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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue du Tibre, dans le quartier Maison-Blanche, a été ouverte sur l'emplacement d'une voirie d'équarrissage, elle a porté le nom de rue de la Fosse-aux-Chevaux, puis du Tibre, à cause de la Bièvre autour de laquelle ont été groupés des noms de fleuves.


La rue de Lourcine a pris le nom de rue Broca en 1890.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1941

M. Steeg, maire de Berlin, à l'école de la rue Küss

Le Docteur Steeg, maire de Berlin, ou plus exactement, président de l'administration municipale de la capitale du Reich est, depuis quelques jours, on le sait, l'hôte de Paris.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le coup de l'anévrisme..- 26 février 1897

Le coup de l'anévrisme.

Le Matin — 26 février 1897

On avait annoncé qu'une dame Caroline Foussier, demeurant quai de la Gare, dans le quartier des Gobelins, était morte victime d'un empoisonnement criminel. On avait même échafaudé sur la fin de cette femme tout un roman auquel les affirmations des voisins paraissaient donner un semblant de vérité.

M. le docteur Vibert a pratiqué, hier, à la Morgue, l'autopsie du cadavre de Mme Foussier et il a reconnu que cette personne avait tout simplement succombé à la rupture d'un anévrisme.

Néanmoins, les viscères ont été envoyées au laboratoire de toxicologie M. le docteur Ogier en fera l'analyse.


 L'Escroc des Pauvres - 1903

L'Escroc des Pauvres

Le Petit-Parisien — 28 mai 1903

M. Dion, cordonnier, âgé de soixante-cinq ans, demeurant 5, rue des Cinq-Diamants, ne peut presque plus travailler à cause de sa mauvaise vue aussi avait-il sollicité son inscription au bureau de bienfaisance du treizième arrondissement.

Hier, un individu très correct, portant à la boutonnière le ruban de la médaille militaire, se présentait chez le vieillard au nom de la municipalité; il venait au sujet de la demande, affirma-t-il, un supplément d'enquête étant nécessaire, et il lui réclama certains papiers.

Pendant que M. Dion bouleversait tout chez lui pour trouver les pièces réclamées, le faux inspecteur s'emparait des économies du pauvre vieux, une somme de onze francs représentant le maigre gain de sa semaine.

Ce n'est qu'après son départ que le cordonnier a constaté le vol odieux dont il venait d'être victime. Il a été narrer sa mésaventure à M. Pélatan, commissaire de police, qui fait rechercher le malfaiteur. Celui-ci a déjà fait, de la même façon, de nombreuses dupes dans le treizième arrondissement.


Faits divers

 Le drame de la rue du Moulinet - 1932

Le drame de la rue du Moulinet

Un brigadier de police tue sa femme dans un accès de fureur et disparaît

Le Journal ―11 août 1932

La jalousie et la colère n'ont pas seules le triste privilège de pouvoir être évoquées comme les seuls mobiles de drames sanglants. L'avarice conduit parfois au crime ceux qu'elle hante.

C'est ainsi que pour une misérable question d'intérêt, le brigadier de gardiens de la paix du 5è arrondissement, Fernand-Maurice-Désiré Pacotte, né le 5 mai 1890, à Echalot (Côte-d'Or), a tué de quatre balles de revolver sa femme, Henriette-Sidonie Blain, née à Vitry-sur-Seine, en juillet 1888, après une discussion qui dura plus de deux heures.

Les époux Pacotte habitaient depuis plusieurs années un petit pavillon dont ils étaient propriétaires 43-45, rue du Moulinet. La maisonnette, solidement construite, comprend une cuisine et trois pièces surélevées au-dessus de la cave. Une chambre indépendante abritait, depuis cinq ans, une brave femme de ménage, Mme Pfeifer, née Gracy Hinart âgée de 70 ans.

