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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Depuis le lundi 26 août 1935, et dans un premier temps à titre d'essai, la circulation des véhicules s'effectue à sens unique, d'est en ouest, sur chacune des rampes de la voûte dite « Poterne des Peupliers ».


La quartier de la Maison Blanche a été tout entier détaché de la commune de Gentilly. On l'appelait le petit Gentilly. La rue Abel Hovelaque portait le nom de rue du petit Gentilly.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Dans un bal - 1900

Dans un bal

Le Journal ― 21 mars 1900

Une bagarre s'étant produite la nuit dernière dans l'intérieur du bal de l'Alcazar, avenue de Choisy, les gardes républicains de service à cet endroit furent appelés pour expulser les perturbateurs.

Un de ces derniers, Jean Rollanger, âgé de dix-huit ans, né à Metz, mégissier, demeurant rue Jonas prolongée, s'arma d'un couteau et vint menacer le garde républicain Taron, de la caserne Mouffetard.

Ce garde, croyant qu'il allait être frappé, tira, dans sa précipitation à se défendre, un coup de revolver sur son agresseur.

Rollanger, atteint au ventre par la balle, s'affaissa, après avoir fait quelques pas et il a été transporté mourant à l'hôpital Cochin. M. Rocher, commissaire de police, a ouvert une enquête sur cette affaire.


 La folie du cordonnier - 1921

La folie du cordonnier

Le Gaulois  — 20 mars 1921

Un sujet russe, Bernard Steimann, cordonnier âgé de cinquante et un ans, demeurant 22, avenue de Choisy, menacé d'expulsion fut pris d'un acte de folie et se barricada dans sa boutique, menaçant de tuer ceux qui s'approcheraient.

L'intervention du commissaire de police n'eut aucun succès. Steimann restait enfermé. Alors il fut décidé qu'hier matin on lancerait par une fente de la porte de la boutique deux ampoules remplies d'un gaz soporifique, afin de pouvoir se rendre maître du forcené.

Or, à sept heures du matin, deux agents en surveillance aperçurent soudain deux jambes qui s'allongeaient sous le rideau de fer. Chacun en prit une et tira ; Steimann n'opposa aucune résistance. Le pauvre fou s'était blessé dans la, région du cœur avec un de ses tranchets à  chaussures.

Transporté immédiatement à la Pitié, le malheureux y a reçu les soins nécessaires.

Comme ses blessures ne présentent aucun caractère de gravité, il sera dirigé sur l'asile de Sainte-Anne.

A. Magne

LIEUX DU TREIZIÈME

 LA BARRIÈRE DES DEUX-MOULINS

La barrière des deux moulins

A l’origine, elle se trouvait sur le boulevard de l’Hôpital, en face de la rue du Marché-aux-Chevaux, à côté d’une Poudrière qui a joué un certain rôle dans la Révolution de 1830. Elle devait son nom aux deux moulins de la Salpêtrière, ses voisins immédiats, et ils étaient rasés depuis longtemps qu’on en parlait encore, à cause de la galette qu’on allait y manger.

Cette place, qu’elle occupa jusqu’à la Restauration, était à peu près celle qu’elle avait occupée avant 1784, ainsi que le constate le plan de J.-B. Nolin, de 1699. Il y a même, eu pendant de longues années un poste de soldats à l’endroit même où se trouvait jadis la Hutte des Gardes. Plus tard, lorsque le village de guinguettes, appelé Village d’Austerlitz, fut enclavé dans Paris, c’est-à-dire vers 1818, le mur d’enceinte, qui était alors sur le boulevard de l’Hôpital, fut reporté beaucoup plus loin, jusqu’au delà des rues Bruant et Bellièvre, et, tout naturellement, la barrière des Deux-Moulins et sa voisine, la Barrière d’Ivry, durent se reculer d’autant.

A proprement parler, et quoique les Dictionnaires et les Plans de Paris constatent l’existence indépendante de ces deux barrières, elles n’en formaient qu’une seule et unique, si mes souvenirs de jeunesse me servent bien. Ce que les plans appellent la Barrière d’Ivry, c’est ce que le peuple du faubourg Marceau a toujours appelé la Barrière des Deux-Moulins. Pour ma part, je n’en ai jamais connu d’autre, au plus loin que je me reporte dans le passé : c’est bien celle qui se trouvait à l’extrémité de trois rues, la rue d’Austerlitz, la rue du Chemin des Étroites-Ruelles et la rue de l’Hôpital, — ces deux dernières transformées depuis l’une en rue de Campo-Formio, l’autre en rue Pinel.

Barrière des Deux-Moulins ou Barrière d’Ivry, elle avait une physionomie bien tranchée, — à faire croire qu’elle n’appartenait en aucune façon au Paris qui l’avait accaparée, par un caprice de millionnaire qui ferait collection de liards, par une fantaisie de coquette qui s’enguirlanderait de haillons. C’était le jour et la nuit, la soie et la bure, les bottines vernies et les sabots, l’eau de lavande et l’eau du ruisseau. Les Deux-Moulins étaient, — et sont encore un peu, parce qu’on ne décrète pas l’abolition de la Misère aussi facilement que l’abolition de la Contrainte par corps, — les Deux-Moulins sont un pays d’où l’on vient, mais où l’on ne va pas, et les habitants de ce pays-là ne s’occupent pas plus des autres pays, c’est-à-dire des autres quartiers, qu’ils ne s’occupent des Samoyèdes ou des Patagons. Ils ont leurs mœurs à part, leur besogne à part, leurs peines à part, — à part aussi leurs plaisirs. Dans cet ancien village d’Austerlitz, et au delà de la barrière des Deux-Moulins, sont des rues bordées de maisons basses, bâties comme pour l’amour de Dieu, avec un peu de plâtre et beaucoup de boue; cela ressemble plus à des rabouillères, à des huttes de Lapons, qu’à des habitations de civilisés : maisons de petites gens, en effet, que ces maisons—là! Maisons dignes des rues, rues dignes des maisons, et habitants dignes des maisons et des rues. On se sent dans le voisinage de la Salpêtrière, — une maison de folles qui a commencé par être une maison de gueux.

Je vous recommande la Cité Doré, ou Villa des Chiffonniers, à laquelle mon bien cher et bien regretté Privat d’Anglemont a consacré une quinzaine de pages de son Paris-Anecdote. C’est très pittoresque, et encore plus affligeant.

Alfred DELVEAU- 1865
Histoire anecdotique des barrières de Paris
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Ailleurs sur Paris-Treizieme

Un éboulement aux fortifications

Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement ! (1911)

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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Le monument d'Ernest Rousselle

L'inauguration du monument élevé à la mémoire de M. Ernest Rousselle, qui fut président du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine, a eu lieu hier dans le jardin du dispensaire de la Maison-Blanche. (1901)

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