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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Au sein de l'hôpital de la Salpétrière, on remarque la jolie chapelle surmontée d'un dôme, que l'architecte Libéral Bruant bâtit en 1687.


La rue du Petit Banquier que Balzac et Victor Hugo rendirent célèbre, perdit son nom au profit du peintre Watteau par décret impérial du 27 février 1867.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le crime de la rue Michel-Bizot - 1897

Le crime de la rue Michel-Bizot.

Le Matin – 10 novembre 1897

Il est certainement très malheureux que le veilleur de nuit Tisseur ait trouvé une mort affreuse sous le marteau d'un inconnu, mais, d'après les renseignements recueillis à la préfecture de police, la victime ne serait guère plus intéressante que son assassin.

Lundi soir, on avait cru être sur la piste de l'auteur du crime, un jeune homme aux mœurs inavouables, qui, à diverses reprises, avait été vu en compagnie du veilleur et qui, samedi soir, était venu le trouver et était allé boire avec lui. Ce jeune homme a été retrouvé et il a pu fournir des indications tellement précises sur l'emploi de son temps qu'il a été reconnu innocent. Mais, en même temps, il a pu donner des indications sur des individus de son espèce que fréquentait le veilleur de nuit. Celui-ci menait une vie de débauche et attirait chez lui, rue de Patay, des filles mineures et des jeunes gens.

M. Cochefert s'est rendu, hier matin, à la Morgue, et, dans les vêtements du mort, il a trouvé des papiers établissant qu'il se nommait Charles Tisseur, né à Abbeville en 1854, ancien garçon boulanger, ayant subi trois condamnations en correctionnelle et une condamnation, par la cour d'assises de la Somme, à huit ans de travaux forcés pour viol de ses deux filles. Une des malheureuses est encore vivante.

La femme de Tisseur, qui habite Amiens, demanda et obtint le divorce. Après sa condamnation, sa peine subie, Tisseur vint à Paris, ou il se fit marchand des quatre saisons. Dans le jour, il poussait sa voiturette devant lui et, le soir venu, il gardait des chantiers de démolitions ou des immeubles en construction. On présume qu'il devait posséder un millier de francs d'économies. Cet argent n'a point été retrouvé au domicile du veilleur, 111, rue de Patay.


 Est-ce un empoisonnement - 1894

Est-ce un empoisonnement ?

Le Petit-Parisien — 28 décembre 1894

Hier, à trois heures de l'après-midi, M. Ferdinand Wendertieffoff, âgé de cinquante-cinq ans, journalier, et Mme veuve Henriette Masillier, âgée de cinquante-deux ans, demeurant avenue d'Ivry, 67, se présentaient chez M. Cornet, pharmacien, rue Coypel, et lui disaient qu'ils souffraient de douleurs d'estomac et de nausées dont ils ne pouvaient s'expliquer la cause. Envoyés à l'hôpital de la Pitié par M. Perruche, commissaire de police, Mme Masillier déclara, après avoir reçu quelques soins, qu'en sortant d'un restaurant où ils avaient déjeuné, son compagnon et elle s'étaient trouvés subitement malades.

Une enquête est ouverte à l'effet de savoir si le restaurateur désigné n'a pas commis l'imprudence de faire cuire des aliments dans une casserole en cuivre mal étamée.


LIEUX DU TREIZIÈME

 La mairie du 13e arrondissement - 1893

La mairie du 13e arrondissement

Le Petit-Parisien — 30 janvier 1893
La mairie dans les dernières années du 19e siècle. A l'arrière, à gauche, le marché couvert des Gobelins

Il y a une vingtaine d'années, le 13e arrondissement n'avait pour mairie qu'un des pavillons de l'octroi de l'ancienne barrière de Fontainebleau.

Quelques années avant la guerre, on décida de construire un hôtel pour la mairie de cet arrondissement, un des plus populeux de Paris. Les travaux furent commencés ils ont été terminés après 1870 en ce qui concerne le corps de bâtiment principal, qui a vue sur la place d'Italie,

Depuis, on a construit un nouveau bâtiment servant de pendant au premier, dont il n'est séparé que par une cour, et, conformément à la délibération du 4 février 1885 on vient de terminer le gros œuvre des constructions, en élevant en bordure de l'avenue des Gobelins, un pavillon à deux étages, qui relie les deux premiers bâtiments.

La mairie du treizième arrondissement a donc été construite en trois fois. Elle avait déjà, dans le corps de bâtiment principal, le cabinet du maire, une salle dite des mariages, une salle du conseil, la justice de paix et leurs dépendances. Elle aura bientôt une salle des fêtes et des salles de réunions.

Les artistes vont se mettre à l'œuvre pour décorer les nouveaux locaux, et l'on espère que l'année prochaine, tout sera terminé.

La mairie du 13« arrondissement est tout à fait isolée.

Elle est limitée, à droite, par le boulevard de l'Hôpital à gauche, par l'avenue des Gobelins sur sa façade principale, par la place d'Italie, et du côté opposé par une petite rue qui la sépare de la halle aux denrées alimentaires.

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