Le ménage, qui possédait une certaine aisance, aurait pu être heureux. En effet, la solde du brigadier était assez élevée, et, de son côté, Mme Pacotte, qui, lors de son mariage en 1923 avait apporté une dot de 30.000 francs, gagnait bien sa vie en travaillant chez elle comme confectionneuse. L'intérieur du logis, coquettement meublé et d'une propreté méticuleuse, atteste les qualités ménagères de la malheureuse victime.

Pourtant tout ce bien-être matériel était gâté par le caractère du brigadier. Si Mme Pacotte, femme aimable et douce, jouissait de la considération unanime de ses voisins, il n'en était pas le même de son mari, qui, aux dires de ses proches mêmes, était un homme intègre, méticuleux, mais sournois, brutal et intéressé jusqu'à un point qui frisait l'avarice. C'est là ce qui devait déclencher le drame.

Mardi, vers 21 h. 30, Mme Pfeifer était à peine rentrée dans sa chambre qu'elle percevait les échos d'une violente discussion chez ses propriétaires.

Mme Pacotte criait : « Mme Pfeifer ! il veut me tuer. »

Presque aussitôt, la malheureuse, épouvantée, se réfugiait en chemise chez sa locataire et lui disait que son mari venait de la menacer de son revolver.

Après quelques minutes, l'homme ayant paru s'apaiser, Mme Pacotte rentrait chez elle ; mais bientôt la discussion reprenait. La femme de ménage, apeurée, comprit, par bribes, que le brigadier réclamait à sa femme des bijoux qu'il lui avait offerts et qui, disait-il, valaient 20.000 francs. Mme Pacotte s'en fut sans doute les chercher dans un coffret, les jeta aux pieds de son mari, qui répondit : « Merci. » Puis le calme était revenu.

Soudain, vers 23 heures .30, six coups de feu claquèrent à une cadence rapide. Mme Pfeifer vit alors dans la courette le brigadier tournoyer sur lui-même « comme une toupie » et prendre la fuite, vêtu seulement d'un pantalon de treillis et d'un tricot.

Tout d'abord, elle pensa que M. Pacotte venait de décharger son revolver pour tranquilliser sa compagne mais, inquiète et n'entendant plus aucun bruit, elle alerta la police. Bientôt M. Barnabé, commissaire du 13è arrondissement, accompagné de M. Lherm, secrétaire du quartier de la Maison-Blanche, arrivait sur les lieux. Dans l'embrasure d'une porte faisant communiquer la salle à manger et la pièce servant d'atelier le magistrat trouvait, étendu sur le dos, les mains crispées, le cadavre de Mme Pacotte.

La victime, qui avait dû tenter de fuir, était vêtue seulement d'un manteau marron jeté sur une chemise de nuit.

L'examen superficiel du corps a permis de trouver les traces de 4 projectiles : deux à la poitrine, un au cou et un à la tempe droite. Des douilles et deux balles gisaient éparses dans la pièce. Le meurtrier, son crime commis, avait jeté ses armes, un pistolet réglementaire du calibre 7 m/m 65, dont le chargeur était épuisé et un autre de 6 m/m 35 dont deux cartouches avaient été tirées, sous des meubles. Sur la table se trouvaient une hachette ne portant aucune trace suspecte; une feuille déchirée d'un cahier sur laquelle Pacotte avait écrit posément ses dernières volontés « abandonnant à l'État » une série d'objets dont il donne un inventaire complet.

Hier matin, M. Lherm a entendu Mme Pfeifer et la soeur de la victime, Mme veuve Marie-Geneviève Chassagne, née Blain, employée à la ville d'Ivry, et y demeurant 3 bis, rue Mansart.

Celle-ci, une veuve mère de trois enfants, a déclaré que Pacotte entrait dans de véritables crises de fureur lorsqu'il apprenait que sa femme avait confectionné dies vêtements pour ses neveux, ou qu'elle leur avait porté quelque friandise.

Le corps de la victime a été transporté, dans la soirée, à l'Institut médico-légal aux fins d'autopsie.

Tout donne à penser que le meurtrier s'est fait justice ou que, son accès de démence calmé, il se constituera prisonnier.

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