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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La rue Küss honore le dernier maire français de la capitale alsacienne en 1871, année de sa mort, le jour même où les députés de l'Assemblée nationale décidèrent de céder l'Alsace et la Lorraine à l'Allemagne. Émile Küss était un savant physiologiste de la faculté de Strasbourg.


La galerie de la manufacture nationale des Gobelins située sur l'avenue du même nom a servi d'hôpital pendant la première guerre mondiale.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 L'inévitable fou - 1900

L'inévitable fou.

Le Matin - 31 décembre 1900

M. Remongin, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche, a reçu, hier matin, la visite d'un pauvre diable, vêtu de loques sordides, qui lui a déclaré se nommer Charles-Camille Cuny, âgé de trente-sept ans, et être l'auteur du crime de la rue des Plâtrières.

— J'ai reçu du ciel la mission de couper en morceaux tous les hommes qui insulteraient le saint nom de Dieu, a-t-il dit, au magistrat.

Ce malheureux, qui est un pauvre déséquilibré, est en état de vagabondage. Il a été dirigé sur l'infirmerie spéciale du Dépôt.


 Les apaches recommencent

Les apaches recommencent

Le Petit-Parisien ― 27 octobre 1915

En rentrant chez lui, avenue de Choisy, la nuit dernière, M. Ernest Rousset, cinquante-trois ans, employé à la boulangerie les hôpitaux, a été assailli par trois inconnus et frappé coups de poing et d'un coup de couteau au côté droit.

A ses cris et à ceux de sa femme, qui, de la fenêtre,  assistait à l'agression, les rodeurs s'enfuirent, emportant le sac à provisions du boulanger.


LIEUX DU TREIZIÈME

 AOIP - 1933

Les résultats obtenus par l'association des ouvriers en instruments de précision

Le Journal — 3 mai 1933

Le Parisien que ses occupations ou les hasards d'une promenade conduisent dans le 13è arrondissement ne découvre pas sans surprise, dans le populeux quartier de la Maison-Blanche, un véritable « building », qui, de sa masse imposante et blanche, écrase les vieilles maisons voisines.

La perspective de cet immeuble neuf, percé de larges baies et coiffé de terrasses, fait un vif contraste avec le groupe sombre des toits qui l'entourent. Et ses proportions, sa ligne de conception moderne constituent, dans ce coin de Paris, un premier sujet d'étonnement.

Au fronton de la grande porte d'entrée qui s'ouvre 8, rue Charles-Fournier, s'inscrivent quatre lettres : A.O.I.P., lisez : « Association des ouvriers en instruments de précision ».

Les derniers agrandissements de l'A.O.I.P. sont relativement récents puisqu'ils furent inaugurés le 12 décembre dernier par M. Dalimier.

Cette consécration officielle a attiré l'attention sur une coopérative ouvrière jusqu'alors à peu près ignorée du public. Une visite l'obligera à' l'admiration ; car l'œuvre — on le verra — est forte et belle, à l'image de l'immeuble qui l'abrite.

Photo de la façade de l'A.O.I.P., rue Charles Fourier (vers 1930), extraite d'un projet de modification.
Source originale : http://www.aoip-scop.fr

C'est en 1896 que fut fondée l'Association des ouvriers en instruments de précision.

Les débuts, s'ils furent audacieux, ne permirent d'enregistrer d'abord que des résultats fort modestes : trois membres associés, un atelier de quelques mètres carrés abritant quatre machines au pied et à main.

Les organisateurs ne se découragèrent point et peu à peu virent leurs efforts couronnés de succès.

L'essor de l'association devait se manifester d'abord par une extension progressive et continue des ateliers. En 1907, on procède aux premiers agrandissements, deux ans plus tard l'A.O.I.P. double la superficie des terrains attenants à ses usines. Plus récemment, un magasin d'exposition est créé rue du Renard.

Enfin, au mois de juillet 1931, les plans de nouveaux bâtiments sont établis; bâtiments destinés à un groupement des bureaux et à une organisation plus moderne des ateliers. Dix-huit mois après, le ministre du travail inaugurait ces constructions nouvelles et consacrait ainsi officiellement la réussite de l'A.O.I.P. Le nombre des ouvriers adhérents s'est accru d'année en année et, à l'heure actuelle, plus de 550 sont employés chaque jour à l'usine. Le chiffre d'affaires de l'association dépasse 30 millions de francs.

Cet admirable développement est dû pour une bonne part à l'heureuse gestion de l'A.O.I P., mais aussi à l'extension que prend chaque jour l'usage du téléphone et à l'effort poursuivi par l'État pour l'amélioration des réseaux existants. Cela se traduit pour l'A.O.I.P. par des commandes importantes et souvent renouvelées.

L'activité des dirigeants de l'association ne s'est pas bornée aux aménagements professionnels. C'est ainsi que les bénéfices réalisés ont permis la création successive d'un service social, d'une caisse de secours, d'une maison de repos et enfin d'un centre d'éducation à l'usage de nombreux apprentis.

Tel est, en moins de quarante ans, l'admirable bilan d'un groupement digne du plus haut intérêt puisqu'il est un magnifique exemple d'entr'aide sociale par le travail et la persévérance.


Communiqué

ON PEUT GUÉRIR LE RHUME DES FOINS

Il a semblé que le rhume des foins sévissait de plus en plus depuis quelques années. Voici à ce sujet l'opinion du Docteur Georges Schoengrun. ex-laryngologiste assistant des Hôpitaux de Paris, spécialiste de la question.

Le Docteur Schœngrun, dont les travaux sur le sympathique nasal sont connus dans le monde entier, en effet, a communiqué dernièrement à l'Académie de médecine les remarquables résultats de ses travaux concernant sa nouvelle méthode de traitement du rhume des foins.

Le rhume des foins n'est pas grave, mais c'est une maladie horripilante qui provoque des éternuements, des troubles des yeux, de la gorge, et même de l'asthme. Cette affection poursuit les malades pendant des années et se répète à chaque saison. Souvent ces derniers désespèrent de se guérir. Depuis trois ans, le Docteur Schœngrun a prouvé qu'il s'agit d'un trouble du système sympathique qui subit, par l'intermédiaire du nez, l'influence des poussières végétales.

Sans vouloir donner des détails techniques, on peut dire qu'il suffit au Docteur Schœngrun de toucher-un point de la muqueuse nasale avec un liquide approprié selon chaque cas pour arrêter des rhumes des foins récents ou anciens, même en pleine crise, et souvent les empêcher de se reproduire les années suivantes. Cela montre tout l'intérêt de ce traitement. Il s'agit, de la part du spécialiste, d'une manœuvre délicate mais inoffensive et indolore.

Parfois une seule application suffit. En moyenne, deux à cinq sont nécessaires, l'ensemble se fait en quelques jours. Le traitement ne dérange pas le malade de ses occupations habituelles et réussit, suivant des statistiques impartiales, dans la majorité des cas. Cette méthode, entre les mains expérimentées de son auteur, a donné des résultats qui n'ont jamais été obtenus avec aucune autre.

Ceci est d'autant plus digne d'intérêt que le rhume des foins était généralement considéré comme incurable.

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Une enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le enquête est ouverte, en ce moment, à la Préfecture de la Seine, sur le projet des stations à établir sur le chemin de fer de Ceinture, dans les 13e, 14e, 15e et 16° arrondissements. (1862)

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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