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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'église Saint-Hippolyte, œuvre de l'architecte Jules Astruc (1862-1935), a été construite entre 1909 et 1924, grâce notamment à la générosité de la famille Panhard.


Le dernier étang du quartier de la Glacière fut comblé en août 1881 et sur son emplacement, on construisit une gare de marchandise connue sous le nom de gare de Rungis.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1911

Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement !

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C'est arrivé dans le 13ème

 A coups de baïonnette.- 19 janvier 1897 A CHANGER

A coups de baïonnette.

Le Matin - 19 janvier 1897

Le quartier de la Maison-Blanche a été, hier matin, le théâtre d'un drame sanglant. M. Joseph Brichet, garde républicain en retraite et propriétaire d'un petit; immeuble situé dans le passage des Malmaisons, a été frappé du plusieurs coups de baïonnette par un de ses locataires, un chiffonnier du nom de Guillon.

Ce Guillon était sorti récemment de la maison centrale de Poissy; il avait la prétention de transformer son logement en une sorte d'asile de nuit à l'usage de tous les vagabonds du quartier et des prisonniers libérés se trouvant sans domicile.

Naturellement, M. Brichet vit d'un très mauvais œil cette invasion 'de malfaiteurs dans un local lui appartenant, et il s'efforça de faire déguerpir et son singulier locataire et ses étranges amis.

Comme Guillon se refusait énergiquement à vider les lieux, M. Brichet trouva très pratique de faire démonter la porte et les fenêtres de son logement. Le chiffonnier résista quand même, et, hier matin, quand l'ex-garde républicain se présentait pour lui signifier de nouveau son congé, il se précipita sur lui, armé d'une vieille baïonnette et le frappa à la poitrine et aux jambes.

M. Brichet, blessé très grièvement, a été transporté à l'Hôtel-Dieu. Quant à l'auteur de cette tentative de meurtre, il été mis sur-le-champ en état d'arrestation et envoyé au Dépôt par M. Remougin, commissaire de police.


 Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse - 1931

Un ivrogne blesse à coups de rasoir la fille de sa maîtresse

Le Petit-Parisien — 6 juillet 1931

Ayant rencontré, l’autre nuit, rue Bourgon une fillette couverte de sang, des passants avertirent l’agent Guillard, du XIIIè arrondissement, qui, aussitôt, conduisit la blessée à la Pitié. La jeune fille qui portait au visage et aux mains des plaies provoquées par des coups de rasoir, déclara se nommer Charlotte Chasselin, âgée de quatorze ans et avoir été frappée par Louis Demayer, amant de sa mère.

Le commissaire de la Maison-Blanche, M. Fauvel, fit aussitôt arrêter Demayer à son domicile, 11, rue Bourgon. Manœuvre, âgé de cinquante-sept ans, celui-ci avoua qu’étant ivre et trouvant la porte de sa maitresse fermée, il l’avait enfoncée. Une querelle ayant aussitôt éclaté entre les deux amants, la jeune Charlotte voulut s’interposer. Demayer s’était aussitôt jeté sur elle, un rasoir à la main et l’avait frappée au visage et aux mains. L’état de la jeune blessée n’est pas grave et elle a pu regagner son domicile.


Faits divers

 Le crime de l'avenue d'Italie - 1899

Le crime de l'avenue d'Italie

Le Rappel ― 19 mars 1899

Au numéro 23 de l'avenue d'Italie, dans une petite boutique, un vieillard de soixante-trois ans avait installé, il y a quelque temps, un atelier de réparations de bicyclettes. Une jeune fille de vingt-six ans, nommée Lucie Carronneille, qu'il faisait passer pour sa fille, demeurait avec lui.

L'avenue d'Italie vers 1900
L'avenue d'Italie vers 1900

Hier après-midi, vers six heures et demie, le vieillard était passé dans l'arrière-boutique pour allumer sa lampe. Un client entra dans l'atelier et demanda à la jeune fille, restée seule, un objet qui se trouvait dans un casier placé à gauche de la porte d'entrée, mais au moment où Lucie Carronneille allongeait le bras pour servir le client, celui-ci la frappait de cinq coups de couteau et prenait la fuite.

La jeune fille s'affaissa en criant : « On me tue ! A l'assassin ! »

Le vieillard sortit aussitôt de l'arrière-boutique et donna l'alarme aux voisins, qui s'élancèrent à la poursuite du meurtrier.

Le docteur Auvergneau, aussitôt appelé, ne put que constater le décès ; la mort avait été instantanée.

Le meurtrier put être rejoint, après maintes péripéties, au coin de la rue de Tolbiac et de l'avenue de Choisy, et conduit devant M. Rocher, commissaire de police du quartier de la Gare.

C'est un nommé Charles-Louis Leroy, âgé de 17 ans, demeurant avec sa mère, 23 bis, avenue d'Italie. Il s'était déguisé avec une fausse barbe pour ne pas être reconnu par la jeune fille, dont il était le voisin.

On prétend dans le quartier que Leroy a donné à plusieurs reprises des signes non équivoques de dérangement cérébral. Dans tous les cas, on ignore, jusqu'à présent, les mobiles qui l'ont poussé à commettre ce meurtre.

À toutes les questions qu'on lui pose, l'assassin répond : «  Ce n'est pas moi qui ai commis ce crime ».

La mère de Leroy raconte que son fils est fou, que souvent il se déguisait à l'aide d'oripeaux quelconques ; il passait des nuits entières à lire des romans.

Le corps de la malheureuse jeune fille sera transporté aujourd'hui à la Morgue et le meurtrier sera envoyé au Dépôt.


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