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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La marché découvert des Gobelins — que l'on appelle aujourd'hui le marché Auguste-Blanqui — remplaça le marché couvert à compter du 9 mai 1898 et, comme maintenant, se tenait les mardis, vendredis et dimanches.


En 1890, le quartier Croulebarbe comptait deux maisons de tolérance, celle de Mme Rouau au 9 boulevard d'Italie et celle de Mme Turquetil au 11 du même boulevard. Le quartier Maison-Blanche n'en comptait aucune.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1858

Un nouveau boulevard pour le 12e arrondissement ?

Cette voie s'ouvrira en face la place de la Collégiale et viendra déboucher sur le boulevard extérieuraprès avoir coupé le faubourg Saint-Jacques.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Est-ce un empoisonnement - 1894

Est-ce un empoisonnement ?

Le Petit-Parisien — 28 décembre 1894

Hier, à trois heures de l'après-midi, M. Ferdinand Wendertieffoff, âgé de cinquante-cinq ans, journalier, et Mme veuve Henriette Masillier, âgée de cinquante-deux ans, demeurant avenue d'Ivry, 67, se présentaient chez M. Cornet, pharmacien, rue Coypel, et lui disaient qu'ils souffraient de douleurs d'estomac et de nausées dont ils ne pouvaient s'expliquer la cause. Envoyés à l'hôpital de la Pitié par M. Perruche, commissaire de police, Mme Masillier déclara, après avoir reçu quelques soins, qu'en sortant d'un restaurant où ils avaient déjeuné, son compagnon et elle s'étaient trouvés subitement malades.

Une enquête est ouverte à l'effet de savoir si le restaurateur désigné n'a pas commis l'imprudence de faire cuire des aliments dans une casserole en cuivre mal étamée.


 Les étrangleurs des Gobelins - Le Matin — 12 décembre 1894

Les étrangleurs des Gobelins.

Le Matin — 12 décembre 1894

M. Gustave Louridon, marchand de vins, rue du Banquier, 19, rentrait chez lui, la nuit dernière, à une heure du matin.

Soudain, au moment où il sonnait à sa porte, trois individus qui passaient sur le même trottoir se jettent sur lui. En un instant ils lui passent une lanière autour du coup et dépouillent de tout ce qu'il porte dans ses vêtements.

Ms étaient déjà 'loin quand des gardiens de paix survenant le trouvèrent étendu à terre et râlant.

Transporté au poste de police des Gobelins, on put lui faire recouvrer connaissance.

L'état de M, Louridon .est grave.


Faits divers

 Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre - 1895 (Petit-Parisien)

Le drame de la rue de Tolbiac

Le Petit-Parisien — 19 décembre 1893

Une double tentative de meurtre a mis en émoi, hier soir, les habitants de la rue de Tolbiac, dans le quartier de la Maison-Blanche.

Les époux Perche, marchands de vins établis au numéro 141 de cette voie, à l'angle du boulevard d'Italie, ont été frappés de coups de couteau par deux gredins, les frères Georges et Hippolyte Primitif, âgés, l'un de trente-sept ans, manouvrier, demeurant rue d'Ivry, l'autre de trente-deux ans, journalier, domicilié rue Baudricourt.

Ces individus ont déjà eu maille à partir avec la Justice à diverses reprises ; aussi possédaient-ils une fort mauvaise réputation dans le treizième arrondissement. Les deux drôles aiment passionnément la boisson, mais comme leur bourse est généralement peu garnie. ils laissent la plupart du temps à d'autres consommateurs le soin de régler leurs dépenses ce qui leur réussit à cause de la crainte qu’ils inspirent.

Lorsque ce moyen leur fait défaut, les ivrognes quittent le débit sans payer, assurant au patron qu'ils reviendront solder leur dette le lendemain. Bien entendu, on ne les revoit plus, ou s’ils reviennent, ils nient effrontément devoir quoi que ce soit.

C'est ainsi qu'hier soir, vers neuf heures, ils se présentaient dans le débit des époux Perche, à  qui ils devaient quelque argent.

La patronne, en les apercevant, leur déclara net qu'elle ne leur servirait rien s’ils ne payaient pas d’avance. Son mari, qui sortait de l'arrière-boutique, leur fit la même déclaration.

Les frères Primitif, qui étaient déjà ivres, s'emportèrent. en jurant qu'ils allaient tout briser dans l'établissement. ce que voyant, les débitants leur ordonnèrent de sortir. Mais au lieu de s'en aller, les malandrins se rusèrent sur eux à bras raccourcis. Tout à coup Hippolyte tira de sa poche un long couteau-poignard et en frappa. Mme Perche au sein droit.

Le mari, qui avait va briller l'arme, se .jeta sur la meurtrier et put, heureusement, détourner la lame qui ne pénétra pas profondément.

Une nouvelle lutte s’engagea et les agresseurs furent repoussés jusqu’à la porte. Comme ils franchissaient le seuil, Hippolyte se retourna et porta un coup de couteau à M. perche, qu’il atteignit au côté droit. À ce moment des gardiens de la paix accoururent et avec l’aide de quelques passants, ils parvinrent à maîtriser le meurtrier et son frère.

Les blessures des époux Perche, bien que ne mettant pas leurs jours en danger, sont assez graves.

Quant aux coupables, après avoir été interrogés par M. Rémougin, commissaire de police, ils ont été écroues au Dépôt.


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