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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est par un décret impérial du 27 février 1867 que la rue de la Barrière des Gobelins prit le nom de rue Fagon et que la rue des Deux-Moulins prit celui de rue Jenner.


Le XIIIème arondissement comptait 72.203 habitants en 1876 et 92.221 en 1881 soit une augmentation de 20.018 habitants. Paris, en totalité en comptait 1.988.806 et 2.225.910, ces mêmes années.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1867

Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une bande de voleurs - 1912

Une bande de voleurs

Le Journal — 20 septembre 1912

M. Niclausse, sous-chef de la Sûreté, vient d'arrêter trois individus qui avaient commis, notamment dans le treizième arrondissement, une quantité de vols de bicyclettes, de motocyclettes et d'accessoires d'automobiles.

Le chef de la bande est un nommé Louis-Léon Labbaye, dit Martin, né à Paris en 1874, exerçant parfois la profession de photographe, et qui habitait en garni 46 rue du Moulin-de-la-Pointe,

Ses complices sont Joseph Maniardi, né à Bottola (Italie), en 1870, cordonnier, habitant 51, avenue de Choisy, et Emile-Joseph Nedrecor, né à Paris en 1873, cordonnier, domicilié à Ivry, 51, rue de Choisy.

M. Niclausse a perquisitionné chez les trois voleurs; il a retrouvé quantité d'objets et notamment, chez Nedrecor, une motocyclette qui fut volée en juillet dernier chez M. Chaulange, 19, rue Fagon. Labbaye, qui a déjà subi dix condamnations, a opposé une résistance désespérée lorsqu'on l'a capturé et a tenté de poignarder l'inspecteur Lallemand. Ce bandit, lors d'une de ses arrestations précédentes, en 1911, avait gravement blessé deux agents.


 Précoce voleur - 1896

Précoce voleur

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Le jeune Hippolyte Couteux, âgé de quinze ans et demi, demeurant chez ses parents, 166, rue Nationale, dérobait hier matin, sans être aperçu, une casquette d'une valeur minime, à l'étalage d'un magasin situé, 53, avenue des Gobelins. La casquette ne lui allant pas, le petit filou eut l'audace de la rapporter au magasin où il l'avait prise, demandant à l'échanger contre une autre à sa pointure. Le vol fut reconnu et le jeune escroc fut conduit au commissariat de M. Perruche, qui l'a envoyé au Dépôt.


Faits divers

 A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit - 1908

SANGLANTE TRAGÉDIE

A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit

IL S'ENFUIT ET SE SUICIDE

Le Petit-Parisien ― 15 septembre 1908

Une effrayante tragédie s'est déroulée, dans la nuit d'hier, à l'hôpital de la Pitié. Frappé subitement de folie furieuse, un malade en traitement dans la salle Piorry, Charles-Albert Baxloy, âgé de trente ans, habitant 10, rue Dunois, dans le treizième arrondissement, a tenté de tuer un veilleur de nuit, M. Julien Mercier, âgé de quarante ans. S'étant ensuite évadé de l'hôpital en escaladant le mur d'enceinte, le dément se porta plusieurs coups de couteau à la poitrine. Il a succombé peu après à ses horribles blessures.

Une terrible apparition

Barloy avait été admis à l'hôpital de la Pitié le ~ti août dernier et l'on n'avait pas tardé à remarquer qu'il donnait, des signes d'exaltation. Le malade paraissait atteint d'un commencement d'aliénation mentale.

La nuit dernière, vers deux heures et quart, Barloy, s'asseyant sur son séant, se mit à écrire. L'infirmier Mercier, de garde dans cette salle s'approcha et l'invita à se recoucher.

― C'est bien fit simplement Barloy. Et, s'allongeant dans son lit, il fit mine d'obéir.

Ayant effectué une tournée dans la salle et constaté que tous les malades reposaient, M. Mercier alla s'asseoir dans un fauteuil et ne tarda pas à s'assoupir.

Il y avait à peine un quart d'heure qu'il somnolait ainsi, lorsqu'il fut réveillé en sursaut. Barloy, complètement nu, un couteau à la main, se trouvait devant lui.

Le fou, qui avait conçu le projet d'assassiner celui qui l'avait empêché d'écrire, avait quitté sa couche sans bruit, s'était armé, on ne sait comment encore, puis s'était dirigé vers le fauteuil, en passant derrière les lits, pour mieux se dissimuler au cas où M. Mercier eût rouvert les yeux.

Avec une rage, une férocité inouïes, il l'attaqua, le frappant à la fois de son couteau, et de son poing gauche fermé. Surpris par cette brusque et sauvage agression, l'infirmier résista de son mieux, mais bientôt il se trouva vaincu et s'effondra, perdant son sang en abondance. Le voyant sur le sol. l'aliéné se mit, alors, à le piétiner avec rage, en poussant de véritables hurlements.

L'homme nu s'enfuit!...

Cependant, au bruit de la lutte, on accourait de toutes parts. Malades et infirmiers intervinrent et, au prix des plus grandes difficultés, réussirent, enfin, à soustraire Mercier à la fureur homicide du meurtrier.

Celui-ci, alors, s'enfuit par l'escalier principal, et ce fut, dans l'établissement, une poursuite acharnée à laquelle Mercier, revenu à lui, tint à prendre part.

Le malheureux surveillant, rassemblant le peu de forces qui lui restaient, descendit jusqu'au palier du premier étage, marquant son passage par une large traînée rouge. Mais, là, exténué, il s'affaissa et perdit connaissance. On le retrouva évanoui quelques instants après devant la porte de la salle Reyer.

Barloy, toujours sans aucun vêtement et traqué de plus en plus par les infirmiers et les malades, arriva jusqu'au mur d'enceinte. On pensa alors pouvoir le capturer avec facilité. Il n'en fut rien. Tel un chat, le dément s'élança contre le mur et se mit à l'escalader, s'aidant des mains et des pieds et se déchirant les chairs contre la pierre. Ceux qui l'avaient poursuivi, ahuris et effrayés, le virent bientôt atteindre le faite. D'un bond, Barloy sauta dans la rue et disparut à leurs yeux.

Le coupable se fait justice

Le fou, qui, au cours des péripéties dramatiques de sa fuite, ne s'était pas démuni de son couteau, se porta alors à la poitrine plusieurs coups de son arme. Par ses multiples blessures, le sang se mit à couler abondamment. Absolument épuisé, il tomba enfin sur le trottoir, rue de la Pitié, devant la maison portant le numéro 2.

Un garçon laitier, passant par là, le découvrit peu après, gisant inanimé, et se hâta de prévenir deux gardiens de la paix. Tandis qu'on informait du fait M. Defert, commissaire de police du quartier Saint-Victor, les agents reconduisaient le blessé à l'hôpital de la Pitié.

Malgré tous les soins qui lui furent prodiguée, Barloy expira vers cinq heures du malin, sans avoir repris connaissance. Ce malheureux était à Paris depuis deux mois seulement.

Marié et père de deux enfants, il habitait auparavant avec les siens à Saint-Michel (Marne).

Bon ouvrier mouleur, il gagnait largement sa vie dans une usine de son pays. Son patron n'avait qu'à se louer de ses services. Mais depuis un certain temps il présentait des symptômes inquiétants, lorsque, sur les conseils de ses amis et de son médecin, il vint à Paris pour se faire soigner.

Il descendit au numéro 10 de la rue de Dunois, chez un de ses compatriotes, M. Bréguet, employé d'octroi de la ville de Paris.

Dans si l'après-midi, M. Defert, commissaire du quartier Saint-Victor, est allé interroger le blessé.

M. Mercier a pu lui faire le récit de l'effroyable agression, tel qu'on l'a lu plus haut. Son état, quoique très grave, n'est pas désespéré.

Depuis cinq ans, il appartient au personnel de l'hôpital de la Pitié. C'est un excellent serviteur, estimé de ses chefs et aimé de tous ses camarades, qui font des vœux pour son prompt rétablissement.

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

M. Félix Faure dans le 13è

Le pont de Tolbiac est dans le treizième arrondissement, c'est-à-dire dans une région de Paris où jamais, en aucun temps, chef d'État n'a mis le pied. (1895)

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Ouverture d'une nouvelle voie dans le 13e arrondissement.

On va prochainement soumettre aux formalités d'enquête le projet d'ouverture de la rue du Transit, partie comprise entre la rue de la Glacière et la rue du Château-des-Rentiers. Cette portion du 13e arrondissement est généralement peu connue ces Parisiens du boulevard. C'est une région arrosée par la nauséabonde rivière de Bièvre, dont un des bras prend le nom de rivière morte. (1867)

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La nouvelle place d'Italie en haut de la rue Mouffetard.

Entre l'église Saint-Médard et la place d'Italie, la vieille et étroite rue Mouffetard se transforme à vue d'œil en une belle avenue de 40 mètres de largeur. (1868)

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La Bièvre en peinture

On visitait ces temps-ci, dans la salle des Fêtes de la mairie du 13e, une agréable exposition de toiles, aquarelles, dessins, organisé par le Cercle des Gobelins. (1928)

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Menu faits divers

Faits divers

Un scélérat - 1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

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En sortant du théâtre. - 1903

En sortant du théâtre, hier soir, un négociant du quartier des Gobelins, M. Léon Xavier, accompagné de sa femme, entrait dans un café du boulevard Saint-Marcel et entamait, avec un ami, une partie de jacquet.

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Un drame sur un échafaudage. - 1903

Installé sur l'échafaudage d'une maison en construction, boulevard de la Gare, un ouvrier maçon sifflotait Carmen, son air favori...

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Le drame de la rue Barrault - 1893

Au numéro 10 de la rue Barrault, dans un petit logement situé au troisième étage, une jeune femme de vingt-six ans, Mme Louise Breton, née Devrot, a tenté de se tuer avec son enfant.

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Une bataille sous une porte - 1903

La pluie qui tombait à verse hier matin forçait, vers onze heures, des passants à se réfugier sous une porte cochère de la rue de Tolbiac

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Par amour ! - 1903

Un nommé. Raphaël Dorcher, âgé de vingt-huit ans, garçon charcutier, passait hier avenue d'Italie...

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Un crédit néfaste - 1903

Deux frères. Charles et Victor Deschamps, âgés de vingt et vingt-deux ans, rêvaient depuis longtemps d'installer dans le quartier de la Gare un magasin de bicyclettes.

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En jouant - 1912


Le crime de l’avenue de Choisy - 1889


Un drame rue de la Maison-Blanche - 1897


La bande des deux moulins - 1894


Rivalité d'amour. - 1895


Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908


Le drame de la rue Corvisart - 1905


Tentative d’assassinat - 1903


Un mari meurtier - 1903


Précoces Criminels - 1895


Le perroquet enlevé - 1896


Une scène scandaleuse - 1894


Une mère tue sa fillette et tente de se suicider - 1912


La lune de miel fut de courte durée - 1923


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