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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.


L'École Estienne est installée à son emplacement actuel depuis novembre 1889 mais n'a été inaugurée que le 1er juillet 1896 par le président de la République, M. Félix Faure.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1868

Le puits artésien de la Butte-aux Cailles

Les travaux du puits artésien qui est en cours d'exécution à la Butte-aux-Cailles, dans le 13e arrondissement de Paris, se poursuivent régulièrement, et la profondeur atteinte par l'instrument de forage dépasse aujourd'hui 350 mètres.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


 L'inévitable fou - 1900

L'inévitable fou.

Le Matin - 31 décembre 1900

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, a reçu, hier matin, la visite d'un pauvre diable, vêtu de loques sordides, qui lui a déclaré se nommer Charles-Camille Cuny, âgé de trente-sept ans, et être l'auteur du crime de la rue des Plâtrières.

— J'ai reçu du ciel la mission de couper en morceaux tous les hommes qui insulteraient le saint nom de Dieu, a-t-il dit, au magistrat.

Ce malheureux, qui est un pauvre déséquilibré, est en état de vagabondage. Il a été dirigé sur l'infirmerie spéciale du Dépôt.


Faits divers

 Inondation boulevard Kellermann - 1901

Inondation boulevard Kellermann

Le Petit-Parisien ― 25 novembre 1901

A la hauteur du numéro 26 du boulevard Kellermann, entre la porte de Bicêtre et la poterne des Peupliers, se trouve l'accès d'une double rampe aboutissant d'une part à la rue du Moulin-de-la-Pointe et d'autre part à la rue Damesme.

Hier, vers une heure un quart de l'après-midi, une sourde détonation se faisait entendre en même temps qu'une véritable trombe d'eau se faisait jour à travers le sol de la chaussée.

La colonne liquide, haute de six mètres environ, jaillit avec une violence inouïe; elle provenait de la rupture d'une conduite de 90 centimètres de diamètre, servant à la distribution des eaux de sources.

En un temps inappréciable, un véritable torrent surgit de l'ouverture béante, ravinant le sol aux alentours sur une étendue de plus de deux cents mètres carrés et créant une excavation de près de deux mètres de profondeur.

La panique

Le torrent renversa deux réverbères scellés dans un bloc de pierre au pied de chacune des parties de la rampe, arracha les bordures du trottoir sur une longueur de vingt mètres environ, roulant les pavés de grès comme des fétus de paille et les entraînant à plus de cent mètres du lieu de la rupture.

Le flot dévastateur, se précipita alors avec une force inouïe vers la poterne des Peupliers. Le chemin qui y conduit fut en un instant, submergé par le courant qui, déchaussant les pavés, creusa de chaque côté des bordures du trottoir des fossés profonds de plus d'un mètre, sur une largeur égale, puis vint s'épandre dans le bas-fond, entraînant plusieurs centaines de mètres cubes de terre et de cailloux désagrégés qui vinrent faire un lit de trente centimètres d'épaisseur au débouché de la rue des Peupliers, sous le pont du chemin de fer de Ceinture.

Le bureau d'octroi, bien que surélevé de deux marches, fut envahi par les eaux, qui pénétrèrent dans les caves.

Le torrent se répandit alors dans la rue des Peupliers, submergeant les terrains et les jardins en bordure de cette voie, et plusieurs locataires ont dû, en toute hâte, quitter leurs habitations.

Dans cette rue, à cent mètres environ de la poterne, les eaux s'amassèrent dans le creux d'un des terrains, y creusant en quelques minutes un véritable étang.

Un terrain dont l'entrée est située au n° 62 de la rue Damesme, et qui, en contre-bas de la chaussée du boulevard Kellermann, dont il est séparé par une palissade à claire-voie, est borné au fond par le mur de canalisation de la Bièvre, a eu particulièrement à souffrir de l'inondation.

Rue Damesme

Le fond de ce terrain est occupé par un bâtiment long de vingt mètres environ, sur cinq de largeur, et qui sert d'habitation et d'atelier à un cordonnier, M. Girard.

M. Girard, après avoir réglé la vingtaine d'ouvriers et ouvrières qu'il occupe, lesquels avaient travaillé jusqu'à midi, s'était mis à table avec sa femme et sa fille.

Le travail fini, et prêt à être livré, représentant une valeur de 1,500 francs environ de marchandises qui devaient être reportées aujourd'hui dans les diverses maisons de chaussures pour lesquelles M. Girard travaille, se trouvait dans des sacs, devant la porte de l'habitation.

