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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1889, E. Pion, médecin vétérinaire, inspecteur de la Boucherie à Paris dénombrait 40 chèvres séjournant régulièrement à la Porte d'Italie et 15 à la Poterne des Peupliers.


L'église Notre-Dame de la gare a été construite en 1855 aux frais de la commune d'Ivry


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1895

M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un Cheval dans une boutique - 1897

Un Cheval dans une boutique

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Le fiacre numéro 7119 descendait hier matin, vers dix heures et demie, l'avenue de Choisy, lorsque le cheval s'emballant tout à coup partit à fond de train, malgré les efforts que faisait le cocher pour le contenir.

Tout à coup la bête affolée obliqua à droite, puis alla donner tête baissée dans la porte vitrée d'une boutique de porcelaine, située au numéro 196.

Le marchand, M. Braul, était heureusement dans le fond du magasin, car l'élan du cheval fut si violent qu'il entra entièrement dans la boutique, brisant glaces, comptoir, vaisselle, potiches, etc.

Il a fallu pénétrer à l'intérieur de la porcelainerie par une porte ouvrant sur le corridor pour dételer l'animal.

La pauvre bête s'est fait des blessures telles qu’il faudra sans doute l'abattre. Le fiacre est également fort endommagé.

Quant aux dégâts causés dans la boutique, ils sont considérables.


 Une antipatriote - 1917

Une antipatriote

Le Figaro — 26 janvier 1917

Boulevard de la Gare, mercredi matin, une femme, s'adressant aux ouvrières qui se rendaient aux usines de guerre, essayait de les détourner de leur travail, menaçant et frappant même celles qui ne voulaient pas l'écouter.

Signalée à la police, cette femme a été arrêtée hier matin, au moment où elle s'apprêtait à recommencer. C'est une nommée Renaudat, demeurant rue des Malmaisons.

Elle a été envoyée au Dépôt.


Faits divers

 Les « Étrangleurs de Croulebarbe » - 1902

Les « Étrangleurs de Croulebarbe »

Le Journal — 24 octobre 1902

Cité Jeanne-d'Arc. — Deux bagarres. Vingt arrestations.

La cité Jeanne-d'Arc vient encore d'être le théâtre de scènes sanglantes.

Hier vers trois heures et demie de l'après-midi un malfaiteur dangereux, frappé de dix ans d'interdiction de séjour, Léon Becquet, âgé de vingt-sept ans, se prit de querelle avec un autre individu, Adolphe Douraud, dit « Bibi », au sujet d'une femme, une fille soumise dont le casier judiciaire est orné de vingt-neuf condamnations.

Des paroles ils en vinrent bientôt aux coups.

Soudain, au paroxysme de la fureur, Becquet s'arma d'un revolver et en tira quatre coups sur son antagoniste, qui s'affaissa, perdant son sang à flots.

Au bruit des détonations, des gardiens de la paix accoururent et transportèrent le blessé à l'hôpital Cochin, où l'on déclara son état désespéré.

Pendant ce temps, le meurtrier était arrêté et conduit au commissariat de police du quartier de la Gare.

Interrogé par M. Rocher, Léon Becquet a déclaré qu'il aurait été heureux de « faire son affaire » à Douraud. « Ce n'est que partie remise », a-t-il ajouté.

Le commissaire de police a envoyé le meurtrier au Dépôt. Une vingtaine de rôdeurs et de souteneurs, qui avaient encouragé les combattants, furent également arrêtés. Après avoir subi un interrogatoire, sept d'entre eux ont été également dirigés sur le Dépôt.

— A minuit, une nouvelle bataille, à laquelle, cette fois, plusieurs individus participèrent, se livrait dans la cité Jeanne-d'Arc.

Un souteneur, nommé Jules Derrien, dit « Julot ", dit « La Terreur de Charonne », âgé de vingt-huit ans, sorti le matin même de la prison de la Santé, où il purgeait une condamnation pour attaque nocturne et vols, se prit de querelle avec sa maîtresse, Madeleine Besniard.

Cette Madeleine Besniard est la femme légitime du fameux bandit Juiges, le chef de la bande des « Étrangleurs de Croulebarbe », qui terrorisa tout Paris il y a une dizaine d'années.

Arrêté, ainsi que plusieurs de ses acolytes, Juiges fut condamné, en 1894, aux travaux forcés à perpétuité.

Il laissa à Paris, et particulièrement dans une partie du treizième arrondissement, des amis qui, hier, prirent fait et cause pour sa femme.

Une épouvantable mêlée s'ensuivit. On entendit des détonations, les couteaux furent sortis, et un véritable carnage allait se produire si des gardiens de la paix, en force, n'étaient arrivés.

Tous les combattants, au nombre de douze, furent conduits au commissariat de police de M. Rocher, qui les fit immédiatement diriger sur le Dépôt.

De nouvelles arrestations, qui purgeront, une fois pour toutes, le treizième arrondissement des malfaiteurs qui y recherchent un abri, sont imminentes.



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