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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 18 novembre 1929, un incendie détruisit le dépôt de chiffons situé à l'angle de la rue Croulebarbe et du boulevard Blanqui. Le feu se propagea aux terrains vagues situés entre la rue Croulebarbe et la rue des Cordelières et détruisit aussi des baraques en planches qui y étaient construites.


Le 3 janvier 1920, la cote de la Seine avait atteint 6,36 m à deux heures de l'après midi au Pont d'Austerlitz. Le quartier de la Gare était innondé.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Vengeance d'amazone. - 1905

Vengeance d'amazone.

Le Rappel — 8 juin 1905

Une ménagère, Mme Mélanie Compagnier, demeurant 58, rue Clisson, en voulait depuis un temps immémorial à une couturière, Mme Louise Leprince, 21 ans, domiciliée dans la même maison. Hier. matin, vers 2 h., comme la couturière rentrait chez elle, la vindicative femme, qui la guettait dans l'escalier, se précipita sur elle et la frappa de quatre coups de couteau dans la poitrine. La blessée, dont l'état parait des plus graves, a été transportée à Cochin. La coupable à réussi à prendre la fuite.


 Deux oeufs cuisaient - 1915

Deux oeufs cuisaient.

Le Matin — 6 juin 1915

Deux œufs cuisaient dans la poêle, et le porteur aux Halles Adolphe Vialard, âgé de quarante ans, allait se mettre à table, hier matin, dans la modeste chambre qu'il occupe 166 bis, rue Nationale.

— Décidément, j'en ai assez ! déclarât-il soudain sa maitresse, Maria Monteiller, âgée de trente-quatre ans. Je sais que tu as remis à la maitresse de mon père une partie des outils qui me servent à « bricoler », et je t'en veux à mort !

La menace n'était pas vaine, car le coltineur — il est réparateur de parapluies, à l'occasion — s'empara d'un long poignard, et, à six reprises, le planta dans le flanc de sa compagne. Puis avec la même arme, toute ruisselante de sang, il se porta une douzaine de coups dans la poitrine. Prévenu aussitôt, M. Prodhon, commissaire de police du quartier de la Gare, fit transporter le couple à l'hôpital de la Pitié. L'état de Maria Monteiller n'inspire pas d'inquiétude. Par contre, on désespère de sauver le porteur aux Halles.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Château de Napoléon - 1904

« Château de Napoléon ».

Le Gaulois ― 13 juin 1904

La rue Corvisart va être l'objet d'une réfection presque complète.

Perdue dans les solitudes de à la « Glacière », c'était jadis la rue du Champ-de l’Alouette, un joli nom de rue, qui en disait bien l'origine et qui, hélas ! ;-a perdu sa double raison d'être. De vilaines bâtisses cachent aux passants ce qui était le champ et l’alouette chassée par les « pierrots.» parisiens, est allée porter ailleurs la note gaie de ses vocalises matinales !

A l'angle de la rue qu'on va élargir — à ses dépens, sans doute — un vieil hôtel délabré qu'entoure une grille rongée de rouille profile  encore sa silhouette au milieu d'un taillis de li las et de cytises. Sa façade est ornée d'un portique à colonnes et de deux statuettes qui durent représenter jadis Flore et Pomone, mais que l'âge et l'injure des hommes ont décapitées.

C'est le « Château de Napoléon », ainsi qu'on le désigne communément dans le quartier II y avait là, naguère, un relai de poste, et peut-être l'Empereur s'y arrêta-t-il. Nous ne savons. Toujours est-il que construit par Peyre, l'aîné, pour M. de Neufbourg*, cet hôtel servit, pendant plus demi-siècle, de buanderie aux hospices de Paris

Il est abandonné depuis longtemps.

Que va devenir maintenant le « Château de Napoléon » ?


* l'orthographe de l'article a été respectée.


Eugène Atget - Ministère de la Culture (France) - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine - diffusion RMN (

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