusaient, hier après-midi, dans le bas de la rue des Tanneries, à faire des glissades sur la glace qui recouvre la Bièvre, très profonde en cet endroit.

Soudain le jeune Émile Brajus, âgé de onze ans, demeurant chez ses parents, rue des Cordelières, 38, s'étant aventuré au milieu de la rivière, poussa un cri de désespoir.

La glace venait de se rompre; le malheureux enfant disparut sous l'eau.

Aussitôt un de ses camarades, Émile Berne, âgé de treize ans, plongea résolument à trois reprises différentes et fut assez heureux pour saisir son camarade par ses vêtements.

Néanmoins, l'intrépide écolier, bien qu'il fût excellent nageur, était épuisé. Le froid engourdissait ses membres.

Eugène Billion, âgé également de treize ans, se porta à son tour au secours de ses petits amis; il se coucha à plat ventre sur la glace et tandis que les autres gamins le retenaient par les pieds, il aida Berne, qui n'avait pas abandonné Brajus, à sortir de l'eau.

Dans la soirée, M. Perruche, commissaire de police du quartier, est allé rendre visite à victime et à son brave sauveteur.


Lu dans la presse...

 Des ossements humains découverts par des terrassiers - 1923

Des ossements humains découverts par des terrassiers

Il  y avait aussi des fémurs de veau

Le Journal ― 8 aout 1923

Une rumeur étonnante et capable d’alimenter toutes les conversations circulait, hier après-midi vers 5 heures, dans le quartier de la Maison-Blanche. Cette rumeur, il est vrai, valait la peine qu'on y attachât de l'importance. Qu'on en juge. Des terrassiers, en creusant pour faire une cour, avaient découvert des ossements. Ces ossements appartenaient à des squelettes. Sans aucun doute on se trouvait en présence des restes des victimes de Landru ! « Enfin, disaient les commères, on a fini par les retrouver, les malheureuses ! »

Fragment d'une photographie parue dans l'Humanité

Or, malgré tout l'intérêt qu'il pouvait y avoir à faire une semblable découverte, il a bien fallu renoncer à cette hypothèse, solution trop élégante pour être vraie.

La vérité était celle-ci : Dans la cour d'une maison située à l'angle de la rue Damesme et de la rue Dieulafoy et appartenant à M. Ledur, des terrassiers étaient en train de creuser la terre formant à l'endroit une sorte de remblai, lorsqu'ils furent assez étonnés de mettre à jour un crâne humain.

Intrigués par cette découverte, ils creusèrent de plus belle, et bientôt ils exhumèrent un, puis deux, puis cinq crânes.

Tout autour, épars, se trouvaient aussi des ossements. Répétant le geste d'Hamlet, les ouvriers examinèrent leur macabre trouvaille, tandis que des enfants, amusés, essayaient de s'emparer d'une partie des débris. Quelle sombre histoire ces restes pouvaient-ils bien évoquer ?

Très probablement — puisque bientôt on établit qu'on ne se trouvait pas sur l'emplacement d'un vieux cimetière — les personnes dont on retrouve aujourd'hui les ossements avaient dû mourir de mort violente. Comment ? Quelles sont ces personnes ? Jusqu'à présent, on croit qu'il s'agit de trois femmes et deux hommes. Leur mort remonterait à plusieurs années.

Dans le quartier, naturellement, on jase. La maison était habitée autrefois par un marchand des quatre-saisons qui eut des démêlés avec la justice au sujet d'affaires de mœurs. On raconte volontiers qu'un jour la petite fille d'un voisin, qui s'était aventurée chez lui, eut un triste sort. L'affaire fit même quelque bruit. De là à supposer que le fameux Crainquebille était un terrible sadique qui enterra les trois femmes après les avoir violentées et tuées, il n'y a qu'un pas, ou plutôt qu'une audace de langue.

Une autre hypothèse obtient un certain crédit. Les ossements sont les restes de « communards » et pétroleuses -tués sur la barricade qui avait été installée non loin de là.

En réalité, il n'est pas aisé de savoir exactement à quoi s'en tenir.

En attendant le résultat de l'enquête de M. Fauvel, commissaire de police, les ossements ont été soigneusement ramassés dans un sac, puis examinés, dès le soir par des savants du Laboratoire municipal, qui ont reconnu, mêlés aux débris humains, quelques fémurs de veau. Ce détail ne fait qu'augmenter le mystère, quoi qu'il en diminue un peu l'aspect tragique.


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