entete


UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

sans titre 1

SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue située entre la rue du Château des Rentiers et la rue Nationale fut dénommée rue Deldroux, en 1888.
Deldroux était un canonnier qui, en 1871, préféra, mourir que de rendre sa pièce.


La rue du Tibre, dans le quartier Maison-Blanche, a été ouverte sur l'emplacement d'une voirie d'équarrissage, elle a porté le nom de rue de la Fosse-aux-Chevaux, puis du Tibre, à cause de la Bièvre autour de laquelle ont été groupés des noms de fleuves.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1929

Trop de clairons dans le quartier de la Maison-Blanche

Tandis que les chauffeurs ne pourront claironner ou trompeter par les rues de Paris, des escouades de bruiteurs autorisés continueront, embouchure aux lèvres, leur pas accéléré quotidien dans les rues du quartier de la Maison-Blanche en général, boulevard Kellermann en particulier.

Lire la suite...

sans titre 1

C'est arrivé dans le 13ème

 Singulier pari - 1891

Singulier pari

Le Figaro  ― 25 août 1891

Nous doutons fort que le pari suivant soit du goût des baigneurs du high life. Il faut en effet n'être pas très dégoûté pour accepter de faire la planche en pleine Bièvre, à la hauteur du n° 65 de la rue Croulebarbe. A cet endroit, le pauvre ruisseau, large au plus d'un mètre cinquante, sert de dépotoir aux mégissiers qui travaillent sur ses bords.

Bravement le parieur, un Belge, nommé Benoit Bydekerke, bronzier de son état, s'est mis hier, à deux heures de l'après-midi, dans le costume primitif de notre père Adam, et, pour gagner l'enjeu - cinq francs, pas davantage - a plongé dans la Bièvre.

Il en sortait triomphant lorsqu'un agent de police a surgi du milieu des spectateurs et l'a conduit au poste.

Benoît n'avait pas pensé que, des fenêtres voisines, plus d'un œil pudibond pouvait le contempler  !


 Paris la nuit - 1903

Paris la nuit

Le Figaro — 31 mai 1903

Depuis quelque temps, le quartier de la Gare (treizième arrondissement) était plongé chaque nuit dans une profonde obscurité. Des malfaiteurs décapitaient les becs de gaz.

Deux d'entre eux ont été surpris rue du Chevaleret par des ouvriers de la maison Popp, qui, dans leur indignation, les ont à moitié assommés. On dû les porter à l'hôpital Cochin.


Faits divers

 Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide - 1914

Scène tragique rue Philippe-de-Champaigne

Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide

Le Petit Parisien — 19 février 1914

Les drames de la jalousie ses succèdent depuis quelque temps, avec une fréquence déconcertante. Hier encore, un amant a voulu tuer sa maitresse. Il n'a réussi qu'à la blesser, mais la croyant morte, il s’est suicidé auprès d'elle.

Les malheurs d'Henri Lecoin

La laiterie Verny, située en plein cœur du populeux quartier de la Gare, 17, rue Bruant occupait, depuis quatre années, Henri Lecoin, âgé de vingt-huit ans, en qualité de caissier-comptable.

C'était un employé laborieux, dévoué, scrupuleux, bref un modèle. Ses patrons ne tarissaient pas d'éloges sur sa personne et se reposaient entièrement sur sa probité. L'an dernier, un malheur fondit soudain sur lui.

A quinze ans, il s'était mis en ménage avec une jeune fille, plus jeune que lui d'un an et demi il avait régularisé plus tard sa situation en l'épousant. Or, en avril, sa femme, qu'il adorait, fut emportée par une maladie foudroyante. Cette perte faillit enlever la raison à Henri Lecoin.

Pour essayer d'oublier celle dont il s'efforçait vainement de chasser le souvenir, le caissier se mit à boire, et, petit à petit, contracta des habitudes d'intempérance qui bientôt l'amenèrent à négliger son travail. Six mois après la mort de sa compagne, le hasard mit sur son chemin une amie d'enfance de la défunte, Angèle Boulet, de cinq années plus âgée que le caissier. Cette femme, originaire d'Amiens, demeurant, rue du Faubourg-Saint-Antoine, venait récemment de perdre son mari, M. Meylemans.

Lecoin crut trouver en elle une âme sœur.

Il se trompait malheureusement ! De caractère plutôt volage, Angèle était connue dans un certain milieu sous le sobriquet de Lulu. Cette liaison ne fut pas assez sérieuse pour ramener Lecoin dans la bonne voie. Il en arriva même à se rendre coupable de légères malversations et, en raison du relâchement de sa conduite, son patron se vit contraint de le congédier le 31 janvier dernier. Il lui accordait une indemnité d'un mois de traitement.

Se rappelant alors son existence heureuse de jadis, le caissier chercha une autre situation et ne la trouva pas. Cette fois, son esprit déjà désemparé sombra dans le désespoir.

