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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1887, Camille Claudel vivait dans un atelier loué pour elle par Auguste Rodin, la Folie Neubourg ou Clos Payen, 68 boulevard d’Italie, actuel boulebard Blanqui


La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom est l'oeuvre de l'architecte Jean Camille Formigé (1845-1926).


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Soldats attaqués

Soldats attaqués

Le Gaulois — 13 juin 1904

Des soldats du 24e régiment d'infanterie coloniale sortaient, samedi soir, d'un bal du boulevard de la Gare.

Ils furent insultés et bousculés par quelques anti« militaristes de moralité douteuse.

L'un des soldats dégaina pour se .défendre. Entouré aussitôt par cinq ou six énergumènes, il fut désarmé et grièvement blessé avec son sabre-baïonnette.

Des agents attirés par le bruit arrivèrent à temps pour arrêter l'un des agresseurs Armand Piazza qui a refusé de nommer ses complices.

Le soldat blessé a été transporté au Val-de-Grace.


 A coups de baïonnette.- 19 janvier 1897 A CHANGER

A coups de baïonnette.

Le Matin - 19 janvier 1897

Le quartier de la Maison-Blanche a été, hier matin, le théâtre d'un drame sanglant. M. Joseph Brichet, garde républicain en retraite et propriétaire d'un petit; immeuble situé dans le passage des Malmaisons, a été frappé du plusieurs coups de baïonnette par un de ses locataires, un chiffonnier du nom de Guillon.

Ce Guillon était sorti récemment de la maison centrale de Poissy; il avait la prétention de transformer son logement en une sorte d'asile de nuit à l'usage de tous les vagabonds du quartier et des prisonniers libérés se trouvant sans domicile.

Naturellement, M. Brichet vit d'un très mauvais œil cette invasion 'de malfaiteurs dans un local lui appartenant, et il s'efforça de faire déguerpir et son singulier locataire et ses étranges amis.

Comme Guillon se refusait énergiquement à vider les lieux, M. Brichet trouva très pratique de faire démonter la porte et les fenêtres de son logement. Le chiffonnier résista quand même, et, hier matin, quand l'ex-garde républicain se présentait pour lui signifier de nouveau son congé, il se précipita sur lui, armé d'une vieille baïonnette et le frappa à la poitrine et aux jambes.

M. Brichet, blessé très grièvement, a été transporté à l'Hôtel-Dieu. Quant à l'auteur de cette tentative de meurtre, il été mis sur-le-champ en état d'arrestation et envoyé au Dépôt par M. Remougin, commissaire de police.


Lu dans la presse...

 Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

"Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement"

Le Petit-Parisien — 18 février 1927

Lorsque, dans une de ces séances du jeudi ou l'on admet les mots au dictionnaire, les académiciens en seront à la lettre R, Il semble peu probable qu'une discussion animée s'engage autour du mot « rouspéteur ». Le poète de la Chanson des gueux n'est plus là pour défendre ce vocable, quelque peu trivial sans doute, mais si expressif et surtout bien français par l'état d'âme qu'il évoque.

Ce mot, qui n'a son équivalent en aucune langue, traduit à merveille notre propension nationale au mécontentement. « Ils chantent, donc ils paieront », disait Mazarin s'il eût vécu trois siècles plus tard, le ministre d'Anne d'Autriche aurait dit: « Ils rouspètent ». Le mot est venu préciser une chose qui datait de fort longtemps.

En certaines périodes de crise, la « rouspétance » — qui est, somme toute, la forme la moins grave de l'insurrection — devient le premier devoir du peuple. Mais les « rouspéteurs » s'ils sont innombrables, restent généralement isolés; leur ardeur se répand en paroles, amères mais vaines — et rien n'est changé.

L'initiative en revient à M. Chartrain, passage Vandrezanne

Aujourd'hui, les « rouspéteurs » se groupent en syndicat — on n'ose dire : professionnel—  à l'appel de M. Marcel Chartrain. En son modeste logis, dans le treizième arrondissement — 2, passage Vandrezanne — ce petit homme au regard vif nous dit le mot de sa croisade.

La rue Vandrezanne vers 1910

— C'est en bavardant avec les gens du quartier, ouvriers, petits commerçants, ménagères, en entendant leurs doléances. hélas ! inutiles jusqu'à présent, contre la cherté de la vie, que l'idée m'est venue de rassembler, en vue d'une œuvre efficace, toutes ces récriminations. « Non pas pour marcher sur Versailles, ni même sur l'Élysée, rassurez-vous. Mais pour centraliser et présenter aux pouvoirs publics un ensemble de constatations, de remarques, de faits précis autrement suggestifs et convaincants que les rapports les mieux intentionnés des commissions officielles.

 »Voici huit jours à peine que je me suis mis à l'œuvre et mes idées ont été partout accueillies avec un véritable enthousiasme. Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement. Belleville, Ménilmontant, diverses communes de banlieue m'ont envoyé des adhésions nombreuses. En une soirée, à Montmartre, j'ai recruté cent cinquante fidèles. Cela va faire lâche d'huile, car notre groupement ne s'inquiète pas des opinions personnelles de ses membres. Il ne veut avoir qu'une politique celle de l'estomac : la seule à laquelle nul ne peut rester indifférent. »

Et ma foi ! qui donc pourrait « rouspéter » contre les excellentes idées de M. Marcel Chartrain ?...


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