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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

A la création de l'arrondissement, la mairie était installée dans l'ancien pavillon de l'octroi à la barrière de Fontainebleau.


Le 7 décembre 1930, un beau dimanche, à l'angle de l'avenue des Gobelins et de la rue Philippe- de-Champaigne, le manœuvre géorgien Parmény Tchanoukvadzé, trente-six ans, abattait à coups de pistolet automatique M. Noé Ramichvili, quarante-neuf ans, ancien ministre de l'Intérieur du gouvernement menchevik de Géorgie, président à Paris du parti Tebanoukvadze social démocrate géorgien, blessant M. Menagarichvili, secrétaire du précédent, qui se portait au secours de son chef.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1932

Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Sanglante querelle - 1911

Sanglante querelle

Le Petit Parisien — 2 janvier 1911

Avenue des Gobelins, vers cinq heures et demie du matin, deux ouvriers âgés de vingt-sept et de vingt-neuf ans, Maurice Lindet et Armand François, demeurant, le premier, 4, rue Jonas, le second 46, rue des Cinq-Diamants, se prirent de querelle, on ne sait pour quel motif, avec des inconnus.

La disputé tourna tien vite au tragique et les couteaux se mirent de la partie.

Quand, attirés par le bruit, des gardiens de la paix intervinrent, ils aperçurent plusieurs individus qui fuyaient à toutes jambes, et trouvèrent étendus sur le sol, grièvement blessés, Armand François et Maurice Lindet.

Celui-ci avait la joue gauche traversée d'un coup de couteau son camarade avait été atteint à la tête et au côté gauche.

Transportés à l'hôpital de la Pitié où M. Yendt, commissaire de police, alla les interroger, les deux blessés n'ont pu donner qu'un signalement assez vague de leurs agresseurs.


 Un Trésor dans la Bièvre - 1895

Un Trésor dans la Bièvre

Le Petit-Parisien ―  14 septembre 1895

Hier matin, à cinq heures, M. Guillou, teinturier, demeurant 2, passage Moret, apercevait, flottant sur la Bièvre, devant Guillet, une serviette en cuir noir.

Le teinturier repêcha l'épave, et grande fut surprise en constatant qu'elle contenait pour 6.000 francs environ de valeurs diverses.

La précieuse trouvaille a été déposée par M. Guillou au bureau de M. Perruche, commissaire de police, qui a ouvert une enquête.


Faits divers

 Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches - 1911

Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches (*)

Le Journal — 6 janvier 1911

À trois heures du matin, boulevard Arago — le boulevard Liabeuf, comme l'appellent maintenant, les apaches du quartier — une fusillade terrible s'est engagée entre agents et rôdeurs, sur l'emplacement même où fut exécuté le meurtrier de la rue Aubry-le-Boucher.

Sept redoutables bandits qui appartiennent à la le bande des Tatoués de la Butte-aux-Cailles n, descendaient bruyamment des hauteurs de la rue Mouffetard où se trouve leur quartier général, pour prendre un « glasse» au bar de « La Boulette » situé à l'angle de l'avenue d'Orléans et de la place Denfert-Rochereau.

Mais « La Boulette », qui n'ouvre qu'à trois heures et demie du matin, pour le passage des maraîchers venant de la porte d'Orléans, avait encore ses volets clos. Ils s'apprêtaient à -mener grand tapage quand survinrent le sous-brigadier Raillard et les agents Minet, Léonard et Émile, du quatorzième arrondissement

Les « Tatoués de la Butte-aux-Cailles » se sentant en nombre, abreuvèrent les agents d'invectives et prirent la fuite. C'est alors que s'engagea une chasse à l'homme aussi mouvementée que tragique.

En un clin d'œil, les malandrins eurent éteint les candélabres. Dans la nuit opaque où se profilait sinistrement la prison de la Santé, ils tirèrent, au hasard, plus de vingt coups de revolver.

— Sortez les « rallonges » ! s'écria l'un d'eux, en tirant de sa poche un couteau.

Les agents ripostèrent et firent feu en Pair, dans le but de jeter l'effroi parmi leurs agresseurs. Pendant près d'un quart d'heure, on n'entendit que le crépitement des balles.

Au milieu d'une mêlée effroyable, on put,  cependant, opérer deux arrestations : celles de Pierre Berg, de nationalité luxembourgeoise, âgé de vingt-quatre ans, demeurant en garni 32, rue Samson, et Émile Berne, dit « la Terreur de la Butte-aux-Cailles »,  âgé de vingt-trois ans, 5, rue Bainville, qui est le chef de cette association de malfaiteurs.

On voyait si peu clair dans ce corps-à-corps que « la Terreur a tira à bout portant deux projectiles sur son acolyte Berg qui, atteint à la main droite et à la hanche, dut être transporté d'urgence à l'hôpital Cochin, où il est consigné à la disposition de la justice.

Berg est un habitué de ces rencontres car il a subi déjà trois fois l'opération de la laparotomie.

