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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1929, il y avait une maison de tolérance au 9 du boulevard Blanqui.


En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Vol de poires au jardins des Gobelins - 1873

Vol de poires au jardins des Gobelins

Le Journal des débats politiques et littéraires — 5 septembre 1873

La manufacture nationale des Gobelins a pour annexe un immense jardin avec potager et verger où les fruits sont cultivés cum arte d'après les bonnes traditions et selon la méthode de La Quintinie. Il y a là des pêches qui rivalisent avec celles des fameux espaliers de Montreuil et des poires qui, pour la grosseur et le fondant, n'ont rien de comparable.

L'avant-dernière nuit, des malfaiteurs ont pénétré l'aide d'escalade et d'effraction, dans le verger et l'ont dévalisé. Ils ont emporté notamment 500 poires magnifiques en pleine maturité.

Ces déprédateurs ont causé encore, plus de dommage par ce qu'ils ont brisé et détruit que par ce qu'ils ont emporté.

Le commissaire de police du quartier Croulebarbe a immédiatement commencé une enquête, et les indices recueillis permettent d'espérer que les coupables ne tarderont pas à tomber entre les mains de la justice.


 Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc - 1905

Le meurtre de la rue Jeanne d‘Arc

Le Figaro — 3 septembre 1905

Un ouvrier cordonnier, Charles Trubert, âgé de quarante-cinq ans, demeurant 73, rue Jeanne-d'Arc, feignait hier soir, à onze heures, de chercher querelle à un militaire retraité, M. Paul Cezille, qui descendait l'escalier de sa maison et qui venait de dîner chez des amis. Tout à coup, après quelques mots échangés, il sortait un couteau de sa poche et en frappait le vieillard dans la région du cœur.

M. Paul Cezille tomba. Il avait été tué, sur le coup. Charles Trubert a été arrêté par M. Yendt, commissaire de police, qui a établi que M. Paul Cezille avait touché 295 francs dans la journée, et que quand on releva son cadavre, il n'avait plus que 20 francs sur lui.

Le vol serait donc le mobile du crime. Trubert a été envoyé au Dépôt ainsi que sa femme et un nommé Mouzol, qu'on suppose complices.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Château de Napoléon - 1904

« Château de Napoléon ».

Le Gaulois ― 13 juin 1904

La rue Corvisart va être l'objet d'une réfection presque complète.

Perdue dans les solitudes de à la « Glacière », c'était jadis la rue du Champ-de l’Alouette, un joli nom de rue, qui en disait bien l'origine et qui, hélas ! ;-a perdu sa double raison d'être. De vilaines bâtisses cachent aux passants ce qui était le champ et l’alouette chassée par les « pierrots.» parisiens, est allée porter ailleurs la note gaie de ses vocalises matinales !

A l'angle de la rue qu'on va élargir — à ses dépens, sans doute — un vieil hôtel délabré qu'entoure une grille rongée de rouille profile  encore sa silhouette au milieu d'un taillis de li las et de cytises. Sa façade est ornée d'un portique à colonnes et de deux statuettes qui durent représenter jadis Flore et Pomone, mais que l'âge et l'injure des hommes ont décapitées.

C'est le « Château de Napoléon », ainsi qu'on le désigne communément dans le quartier II y avait là, naguère, un relai de poste, et peut-être l'Empereur s'y arrêta-t-il. Nous ne savons. Toujours est-il que construit par Peyre, l'aîné, pour M. de Neufbourg*, cet hôtel servit, pendant plus demi-siècle, de buanderie aux hospices de Paris

Il est abandonné depuis longtemps.

Que va devenir maintenant le « Château de Napoléon » ?


* l'orthographe de l'article a été respectée.


Eugène Atget - Ministère de la Culture (France) - Médiathèque de l'architecture et du patrimoine - diffusion RMN (

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