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Lu dans la presse...

L'épidémie de la Maison-Blanche (1890)

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi. Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre.


La reconstruction des Gobelins (1891)

Il paraît décidé qu'on conservera pieusement les ruines de la Cour des Comptes, comme souvenir de 1871. Mais il est un autre monument, également ruiné par la Commune et dont la vue séduit beaucoup moins : la façade de la manufacture des Gobelins « provisoirement » remplacée par une construction en platras et une palissade en planches.


Sauvons les Gobelins ! (1912)

Dans la pénurie lamentable des crédits affectés aux beaux arts, le budget des Gobelins est peut-être le plus précaire.


La voiture de la Mie de Pain (1897)

Souvent nous avons parlé de cette gentille œuvre la Mie de Pain, qui a rendu depuis six ans de si grands services aux pauvres de la Maison-Blanche.


Les travaux à réaliser dans le XIIIè (1893)

La revue "Les Annales industrielles" a dressé la liste des travaux de voirie à réaliser dans le XIIIè arrondissement


Les prochains grands travaux de Paris (1910)

Sur l'emprunt de 900 millions, dont la majeure partie doit servir à exécuter dans Paris de grands travaux de voirie (ce qui n'exclut pas ceux qui ont été décidés antérieurement à l'adoption de ce vaste plan de campagne), les quatre quartiers du treizième arrondissement auront une assez forte part.


La crue persiste (1910)

Au service hydrométrique, on escompte la cote de 5m. 20 à Paris-Austerlitz d'ici
à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée.


Assainissement de la Bièvre (1897)

Le préfet de la Seine a déclaré d'utilité publique l'assainissement de la vallée de la Bièvre aux abords de la rue du Moulin-des-Prés.


Une inondation boulevard Kellermann (1912)

Dans la soirée d'hier, vers six heures et demie, une conduite d'eau passant à la poterne des Peupliers, près du boulevard Kellermann, dans le treizième arrondissement, s'est rompue brusquement.


Mort de M. Ernest Rousselle (1896)

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville.


La suppression de la Bièvre (1907)

Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains...


La villa des chiffonniers (1897)

Il faudrait battre longtemps Paris pour y trouver quelqu'un de comparable à M. Enfert, qui vient de faire bénir, à la Maison-Blanche, une nouvelle œuvre.


Nouvelle ligne d'autobus (1923)

A dater du 28 octobre 1923, la S. T. C. R. P. mettra en service une nouvelle ligne d’autobus dénommée AI bis, « Place d’Italie-Gare Saint-Lazare »


Nécrologie : Eugène Bonneton (1915)

Une triste nouvelle nous arrive du front. Eugène Bonneton, le peintre
délicat du vieux Paris, de la Bièvre et des hivers parisiens, vient de
s'éteindre dans une ambulance de l'Argonne.


L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc (1934)

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc.


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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le pont d'Austerlitz entre la place Walhubert et la place Mazas a été construit de 1802 à 1807 par Beaupré. Ses arches sont en pierre depuis 1854-1855 en remplacement des arches en fer fondu de la première construction.


A l'école Estienne, en 1896, l'enseignement y est gratuit ; la cantine scolaire, qui fournit aux enfants le déjeuner et le goûter, est également gratuite pour les élèves habitant Paris. Les élèves de la banlieue peuvent apporter leur déjeuner ; ils peuvent aussi prendre leur repas à la cantine, sauf à payer une rémunération fixée par le règlement intérieur.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Une femme carbonisée

Une femme carbonisée.

Le Matin - 24 novembre 1900

Une dame Michel, âgée de quatre-vingts ans, habitant 44, avenue de Choisy, a été trouvée, hier soir à dix heures et demie, presque entièrement carbonisée. L'octogénaire habitait, comme sous-locataire des époux Ladret, marchands de vin, qui tiennent un établissement à l'adresse susindiquée, une petite chambre au premier étage. Mme Ladret n'ayant pas vu, hier, selon son habitude, la vieille femme vaquer à ses occupations ordinaires, fit part à M. Remongin, commissaire de police, de ses inquiétudes. Le magistrat, accompagné du docteur Gresset, arriva aussitôt et fit enfoncer la porte. L'enquête conclut à une mort accidentelle.

On suppose, en effet, que Mme Michel, en voulant allumer sa chaufferette avec un morceau de journal, a communiqué le feu à ses vêtements. Elle s'est ensuite dirigée vers la fenêtre, afin d'appeler au se- cours, mais ses appels n'ont pas été entendus. C'est en cherchant à ouvrir la porte derrière laquelle on a trouvé son cadavre qu'elle paraît avoir succombé à l'asphyxie. Le docteur Gresset estime, en effet, que l'octogénaire était morte lorsque son corps a commencé à brûler.


 Est-ce un empoisonnement - 1894

Est-ce un empoisonnement ?

Le Petit-Parisien — 28 décembre 1894

Hier, à trois heures de l'après-midi, M. Ferdinand Wendertieffoff, âgé de cinquante-cinq ans, journalier, et Mme veuve Henriette Masillier, âgée de cinquante-deux ans, demeurant avenue d'Ivry, 67, se présentaient chez M. Cornet, pharmacien, rue Coypel, et lui disaient qu'ils souffraient de douleurs d'estomac et de nausées dont ils ne pouvaient s'expliquer la cause. Envoyés à l'hôpital de la Pitié par M. Perruche, commissaire de police, Mme Masillier déclara, après avoir reçu quelques soins, qu'en sortant d'un restaurant où ils avaient déjeuné, son compagnon et elle s'étaient trouvés subitement malades.

Une enquête est ouverte à l'effet de savoir si le restaurateur désigné n'a pas commis l'imprudence de faire cuire des aliments dans une casserole en cuivre mal étamée.


A PROPOS DE CE SITE

 A propos

Ce site vise à évoquer le 13ème arrondissement de 1860 aux années 30 à travers des textes littéraires, des extraits d'ouvrages historiques et, le plus souvent, d'articles de presse lesquels permettent de retrouver ce que fut l'état d'esprit parisien à l'égard du 13ème arrondissement pendant des dizaines d'années.

Faubourg souffrant, faubourg populaire, arrondissement excentrique ignoré et délaissé, le 13ème fut décrit comme une terre exotique dont les indigènes formaient cette classe laborieuse que l'on disait dangereuse.

La Bièvre fait aussi partie intégrante de ce 13ème arrondissement et a façonné son image. Rivière romantique à son entrée dans Paris dans les premières années du 19ème siècle, cloaque infâme et putride traversant le quartier Croulebarbe dans les dernières années du même siècle, elle est inséparable du 13ème.

Il s'agit d'évoquer. Ceux qui auront connu le 13ème arrondissement dans les années 50 et 60 retrouveront aisément des repères voire des souvenirs. Les autres devront faire un effort d'imagination pour percevoir dans leur environnement actuel les traces d'un monde disparu.

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© paris-treizieme.fr pour la transcription du texte