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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1879, les écoles chrétiennes de la rue du Moulin des Prés, de la rue Jeanne d'Arc et du boulevard de l'hôpital furent laïcisées à la suite de la décision du conseil municipal. Elles furent remplacées par les écoles libres des 61 rue Dunois, 93 avenue de Choisy et 43 rue Corvisart. Une école chértienne tenue par des soeurs fut laicisée et remplacée par une école libre située 35 rue Jenner.


En 1897, il y avait un magasin de porcelaine au 196 de l'avenue de Choisy dans laquelle le cheval du fiacre n°7119 entra le 26 mars…


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Dans un bal - 1900

Dans un bal

Le Journal ― 21 mars 1900

Une bagarre s'étant produite la nuit dernière dans l'intérieur du bal de l'Alcazar, avenue de Choisy, les gardes républicains de service à cet endroit furent appelés pour expulser les perturbateurs.

Un de ces derniers, Jean Rollanger, âgé de dix-huit ans, né à Metz, mégissier, demeurant rue Jonas prolongée, s'arma d'un couteau et vint menacer le garde républicain Taron, de la caserne Mouffetard.

Ce garde, croyant qu'il allait être frappé, tira, dans sa précipitation à se défendre, un coup de revolver sur son agresseur.

Rollanger, atteint au ventre par la balle, s'affaissa, après avoir fait quelques pas et il a été transporté mourant à l'hôpital Cochin. M. Rocher, commissaire de police, a ouvert une enquête sur cette affaire.


 Le gaz - 1927

Le gaz

Paris- Soir — 24 janvier 1927

Les locataires de l'hôtel Alary, 62, rue du Gaz, entendant des  gémissements qui provenaient d'une des chambres, avertirent la propriétaire. Celle-ci informa aussitôt M. Fauvel, commissaire de police du quartier de la Maison-Blanche.

La porte de la pièce enfoncée, le magistrat aperçut, râlant sur le parquet, les deux occupants : Mme Sarah Doline, âgée de 37 ans, sujette russe, exerçant la profession de sage-femme, et son fils, Théodore, âgé de 9 ans.

Les malades furent aussitôt transportés à l'hôpital de la Pitié.

S'agit-il d'une intoxication par absorption d'aliments avariés ou par toute autre cause ? On l'ignore pour l'instant : l'enquête de M. Fauvel fera sans, doute la lumière sur ce point.


LIEUX DU TREIZIÈME

 La rue des Peupliers vue par Jules Marys - 1908

La rue des Peupliers

vue par Jules Mary (1908)

Extrait de "Perdues dans Paris"

Un des coins de Paris, misérable et sinistre. La longée des fortifications plantées d'arbres en double ou triple rangée, le côtoie pourtant de verdures plaisantes durant la belle saison, mais, en réalité, sépare pour ainsi dire cette région parisienne du reste du monde. Du haut de la rue des Peupliers  ― qui n'est pas une rue mais un simple tracé d'une voie que ne borde aucune habitation digne de ce nom ― regardez vers les fortifications et vous apercevrez en face de vous, à droite et à gauche, un chaos de misérables taudis et de cabanes en planches, de maisonnettes à demi ruinées, bâties au hasard, jamais achevées, ouvertes à tous les vents, carreaux brisés ou fenêtres défoncées, vestiges d'une ville, qu'un fléau vient de ravager. En quelques enfoncements de terrains, cachées derrière des palissades, des voitures de pauvres forains, toutes petites et se faisant très humbles, pour échapper au regard des hommes, de ces voitures comme vous en voyez par les routes, traînées par un cheval étique et poussif, ou par un âne aux bons yeux de résignation philosophique... le plus souvent par le mâle ou la femelle dont c'est la demeure, pendant que trottent, tout autour, des enfants pieds nus, jambes nues, et que, sur quelque paillasse à l'intérieur, d'autres enfants gémissent. Que font-ils là, derrière ces palissades, les habitants de ces voitures ? On ne le sait. D'où viennent-ils ? Comment y vit-on ? De quels expédients et de quels profits ? On ne l'a jamais su. Autant de problèmes de la misère, du malheur, aussi bien que de la paresse et du vagabondage. Tout ce coin de la grande ville disparaîtra quelque jour, remplacé par les confortables maisons modernes (*), mais, en ce moment encore, il apparaît comme une lèpre qui ronge Paris, à deux pas des élégances bien peignées du parc de Montsouris, en face des boulevards solitaires taillés dans le glacis des fortifs, fermé par la poterne des Peupliers et la porte de Bicêtre, animé seulement par quelques chantiers de charpentes, par des guinguettes en planches peintes en rouge, établissements de hasard, cantines d'ouvriers des chantiers. Ceux qui achèvent le percement de la rue ont adopté le Repos de la Montagne, enseigne affriolante d'une auberge étrange, invraisemblable, haute de deux mètres, et large de cinq ou six... perchée sur un talus... Le long de toutes ces choses, aux fenêtres, sur les palissadés, par terre, sur les voitures, sur les démolitions, s'épandent des linges de toutes les couleurs, lessives à l'essorage.

C'est dans ce quartier, où nous avons déjà conduit nos lecteurs, que l'auto de Dédé venait de déposer les Sambut emportant Modeste comme une proie…

Dans ce quartier que domine là-haut, hors des murs, en un appel sinistre, l'hospice formidable de Bicêtre, refuge de vieillards il est vrai, mais asile des insensés et des enfants idiots, cage grillée des fous furieux et des alcooliques…



(*) Voir : Inauguration d'habitations à bon marché dans le XIIIè arrondissement (1933)

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