Un volet de bois qui fermait la fenêtre de l'habitation, au rez-de-chaussée, fut violemment repoussé pendant qu'une trombe d'eau, passant à travers la claire-voie de la palissade, se précipitait d'une hauteur de quatre mètres du sol de la chassée du boulevard Kellermann, envahissait le bâtiment en entrant par les fenêtres et contraignait les habitants a fuir au plus vite, à peine vêtus, pour gagner la partie haute au terrain.

En peu de temps, l'eau, s'accumulant dans ce bas-fond, le remplit, atteignant presque la hauteur du toit, et s'étendit jusqu'au remblai du chemin de fer de ceinture, qui borde un des côtés du terrain.

Circulation interdite

Avant que la Compagnie des eaux pût fermer la conduite, il ne s'écoula pas loin d'une heure et demie. Le commissaire de police, M. Rocher, appelé sur les lieux, procéda aux constatations et informa la préfecture de police de l'accident survenu.

Les pompiers du poste de la rue Jeanne-d'Arc, accourus au premier appel, n'eurent pas à intervenir, la pente du terrain était plus que suffisante pour assurer l'écoulement de l'eau.

En attendant que le service de la voirie ait fait commencer les travaux de réfection nécessités par cet incident, le trottoir du boulevard Kellermann a été, à cet endroit, interdit à la circulation et un service d'ordre établi.


Plan 1908
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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Décentralisation artistique

Peu de lecteurs du Journal soupçonnaient qu’une exposition rassemblât, à la mairie du treizième, des œuvres exquises de fraîche beauté. Qu'ils fassent voyage. Ils connaîtront un vieux quartier de Paris dont il est aisé d'apprendre le charme. (1912)

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M. Félix Faure à l’École Estienne

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.
C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne. (1896)

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Inauguration d'habitations à bon marché dans le XIIIè arrondissement

L'Office public des habitations de la Ville de Paris a entrepris, il y a quelques années, la construction de plusieurs groupes d'habitations à bon marché dans divers quartiers populeux de la capitale.
L'un de ces groupés, sis dans le XIIIè arrondissement et dont la construction a été commencée en 1930, vient d'être terminé. (1933)

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M. Albert Lebrun inaugure le monument élevé « à la gloire des mères françaises »

Cet après-midi, à 15 heures, a eu lieu, boulevard Kellermann, près de la porte d'Italie, l'inauguration du monument érigé à la gloire des mères françaises. La cérémonie s'est déroulée en présence du président de la République et de Mme Albert Lebrun, et de hautes personnalités. (1938)

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Menu faits divers

Faits divers

Le crime de l'avenue d'Italie - 1897

A neuf heures du soir, à deux pas de l'avenue d'Italie, assez animée à pareille heure, trois bandits ont attaqué et dépouillé un passant qui a succombé aux blessures qu'ils lui avaient faites.

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Attaqué par un lion - 1897

Le dompteur Letort, attaché à la ménagerie de M. Adrien Pezon, vient d'être victime d'un accident qui, heureusement pour lui n'aura pas de suites graves.

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Le crime de la rue des Cordelières - 1879

La rue des Cordelières se trouve dans le treizième arrondissement, près du boulevard Arago, dans un quartier qui, la nuit, est peu éclairé, insuffisamment surveillé, et où les habitations sont assez clairsemées, entre de grands établissements de tannerie et de peausserie.

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Un scélérat - 1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

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En sortant du théâtre. - 1903

En sortant du théâtre, hier soir, un négociant du quartier des Gobelins, M. Léon Xavier, accompagné de sa femme, entrait dans un café du boulevard Saint-Marcel et entamait, avec un ami, une partie de jacquet.

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Un drame sur un échafaudage. - 1903

Installé sur l'échafaudage d'une maison en construction, boulevard de la Gare, un ouvrier maçon sifflotait Carmen, son air favori...

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Le drame de la rue Barrault - 1893

Au numéro 10 de la rue Barrault, dans un petit logement situé au troisième étage, une jeune femme de vingt-six ans, Mme Louise Breton, née Devrot, a tenté de se tuer avec son enfant.

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Une bataille sous une porte - 1903


Par amour ! - 1903


Un crédit néfaste - 1903


En jouant - 1912


Le crime de l’avenue de Choisy - 1889


Un drame rue de la Maison-Blanche - 1897


La bande des deux moulins - 1894


Rivalité d'amour. - 1895


Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908


Le drame de la rue Corvisart - 1905


Tentative d’assassinat - 1903


Un mari meurtier - 1903


Précoces Criminels - 1895


Le perroquet enlevé - 1896


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