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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La création de la caserne des pompiers de Port-Royal fut décidée en 1883.


Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 La bande des deux moulins - 1894

La « bande des deux moulins »

Le Gaulois — 14 novembre 1894

Une véritable bataille s'est livrée, l'avant-dernière nuit, boulevard de la Gare, entre ouvriers et rôdeurs qui sortaient d'un bal-musette de l'avenue de Choisy.

Les rôdeurs mirent bientôt le couteau à la main, et le sang coulait déjà quand les agresseurs sortant des revolvers firent usage de leurs armes.

Une femme qui passait a dix mètres de là était blessée à la cuisse par une balle mais la police accourait et parvenait arrêter un des malfaiteurs, nommé Jean Bouhain.

Cet individu, qui est blessé, a déclaré faire partie d'une bande dite la « Bande des deux moulins » à laquelle étaient affiliés la plupart des agresseurs.

L'état d'un des ouvriers nommé Émile Bonnet est désespéré. Il a été frappé d'une balle à l'œil gauche et d'un coup de couteau au cou. Un ébéniste, Joseph Verdoneck, a été également atteint d'un coup de couteau au côté gauche.


 À coups de rasoir

À coups de rasoir

Le Petit-Parisien ― 4 octobre 1927

Après avoir vécu pendant quelque temps avec Mlle Gabrielle Hardy, vingt-six ans, demeurant 166 avenue de Choisy, le commissionnaire en pommes de terre, René Le Rouzic, même âge, informait hier son amie qu'il avait décidé de reprendre sa liberté. Vainement, la jeune fille essaya de le faire revenir sur sa détermination. Toute la nuit, Gabrielle Hardy songea cette séparation imminente, Puis, le jour venu, elle prit une décision. Se levant sans bruit et s'armant d'un rasoir, elle en porta un coup furieux à la gorge de celui qui voulait la quitter.

Le Rouzic a été transporté à la pitié, où son état a été jugé peu grave. La meurtrière a été arrêtée par M. Fauvel, commissaire de police de la Maison-Blanche.


Lu dans la presse...

 Les Fêtes de Jeanne d'Arc - 1913

Sur la rive gauche

Les Fêtes de Jeanne d'Arc

A la Jeanne d'Arc du boulevard Saint-Marcel — Rues et maisons pavoisées — La véritable fête nationale

Le Gaulois — 5 mai 1913

Onze heures et demie. Il pleut toujours. Le cortège, qui vient de la place des Pyramides, traversé la place du Châtelet et passe les ponts. La pluie se fait torrentielle, mais elle n'aura pas raison de l'intrépide et belle jeunesse qui a résolu d'apporter à la Jeanne d'Arc du faubourg Saint-Marcel l'hommage silencieux et quasi religieux de son patriotisme. On se tasse sous les parapluies, et, comme un long serpent qui serait étrangement carapace, le cortège ondule par le boulevard Saint-Michel, la rue Gay-Lussac, la rue Claude-Bernard et l'avenue des Gobelins. À le voir si compact, on, songé involontairement à quelque légion de vaillants Lacédémoniens, à d'intrépides hoplites faisant la « tortue » sous leurs boucliers.

La statue de Jeanne d'Arc, due au sculpteur Chatrousse, errigée en 1891 sur le boulevard Saint-Marcel à l'angle de la rue Jeanne d'Arc

L'immense drapeau bleu et blanc que M. Baetz porte fièrement, tête nue, sous la rafale, guide les six à sept mille patriotes qui forment le cortège. Les commissaires, pris tant parmi les groupes d'Action française que parmi les autres groupes patriotiques, vont et viennent, assurant l'ordre et préparant le défilé.

À l'angle de l'avenue des Gobelins, on croise les élèves d'un manège, qui, à cheval et vêtus en chevaliers français du temps de la guerre de Cent ans, sont venus déposer une couronne au pied de la statue. Boulevard Saint-Marcel, quinze cents personnes au moins, attendent les manifestants pour défiler à leur suite. Jeanne d'Arc, déjà, disparaît sous les fleurs. Il y. en a là plus, beaucoup plus qu'à la statue de la place des Pyramides, et le cortège apporte encore quantité de couronnes. Où les mettra-t-on ? Il semble que dans ce lointain faubourg parisien le peuple ait voulu fleurir avec plus de ferveur la fille du peuple, la petite bergère de Domrémy qui sauva la France.

Et cela est infiniment touchant.

Mais il est midi et le défilé commence. Il est silencieux, ce défilé pas un mot n'est prononcé, pas un cri n'est poussé. Les jeunes gens passent, les têtes se découvrent. C'est un salut, rien de plus, mais combien plus impressionnant que tous les cris et que toutes les paroles C'est l'amour de la France qui passe, et dans tous les jeunes cœurs de ces soldats de demain bat la même espérance.

La statue n'est plus visible ce n'est plus qu'une gerbe de roses, de fleurs de lis et de lilas sur laquelle la pluie ruisselle. La cérémonie est terminée et la dislocation générale se fait dans un ordre parfait.


A lire également

Une nouvelle statue de Jeanne d'Arc (1891)

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Une scène, tragique et sanglante s'est déroulée, hier soir, 190, avenue de Choisy, au bal de l'Alcazar d'Italie.

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Les palais des Reines Blanche aux Gobelins

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Deux promenades autour du boulevard Saint-Marcel

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La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone. (1932)

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Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne. (1927)

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L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins. (1913)

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La reconstitution des Gobelins

On sait que la reconstitution partielle des Gobelins fut entreprise, il y a près de deux ans, sous l'habile direction de MM. Formigé et Jossely.
La façade du nouveau, bâtiment est déjà en partie débarrassée, de ses échafaudages. (1913)

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La passerelle de la Maison-Blanche

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Une masure s'effondre au « Camp marocain »

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Les quartiers pauvres

Les quartiers pauvres et populeux de Paris sont négligés ou dédaignés par l'administration, tandis que les quartiers élégants sont « embellis » à grands frais.
Cette iniquité, à laquelle personne ne songe, et dont beaucoup de citoyens ont malheureusement à souffrir, a fini par provoquer les plaintes légitimes des habitants du 13e arrondissement, c'est-à-dire du coin abandonné qui comprend la route d'Italie, les Gobelins, la Bièvre et la Butte-aux Cailles. (1869)

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Un syndicat d'indigents

La cour des Miracles était hier soir en grand émoi ; elle avait transporté cahin-caha, béquillant et gesticulant, ses pénates dans le quartier de la Gare, rue Nationale, tout là-bas, au bout de Paris, près de la barrière d'Italie. Il faut dire que le 13° arrondissement a un maire, M. Thomas, « qui fait des économies sur les fonds alloués par la Ville au service de bienfaisance, et qui, cette année, a rendu 50,000 francs à l'Assistance publique ». (1897)

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