Quant à « la Terreur », il a été conduit devant M. Guichard, commissaire de police du quartier Montparnasse, qui, assisté de son secrétaire, M. Le Gai, procéda à son interrogatoire. Berg possède un casier judiciaire qui s'orne de huit condamnations. Son corps est couvert de-tatouages variés. Il porte, notamment, le signe de ralliement de la bande : une étoile, à la joue et à la main gauche. On a trouvé sur lui cinq couteaux à cran d'arrêt et deux revolvers.

Dans la soirée, il a été envoyé au Dépôt.

Le sous-brigadier Raillard, qui arrêtait, la semaine dernière, plusieurs cambrioleurs dans un dépôt de la rue de Vanves, a été grièvement blessé aux mains par le couteau des apaches. Quant à ses agents qui ont essuyé nombre de coups de feu, ainsi qu'en témoignent leurs képis roussis par le frôlement, des balles, ils ont été ainsi que leur chef, vivement félicités par l'officier de paix de l'arrondissement, M. Remongin.

Le service de la Sûreté est lancé à la poursuite des cinq autres « Tatoués » parmi lesquels se trouverait le « Grand Henri », individu très dangereux. Mais on ne possède sur eux que de values indices car « la Terreur » et son complice Berg se sont renfermés dans un mutisme absolu.


* Géographiquement, cette bataille s'est déroulée sur la partie du Boulevard Arago appartenant au 14ème arrondissement mais a impliqué des ressortissants du 13è.
Pourquoi "Boulevard Liabeuf" ?
Jean-Jacques Liabeuf (né le 11 janvier 1886 à Saint-Étienne), cordonnier condamné pour proxénétisme, faits dont il se déclarait innoncent, voulut se venger de ce qu'il considérait comme une injustice en tuant des policiers,c e qu'il fit dès sa libération en tuant un agent de police du 4e arrondissement le 8 janvier 1910. Repris, jugé et condmané à mort le 4 mai de la même année, son exécution eut lieu boulevard Arago devant la prison de la Santé dans un climat insurrectionnel. Jaurès dénonça cette exécution comme un "crime".

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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Chronique électorale

Dans la première circonscription du XIIIe arrondissement, M. Raymond Renaudière, qui a groupé sur son nom au premier tour près de 4.000 voix, est le seul candidat désigné pour battre au second tour le communiste dissident Gélis. (1932)

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Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Menu faits divers

Faits divers

Chronique du feu - 1879

Hier soir, à dix heures quarante-cinq, un incendie s'est déclaré dans le grenier à fourrages de M. Brancourt, grainetier, boulevard de la Gare, 187. La cause de ce sinistre n'est pas encore connue.

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Le drame du quartier de la Gare - 1896

Les habitants de la rue du Dessous-des-Berges, dans le quartier de la Gare, ont été fortement impressionnés hier soir par un drame présentant un côté mystérieux, qui s'est déroulé dans l'immeuble situé au numéro 78. Une mère, Marie Pouquet, âgée de trente-deux ans, est venue s'abattre vers minuit sur le pavé de la cour, elle portait, attaché autour du corps, son enfant âgé de vingt mois.

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Le drame de la rue Dunois - 1892

Le nommé Duchefdelaville, maraîcher, demeurant 20, rue Dunois, se présentait hier dans la matinée au commissariat de police de la rue Jeanne-d'Arc.

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Le drame de la rue Dunois - 1892 - dernières nouvelles

L'enquête ouverte par M. Bolot, commissaire de police, sur la tentative d'assassinat dont le maraîcher Duchefdelaville, se prétendait victime s'est poursuivie hier.

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L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc - 21 mars 1897

La place Jeanne-d'Arc a été hier soir le théâtre d'une bagarre qui un instant a mis la police sur les dents. Un nommé Louis Klamber, d'origine alsacienne, âgé de cinquante et un ans, a été assommé par la foule. L’infortuné n'a dû la vie qu'à l'intervention de la police, qui pourtant a craint un instant ne pouvoir l'arracher à ceux qui s'acharnaient sur lui.

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Les assiégés de la cité Jeanne-d'Arc se sont rendus ce matin - 1934

Pour comprendre ces violences, il faut connaître la cité Jeanne-d'Arc, une des hontes de Paris.

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Scène sanglante dans un Bal Avenue de Choisy - 1910

Une scène, tragique et sanglante s'est déroulée, hier soir, 190, avenue de Choisy, au bal de l'Alcazar d'Italie.

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L'incendie de l'avenue de Choisy - 1893


Scène surprenante avenue des Gobelins - 1874


Meurtre et bagarre sanglante - 1902


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Drame de la misère et de l'ivrognerie à la Maison-Blanche - 1934


Le drame de la rue du Tage : Le parricide condamné à 5 ans de réclusion - 1935


Le drame de la rue du Tage - 1903


Le drame de la rue Albert - 1907


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Le drame de la rue Duméril - 1888


Les crimes d'un alcoolique - 1898


Esclave de sa Colère - 1895


L'alcoolisme - 1895


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