La dernière nuit

Avant-hier soir, il dina avec sa maîtresse, puis tous deux se rendirent dans un hôtel, 8, rue Philippe-de-Champaigne, où ils louèrent, au second étage, la-chambre numéro 21. Lui, s'inscrivit sous le nom de Henri Lecointre, employé de commerce, 62, boulevard de la Gare ; elle, sous celui de Lucienne Boulet, âgée de trente-trois ans, demeurant, 234 faubourg Saint-Antoine. Hier, vers midi et demi, le patron et le garçon de l'hôtel étaient occupés à la cave, quand ils perçurent trois détonations successives. Ils remontèrent précipitamment et furent guidés jusqu'à la porte de la chambre n° 21 par des râles et des gémissements. Dès que l'huis fut ouvert, un spectacle horrible s'offrit à leurs yeux. Lecoin gisait sur la descente de lit, le visage rouge de sang. Son corps se convulsait sous les soubresauts des affres de l'agonie. Il avait la tempe droite trouée d'une balle et tenait encore, dans la main gauche, un browning entièrement chargé.

Sur le lit, se lamentait sa compagne, le visage également ensanglanté. Un second revolver était à côté d'elle trois cartouches étaient brûlées.

La blessée avait reçu deux balles l'une s'était logée dans le bras droit, l'autre avait traversé la lèvre supérieure et fracturé le maxillaire. Elle fut transportée aussitôt à l'hôpital de la Pitié, où elle raconta, à M. Yendt, commissaire du quartier, le drame rapide qui venait de se dérouler.

L'explication du drame

Comme son amant sollicitait un nouveau rendez-vous pour le soir même et qu'elle refusait de s'y rendre, Lecoin avait été pris d'un fol accès de jalousie et avait sorti de sa poche deux revolvers.

Se servant de celui qu'il tenait de la main droite, il avait tiré, sans mot dire, sur la pauvre fille. La croyant morte, il s'était logé une balle dans la tête, toujours avec la même arme.

L'état d'Angèle Boulet parait sans gravité ; quant au caissier, il n'a pas tardé à succomber, sans avoir repris connaissance.

Le malheureux n'avait plus que quelques francs pour toute fortune. La mère du désespéré, demeurant, 19, rue des Ursins, a été prévenue avec les plus grands ménagements, dans la soirée, par M. Yendt.

sans titre 1

Ailleurs sur Paris-Treizieme

Une inondation boulevard Kellermann

Dans la soirée d'hier, vers six heures et demie, une conduite d'eau passant à la poterne des Peupliers, près du boulevard Kellermann, dans le treizième arrondissement, s'est rompue brusquement. (1912)

Lire

Mort de M. Ernest Rousselle

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville. (1896)

Lire

La suppression de la Bièvre

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains... (1907)

Lire

La villa des chiffonniers

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu\'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre. (1897)

Lire

Menu faits divers

Faits divers

Un scélérat - 1896

Un nommé Alexis Fellion, âgé de trente-six ans, ouvrier corroyeur, avait fait la connaissance, il y trois mois environ, d'une jeune ouvrière mégissière avec laquelle il se mit en ménage. Ils demeuraient rue du Champ-de-l'Alouette.

Lire


En sortant du théâtre. - 1903

En sortant du théâtre, hier soir, un négociant du quartier des Gobelins, M. Léon Xavier, accompagné de sa femme, entrait dans un café du boulevard Saint-Marcel et entamait, avec un ami, une partie de jacquet.

Lire


Un drame sur un échafaudage. - 1903

Installé sur l'échafaudage d'une maison en construction, boulevard de la Gare, un ouvrier maçon sifflotait Carmen, son air favori...

Lire


Le drame de la rue Barrault - 1893

Au numéro 10 de la rue Barrault, dans un petit logement situé au troisième étage, une jeune femme de vingt-six ans, Mme Louise Breton, née Devrot, a tenté de se tuer avec son enfant.

Lire


Une bataille sous une porte - 1903

La pluie qui tombait à verse hier matin forçait, vers onze heures, des passants à se réfugier sous une porte cochère de la rue de Tolbiac

Lire


Par amour ! - 1903

Un nommé. Raphaël Dorcher, âgé de vingt-huit ans, garçon charcutier, passait hier avenue d'Italie...

Lire


Un crédit néfaste - 1903

Deux frères. Charles et Victor Deschamps, âgés de vingt et vingt-deux ans, rêvaient depuis longtemps d'installer dans le quartier de la Gare un magasin de bicyclettes.

Lire


En jouant - 1912


Le crime de l’avenue de Choisy - 1889


Un drame rue de la Maison-Blanche - 1897


La bande des deux moulins - 1894


Rivalité d'amour. - 1895


Rue de Tolbiac, un voyageur est tué par des Apaches - 1908


Le drame de la rue Corvisart - 1905


Tentative d’assassinat - 1903


Un mari meurtier - 1903


Précoces Criminels - 1895


Le perroquet enlevé - 1896


Une scène scandaleuse - 1894


Une mère tue sa fillette et tente de se suicider - 1912


La lune de miel fut de courte durée - 1923


sans titre 2

© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte