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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

C'est en octobre 1894 que le conseil municipal de Paris décida, sur le rapport de M. Caplain, que la rue du Pot-au-Lait serait désormais appelée rue Brillat-Savarin.


Compte tenu d'une croissance importante du nombre des décès accidentels dans Paris depuis la fin des années 1870, des postes de secours furent installés dans plusieurs arrondissements dont l'un se situait sur le Quai d'Austerlitz à l'embouchure du canal de la Bièvre. Ces pavillons étaient munis de couvertures, matelas, boites de secours et matériel approprié au sauvetage des noyés.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Précoce voleur - 1896

Précoce voleur

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Le jeune Hippolyte Couteux, âgé de quinze ans et demi, demeurant chez ses parents, 166, rue Nationale, dérobait hier matin, sans être aperçu, une casquette d'une valeur minime, à l'étalage d'un magasin situé, 53, avenue des Gobelins. La casquette ne lui allant pas, le petit filou eut l'audace de la rapporter au magasin où il l'avait prise, demandant à l'échanger contre une autre à sa pointure. Le vol fut reconnu et le jeune escroc fut conduit au commissariat de M. Perruche, qui l'a envoyé au Dépôt.


 Les pruneaux du quartier de la Gare - 1895

Les pruneaux du quartier de la Gare

Le Figaro — 16 janvier 1895

Quand les ménagères du quartier de la Gare entendaient le cri « Pruneaux ! Pruneaux ! » jeté dans la rue par un petit homme grisonnant, poussant devant lui une voiture à bras, elles savaient à quoi s'en tenir et descendaient en hâte.

Car ce n'étaient pas des pruneaux que leur vendait Louis Durand surnommé Pruneau mais des allumettes de contrebande. Arrêté hier, en flagrant délit, il a été conduit au commissariat de M. Bolot où, pour toute défense et sans mot dire, il s'est mis à enflammer ses allumettes, l'une après l'autre. De la première à la dernière, toutes ont flambé, sans un raté.

Malgré l'excellence de ses produits, Pruneau a été envoyé au Dépôt !


Lu dans la presse...

 La passerelle de la Maison-Blanche -1907

La passerelle de la Maison-Blanche

Inauguration prochaine ― On fait des préparatifs dans le nouveau quartier — La cérémonie de dimanche. M. Viviani la présidera

Le Radical ― 18 juin 1907

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche, celui qui s'étend de la rue Bobillot à la rue Cacheux, par la place Rungis, est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre.

La passerelle vue de la place de Rungis

Et c'est un événement ! L'édification de cette passerelle marque en effet une date importante dans l'histoire d'un quartier demeuré longtemps quelque peu désert. L'emplacement était magnifique pourtant ; bien aéré, en bordure des fortifications et touchant au square si joli de Montsouris, il présentait toutes les garanties désirables de salubrité et de confortable. Oui, mais les terrains étaient mouvants, de vastes fossés existaient, et c'était l'isolement. Alors de concert avec les services techniques de la Ville, M. Rousselle, le père, l'ancien président du Conseil municipal, entreprit une œuvre considérable d'assainissement, d'hygiène et d'aménagement. Les fossés furent comblés, des voies nouvelles tracées.

La mort surprit malheureusement l'ancien président dans son œuvre si utile. Mais son fils, M. Henri Rousselle, conseiller actuel du quartier, la poursuivit énergiquement et, avec l'appui du comité radical socialiste, parvint à la mener entièrement à bonne fin.

Les rues Barrault et Bobillot vues de la place de Rungis vers 1907.

Aujourd'hui, la rue Bobillot, large et spacieuse est une voie magnifique ; la rue de Tolbiac, la place Rungis et toutes celles qui rayonnent autour de la place sont bien alignées, propres, pleines de vie et d'entrain L'endroit est transformé de fond en comble.

Et là où l'on rencontrait jadis des terrains abandonnés s'élèvent maintenant de coquettes maisons qui donnent à ce coin du treizième arrondissement une intensité, an mouvement auquel il n'était vraiment pas habitué.

Quant à la passerelle métallique, trait d'union placé entre la rue Cacheux, les fortifications et la rue Bobillot, elle évite désormais aux habitants de chacun des deux points la peine de faire un trajet considérable pour passer des uns chez les autres. La passerelle est la continuation directe des rues Bobillot et Cacheux par-dessus le chemin de fer.

Elle est longue de près de 100 mètres et a coûté environ 70,000 francs. Le Conseil municipal avait voté sa construction il y a deux ans ; ce sont les ingénieurs de la Ville de Paris qui l'ont construite.

C'est pour fêter son achèvement en même temps que la transformation de leur quartier que les habitants organisent une jolie fête locale, dimanche prochain à trois heures. M. Viviani, ministre du travail, la présidera.

Y assisteront également : MM. de Selves, préfet de la Seine ; Ranson, président au Conseil général ; notre collaborateur M. Ferdinand Buisson, député de l'arrondissement ; M. Henri Rousselle, conseiller municipal, et différentes autres notabilités politiques.

Des discours seront prononcés. Puis un concert vocal et un concert instrumental auront lieu, un défilé sera organisé, et, le soir, sur la place Rungis, on dansera.

La Maison-Blanche est dans la joie !


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Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre. (1907)

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