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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Au sein de l'hôpital de la Salpétrière, on remarque la jolie chapelle surmontée d'un dôme, que l'architecte Libéral Bruant bâtit en 1687.


L'orage remarquable par sa longue durée plus encore que par sa violence, qui éclata le lundi 23 juillet 1906 au soir sur Paris, causa beaucoup de dégâts. Dans le treizième arrondissement, la Bièvre, très grossie, sortit de son lit et inonda le passage Moret, dont les maisons ont dû durent être évacuées. Rue de la Glacière, 25, les ateliers de MM. Dufresne et Rommutel furent envahis par les eaux.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1910

Les prochains grands travaux de Paris

Sur l'emprunt de 900 millions, dont la majeure partie doit servir à exécuter dans Paris de grands travaux de voirie (ce qui n'exclut pas ceux qui ont été décidés antérieurement à l'adoption de ce vaste plan de campagne), les quatre quartiers du treizième arrondissement auront une assez forte part.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Deux oeufs cuisaient - 1915

Deux oeufs cuisaient.

Le Matin — 6 juin 1915

Deux œufs cuisaient dans la poêle, et le porteur aux Halles Adolphe Vialard, âgé de quarante ans, allait se mettre à table, hier matin, dans la modeste chambre qu'il occupe 166 bis, rue Nationale.

— Décidément, j'en ai assez ! déclarât-il soudain sa maitresse, Maria Monteiller, âgée de trente-quatre ans. Je sais que tu as remis à la maitresse de mon père une partie des outils qui me servent à « bricoler », et je t'en veux à mort !

La menace n'était pas vaine, car le coltineur — il est réparateur de parapluies, à l'occasion — s'empara d'un long poignard, et, à six reprises, le planta dans le flanc de sa compagne. Puis avec la même arme, toute ruisselante de sang, il se porta une douzaine de coups dans la poitrine. Prévenu aussitôt, M. Prodhon, commissaire de police du quartier de la Gare, fit transporter le couple à l'hôpital de la Pitié. L'état de Maria Monteiller n'inspire pas d'inquiétude. Par contre, on désespère de sauver le porteur aux Halles.


 À coups de rasoir

À coups de rasoir

Le Petit-Parisien ― 4 octobre 1927

Après avoir vécu pendant quelque temps avec Mlle Gabrielle Hardy, vingt-six ans, demeurant 166 avenue de Choisy, le commissionnaire en pommes de terre, René Le Rouzic, même âge, informait hier son amie qu'il avait décidé de reprendre sa liberté. Vainement, la jeune fille essaya de le faire revenir sur sa détermination. Toute la nuit, Gabrielle Hardy songea cette séparation imminente, Puis, le jour venu, elle prit une décision. Se levant sans bruit et s'armant d'un rasoir, elle en porta un coup furieux à la gorge de celui qui voulait la quitter.

Le Rouzic a été transporté à la pitié, où son état a été jugé peu grave. La meurtrière a été arrêtée par M. Fauvel, commissaire de police de la Maison-Blanche.


Faits divers

 Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche - 1923

LES MYSTÈRES DE PARIS

Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche

L'Humanité — 10 aout 1923

Mardi, vers trois heures du soir, au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon, le terrassier Fleurât qui, avec ses camarades, creusait la terre, pour l'aménagement d'un fournil, découvrait à moins d'un mètre du sol et quinze métrés environ de la rue, une caisse en bois tout à fait vermoulu, de 1 mètre 50 de large et 2 mètres de long. Cette caisse ayant vaguement la forme d'un cercueil conterait cinq crânes et, de nombreux ossements humains.

Les squelettes retrouvés - Photo L'Humanité
L'équipe de terrassiers sur les lieux de la découverte (Photographie : L'Humanité)

Le terrain sur lequel vient d'être faite cette découverte est en ce moment employé à la construction de pavillons. Pendant longtemps, des chiffonniers qui y avaient construit des baraques, y vécurent. C'était en somme un coin de la zone, ou se réfugiaient les « bricoleurs » et les pauvres bougres.

Puis vint l'expulsion et ce terrain devint un coin de déchargement où les enfants jouaient pendant que les tombereaux de scories comblaient petit à petit la grande mare de 100 mètres de diamètre qui reposait au bas du coteau.

Après la découverte

Dans un entrebâillement des pavillons en construction, étendus sur une botte des paille, trois crânes et différents ossements sont rassemblés. Un agent veille et- s'ennuie. Il fait si chaud aussi !

— Trois crânes ? mais on en a découvert cinq ?

— Vous ignorez qu'un habitant du quartier s'en est approprié un. Il paraît que ça porte bonheur. L'autre a été égaré par des enfants qui. s'amusaient avec. Tout simplement...

Il est difficile, étant donné l'état de ces ossements, de déterminer la daté, de leur enfouissement. Mais les légendes circulent.

On raconte que…

…ce sont des ossements de femmes, et cela parce que l'emplacement sur lequel ils ont été découverts se trouve exactement situé au-dessous de la baraque d'un garagiste, mort depuis deux, ans, qui, avait la réputation d'un satyre, avait été condamné pour viol et avait, quoique sexagénaire, enlevé une fillette de quinze ans.

Ce serait une nouvelle affaire Landru !

Quel dommage vraiment que nous ne soyons pas tout à fait en état de guerre.

La grande, presse et le gouvernement auraient là de quoi bourrer convenablement le crâne au populo et cela pendant des semaines.

Rien, d’ailleurs, ne permet d'affirmer, comme on a déjà tenté de le faire, que ces ossements sont des restes de femmes. Les dimensions varient et l'histoire du garagiste satyre, du nouveau Landru ou du « Soleilland impuni »(*) nous paraît bien pauvre.

Vieux souvenirs

Mais, M. Petit, vieillard de 82 ans, que nous interrogeons parce que l'un des plus anciens habitants du quartier, nous fait part de ses vieux souvenirs et nous raconte une partie des glorieux combats que la Commune a livrés sur ce point de Paris.

« Du haut du Parc Montsouris, nous dit-il, les Versaillais tiraient sur la vallée de la Bièvre et la Maison-Blanche. Il y eut de nombreux morts du côté du peuple. Le père d'un communard, décédé depuis peu de temps, y fut tué ainsi que sa sœur. Les ossements qu'on vient, de trouver appartiennent peut-être aux morts de 1871.

Et, en effet, n'est-ce pas là les restes glorieux de vaillants de la Commune, assassinés par les Versaillais et pieusement enterrés, côte à côte, par des amis obscurs et reconnaissants.

L'hypothèse se soutient. L. G.


(*)Albert Louis Jules Soleilland est un ébéniste français reconnu coupable du viol et du meurtre d'une fillette de onze ans, Marthe Erbelding, le 31 janvier 1907.
L'affaire, qui donne lieu à un véritable feuilleton journalistique occupant les unes au début du mois de février 1907, suscite un vif émoi populaire.


Sur le même événement :

Des ossements humains découverts par des terrassiers

L'épilogue de cette affaire

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Menu faits divers

Faits divers

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Le drame de la rue du Tage - 1903


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L'alcoolisme - 1895


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Le crime de la Cité Jeanne d'Arc - 1907


Haustrate aux Assises -1907


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