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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 3 octobre 1923, à 9 h30, le laboratoire municipal faisait enlever un obus de 37 en face du 88 de la rue de la Glacière.


La rue Berbier du Mets tient son nom de Gédéon Berbier du Mets (1626-1709), qui fut le premier Intendant général du Garde-Meuble de la Couronne, ancêtre du Mobilier national.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Jetée dans le fossé - 1897

Jetée dans le fossé

Le Figaro — 28 juin 1897

Des gardiens de la paix ont trouvé, hier matin, à quatre heures, dans le fossé des fortifications, en face de la rue du Château-des Rentiers, une femme Augustine Jourdan, âgée de trente-huit ans, demeurant avenue d'Italie. Cette femme a dit, d'abord, aux agents qu'elle avait fait une chute accidentelle puis, se ravisant, elle a déclaré qu'elle avait été précipitée dans le fossé par deux hommes et une femme parce qu'elle avait refusé de leur donner l'argent qu'elle avait sur elle.

La femme Jourdan qui se plaignait de vives douleurs internes a été conduite à l'hôpital Cochin.


 L'affaire de l'avenue de Choisy - 1897

L'affaire de l'avenue de Choisy

Le Rappel — 28 juillet 1897

Un camelot, âgé de dix-huit ans, nommé François Palisse, demeurant 31, rue Mouffetard, sortait cette nuit du bal de l'Alcazar, avenue de Choisy quand il fut attaqué par une bande d'individus qui le frappèrent de huit coupe de couteau.

Le blessé, qui fut transporté à l'hôpital de la Pitié, put dénoncer ses agresseurs que des agents de la Sûreté recherchèrent.

A la suite de ces recherches, on parvint à arrêter les individus dont les noms suivent : Louis Champonier, dix-sept ans, rue Clisson ; Louise Guillier, dite Charlotte, seize ans ; Léon Débris, vingt ans, 75, rue Jeanne-d'Arc, et André Daviou, seize ans, chiffonnier, 68, rue Clisson.

Tout ce joli monde a été envoyé au Dépôt.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Pont de Tolbiac - 1895

Un pont américain à Paris : le pont de Tolbiac.

Le Temps ―16 février 1895

Les Américains se sont acquis, depuis quelques années, une véritable renommée en matière de grands travaux publics leur initiative, leur audace, leur fougue, méritent d'être admirées et surtout imitées. Ce n'est pas la science qui manque à nos ingénieurs pour les égaler.

Nous signalons, avec beaucoup de plaisir, dans cet ordre d'idées, le beau pont « américain » dans la meilleure acception dit terme, dont Paris vient d'être doté. C'est un des plus remarquables ouvrages d'art actuels. M. P. Lauriol, ingénieur des ponts et chaussées, en a donné dans la Nature une description intéressante et savamment motivée.

Ce pont permet à la rue de Tolbiac de franchir les voies de la gare d'Orléans. Sa forme, comme le montre notre croquis, est originale et insolite.

On ne voulait admettre que deux piles de pont au travers des voies encombrées. La grande poutre centrale s'appuie, en conséquence, sur ces deux piles et les déborde elle rejoint, à droite et à gauche, deux autres poutres, formant travées extrêmes, qui reposent, par des articulations, d'une part sur les culées, d'autre part sur les extrémités de la poutre centrale.

Ce n'est plus le pont rigide auquel nous étions accoutumés par tradition nous nous trouvons eu présence d'un véritable ensemble mécanique, jouissant d'une certaine liberté sous les assauts de la tempête, sous l'effort des charges roulantes et sous l'influence des variations de température.

Les pièces de pont, ou traverses, qui supportent la chaussée du pont de Tolbiac sont de dimensions exceptionnelles : elles ont 17 mètres de longueur ; cette longueur était obligatoire, car on ne voulait pas rétrécir la rue de Tolbiac à son passage sur le pont et, de plus, on ne voulait pas les faire reposer sur plus de deux poutres principales. En recoupant transversalement le pont de Tolbiac, on obtiendrait, en quelque sorte, toute une série de petits ponts, déjà respectables, comme ponts d'intérêt local.

Le plus souvent, ces traverses sont assemblées d'une façon rigide aux poutres principales ; mais alors, sous l'effort des charges qui roulent sur son tablier, le pont fléchit ; il tend à tordre les poutres principales qui sont ses muscles d'hercule.

Illustration parue dans Le Temps

Dans l'ouvrage dont nous parlons, ces efforts, dont les réactions sont mal connues, disparaissent ; en effet, les traverses reposent aussi sur la poutre principale par l'intermédiaire d'une articulation. Il en résulte une légère augmentation de poids, mais elle est largement compensée par la certitude d'éviter ces réactions dont on se défie à juste titre, car il est pratiquement fort difficile d'en évaluer les effets.

La construction du beau pont du Forth en Ecosse et celle des fermes articulées de la galerie des Machines à l'Exposition de 1889 ne sont pas étrangères à la forme finale et rationnelle du pont de Tolbiac : ce bel ouvrage est tout à la fois un résultat remarquable du calcul et de l'expérience.

Ce pont permet à la rue de Tolbiac de franchir les voies de la gare d'Orléans.

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