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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'église Saint-Hippolyte, œuvre de l'architecte Jules Astruc (1862-1935), a été construite entre 1909 et 1924, grâce notamment à la générosité de la famille Panhard.


En 1930, la piscine de la Butte-aux-Cailles, l'une des rares piscines municipales de l'époque, exigeait de tout baigneur la production ou l'achat d'un morceau de savon.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Dans un bal - 1982

Dans un bal.

La Lanterne — 3 février 1892

Rixe hier, entre agents et danseurs, dans un bal-musette de la rue Coypel, au cours de laquelle un des assistants, Charles Boyer, dit la Rincette, saisit l'agent Jean et essaya de le terrasser. Les gardiens de la paix dégainèrent et blessèrent plusieurs de leurs agresseurs : un nommé Alphonse Lasserbes, dit Têtard, reçut dans le ventre un coup d'épée-bayonnette qui l'étendit à terre. Il a été transporté mourant à l'hôpital de la Pitié.


 Le drame de la rue Gandon - 1894

Le drame de la rue Gandon

Le Radical — 3 décembre 1894

Des cris partant d'une maison composée seulement d'un rez-de-chaussée, habité par les époux Jouy, âgés, le mari de cinquante-neuf ans et la femme de cinquante-six, mettaient en émoi ; hier, vers huit heures du soir, les habitants de la rue Gandon.

Quelques-uns se précipitèrent dans le logement et aperçurent M. Jouy, qui est estropié, étendu sans connaissance sur le plancher, portant au crâne une profonde blessure, et Mme Jouy, que son fils Joseph, âgé de dix-huit ans, maintenait sur le sol, la frappant avec rage.

Le misérable qui était ivre, avait eu une discussion avec son père qui lui reprochait de ne jamais travailler. Furieux, il lui avait porté en pleine poitrine un coup de pied qui l'avait fait choir à la renverse, la tête sur l'angle d'une commode.

À ce moment, Mme Jouy étant intervenue, le forcené s'était rué sur elle.

Cet ignoble personnage est au Dépôt.

M. Joux, qui a, en outre, plusieurs côtes brisées, a été transporté, à l'hôpital de la Pitié. Son État est désespéré.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Inauguration du pont Tolbiac - 1895

Inauguration du pont Tolbiac

Le Monde Illustré ― 20 juillet 1895
M. Félix Faure est arrivé dans un landau découvert, en compagnie de MM. le général Tournier, secrétaire général de la présidence, Le Gall et Neaux de Saint-Marc.

Le Président de la République a assisté, le lundi 15 juillet, à l'inauguration du pont Tolbiac, qui est la continuation et le point terminus de la rue de Tolbiac, située dans le treizième arrondissement (quartier des Gobelins).

M. Félix Faure est arrivé dans un landau découvert, en compagnie de MM. le général Tournier, secrétaire général de la présidence, Le Gall et Neaux de Saint-Marc, officier d'ordonnance.

Une foule immense massée aux deux extrémités du pont a acclamé M. Félix Faure.

Une tente avait été dressée aux abords du pont.

C'est là que le Président de la République a été reçu par M. Rousselle, président du Conseil municipal, les membres du bureau du Conseil et les hauts fonctionnaires de la compagnie d'Orléans.

Étaient également présents : MM. Leygues, ministre de l'intérieur; Gadaud, ministre de l'agriculture, et Dupuy-Dutemps, ministre des travaux publics et Chautemps, ministre des colonies, ancien président du Conseil municipal.

M. Rousselle a souhaité la bienvenue à M. Félix Faure, et l'a remercié au nom de la ville de Paris d'avoir bien voulu rehausser de sa présence l'éclat de cette cérémonie.

M. Félix Faure a prononcé quelques phrases aimables, puis, accompagné de l'ingénieur, de la Compagnie et des autres personnages officiels, il a parcouru le pont Tolbiac. Entre temps, trois petites filles, costumées de blanc, lui ont offert un bouquet.

Le pont Tolbiac mesure 162 mètres de longueur en trois travées de 51 mètres, 60 et 51 mètres. La poutre centrale, longue de 84 mètres est posée sur deux piles dont la distance n'est que de 60 mètres. Tout l'ouvrage est en acier.

Les travaux ont été commencés le 1er avril 1893.

Les dépenses faites depuis l'ouverture des travaux (expropriations non comprises) pour les rues d'Alésia et de Tolbiac s'élèvent à 5,666,127 fr. 37.

Le tablier est fait en tôles cintrées suspendues.

Ce pont permet à la rue de Tolbiac de franchir les voies de la gare d'Orléans.

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