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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Duméril s'appela rue du Gros-Caillou au XVIIè siècle, puis fit partie de la rue du Marché-aux-Chevaux. Son nom actuel lui fut donné en 1865 en l'honneur de Constant Duméril, naturaliste (1774-1860). La rue ne communique avec le boulevard que par un escalier.


Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1878

Les palais des Reines Blanche aux Gobelins

Si le vieil hôtel de Sens est, sur la rive droite de la Seine, un édifice curieux à voir, deux hôtels non moins anciens et tout aussi intéressants s'offrent sur la rive gauche, dans le quartier des Gobelins, aux yeux des amateurs du gothique.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Les étrangleurs des Gobelins - Le Matin — 12 décembre 1894

Les étrangleurs des Gobelins.

Le Matin — 12 décembre 1894

M. Gustave Louridon, marchand de vins, rue du Banquier, 19, rentrait chez lui, la nuit dernière, à une heure du matin.

Soudain, au moment où il sonnait à sa porte, trois individus qui passaient sur le même trottoir se jettent sur lui. En un instant ils lui passent une lanière autour du coup et dépouillent de tout ce qu'il porte dans ses vêtements.

Ms étaient déjà 'loin quand des gardiens de paix survenant le trouvèrent étendu à terre et râlant.

Transporté au poste de police des Gobelins, on put lui faire recouvrer connaissance.

L'état de M, Louridon .est grave.


 Accident de la rue - 1931

Accident de la rue

Le Petit-Parisien ― 7 janvier 1931

Circulant à motocyclette porte d'Italie, le garçon de café Georges Waster , trente-trois ans, demeurant 11, rue du Moulinet, renverse le brigadier d’octroi Robert Charles, quarante-sept ans, demeurant 15,  rue des Cinq-Diamants, qui, grièvement blessé, succombe deux heures après son admission à la Pitié.


Faits divers

 A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit - 1908

SANGLANTE TRAGÉDIE

A l'hôpital de la Pitié un fou cherche à tuer un surveillant de nuit

IL S'ENFUIT ET SE SUICIDE

Le Petit-Parisien ― 15 septembre 1908

Une effrayante tragédie s'est déroulée, dans la nuit d'hier, à l'hôpital de la Pitié. Frappé subitement de folie furieuse, un malade en traitement dans la salle Piorry, Charles-Albert Baxloy, âgé de trente ans, habitant 10, rue Dunois, dans le treizième arrondissement, a tenté de tuer un veilleur de nuit, M. Julien Mercier, âgé de quarante ans. S'étant ensuite évadé de l'hôpital en escaladant le mur d'enceinte, le dément se porta plusieurs coups de couteau à la poitrine. Il a succombé peu après à ses horribles blessures.

Une terrible apparition

Barloy avait été admis à l'hôpital de la Pitié le ~ti août dernier et l'on n'avait pas tardé à remarquer qu'il donnait, des signes d'exaltation. Le malade paraissait atteint d'un commencement d'aliénation mentale.

La nuit dernière, vers deux heures et quart, Barloy, s'asseyant sur son séant, se mit à écrire. L'infirmier Mercier, de garde dans cette salle s'approcha et l'invita à se recoucher.

― C'est bien fit simplement Barloy. Et, s'allongeant dans son lit, il fit mine d'obéir.

Ayant effectué une tournée dans la salle et constaté que tous les malades reposaient, M. Mercier alla s'asseoir dans un fauteuil et ne tarda pas à s'assoupir.

Il y avait à peine un quart d'heure qu'il somnolait ainsi, lorsqu'il fut réveillé en sursaut. Barloy, complètement nu, un couteau à la main, se trouvait devant lui.

Le fou, qui avait conçu le projet d'assassiner celui qui l'avait empêché d'écrire, avait quitté sa couche sans bruit, s'était armé, on ne sait comment encore, puis s'était dirigé vers le fauteuil, en passant derrière les lits, pour mieux se dissimuler au cas où M. Mercier eût rouvert les yeux.

Avec une rage, une férocité inouïes, il l'attaqua, le frappant à la fois de son couteau, et de son poing gauche fermé. Surpris par cette brusque et sauvage agression, l'infirmier résista de son mieux, mais bientôt il se trouva vaincu et s'effondra, perdant son sang en abondance. Le voyant sur le sol. l'aliéné se mit, alors, à le piétiner avec rage, en poussant de véritables hurlements.

L'homme nu s'enfuit!...

Cependant, au bruit de la lutte, on accourait de toutes parts. Malades et infirmiers intervinrent et, au prix des plus grandes difficultés, réussirent, enfin, à soustraire Mercier à la fureur homicide du meurtrier.

Celui-ci, alors, s'enfuit par l'escalier principal, et ce fut, dans l'établissement, une poursuite acharnée à laquelle Mercier, revenu à lui, tint à prendre part.

Le malheureux surveillant, rassemblant le peu de forces qui lui restaient, descendit jusqu'au palier du premier étage, marquant son passage par une large traînée rouge. Mais, là, exténué, il s'affaissa et perdit connaissance. On le retrouva évanoui quelques instants après devant la porte de la salle Reyer.

Barloy, toujours sans aucun vêtement et traqué de plus en plus par les infirmiers et les malades, arriva jusqu'au mur d'enceinte. On pensa alors pouvoir le capturer avec facilité. Il n'en fut rien. Tel un chat, le dément s'élança contre le mur et se mit à l'escalader, s'aidant des mains et des pieds et se déchirant les chairs contre la pierre. Ceux qui l'avaient poursuivi, ahuris et effrayés, le virent bientôt atteindre le faite. D'un bond, Barloy sauta dans la rue et disparut à leurs yeux.

Le coupable se fait justice

Le fou, qui, au cours des péripéties dramatiques de sa fuite, ne s'était pas démuni de son couteau, se porta alors à la poitrine plusieurs coups de son arme. Par ses multiples blessures, le sang se mit à couler abondamment. Absolument épuisé, il tomba enfin sur le trottoir, rue de la Pitié, devant la maison portant le numéro 2.

Un garçon laitier, passant par là, le découvrit peu après, gisant inanimé, et se hâta de prévenir deux gardiens de la paix. Tandis qu'on informait du fait M. Defert, commissaire de police du quartier Saint-Victor, les agents reconduisaient le blessé à l'hôpital de la Pitié.

Malgré tous les soins qui lui furent prodiguée, Barloy expira vers cinq heures du malin, sans avoir repris connaissance. Ce malheureux était à Paris depuis deux mois seulement.

Marié et père de deux enfants, il habitait auparavant avec les siens à Saint-Michel (Marne).

Bon ouvrier mouleur, il gagnait largement sa vie dans une usine de son pays. Son patron n'avait qu'à se louer de ses services. Mais depuis un certain temps il présentait des symptômes inquiétants, lorsque, sur les conseils de ses amis et de son médecin, il vint à Paris pour se faire soigner.

Il descendit au numéro 10 de la rue de Dunois, chez un de ses compatriotes, M. Bréguet, employé d'octroi de la ville de Paris.

Dans si l'après-midi, M. Defert, commissaire du quartier Saint-Victor, est allé interroger le blessé.

M. Mercier a pu lui faire le récit de l'effroyable agression, tel qu'on l'a lu plus haut. Son état, quoique très grave, n'est pas désespéré.

Depuis cinq ans, il appartient au personnel de l'hôpital de la Pitié. C'est un excellent serviteur, estimé de ses chefs et aimé de tous ses camarades, qui font des vœux pour son prompt rétablissement.

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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Gares et Stations du chemin de fer de ceinture (rive gauche)

Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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Menu faits divers

Faits divers

L'incendie de la rue des Cordelières - 1895

Hier soir, vers sept heures et demie, le feu s'est déclaré, avec une grande violence, dans l'immeuble situé 24, rue des Cordelières (13è arrondissement), où se trouvent une fabrique d'eau de seltz et un dépôt d'eaux minérales appartenant à M. Aureau.

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Grave affaire de fraude dans le quartier Croulebarbe - 1904

Les sels dénaturés utilisés par les tanneurs de la Bièvre servaient ensuite pour la confection des glaces, sorbets et gaufrettes

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Des bandits en auto dévalisent une passante puis attaquent une crémière - 1931

D'audacieux bandits, des jeunes gens, si l'on en croit le signalement donné par les victimes, ont opéré, l'autre nuit, d'abord rue du Bois-de-Boulogne, à Neuilly, puis rue Brillat-Savarin, en utilisant une automobile volée.

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Le drame de la rue Brillat-Savarin - 1900

Rue Brillat-Savarin, dans un modeste logement du troisième étage, habitait depuis quelque temps un journalier, Jean Simon, âgé de quarante ans, et sa fille, laquelle fréquentait un employé de commerce, Lucien Grandet, qui venait la voir quotidiennement.

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Le drame de la rue de Tolbiac : un mari qui tue sa femme - 1902

Un drame sanglant s'est déroulé hier soir, vers huit heures et demie, au n°204 de la rue de Tolbiac.
M. André Gastin, âgé de quarante-cinq ans, établi marchand de vins à cette adresse, avait cessé son commerce le mois dernier, mais il continuait d'habiter le rez-de-chaussée de l'immeuble.

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Le drame de la rue de Tolbiac : un commis boucher blesse grièvement sa femme puis se suicide - 1936

Il semble que seule la neurasthénie ait poussé Paul Seguin, quarante-neuf ans, commis boucher, vouloir tuer sa femme pour se loger ensuite une balle dans la tête.

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Le drame de la rue de Tolbiac : Un soldat tire sur sa femme et la blesse mortellement - 1908

Un drame conjugal s'est déroulé, hier soir, 245, rue de Tolbiac.

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Le drame de la rue de Tolbiac : le cordonnier violent avait tué avec un tranchet - 1912


Le drame de la rue de Tolbiac : un drame passionnel fait deux morts - 1906


Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre - 1895


Le drame de la rue de Tolbiac : double tentative de meurtre - 1895 (Petit-Parisien)


Le drame de la rue Jenner n°27 - 1893


Le drame de la rue Jenner n°6 - 1893


Le drame de la rue des Tanneries - 1932


Le drame des Gobelins - 1904


Le crime de la rue de Tolbiac - 1902


Fiançailles d'Apaches - 1904


Un meurtre rue Baudricourt - 1904


Quadruple empoisonnement - 1893


Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches - 1911


Une équipe de terrassiers découvre cinq squelettes à la Maison-Blanche - 1923


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