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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

L'orage remarquable par sa longue durée plus encore que par sa violence, qui éclata le lundi 23 juillet 1906 au soir sur Paris, causa beaucoup de dégâts. Dans le treizième arrondissement, la Bièvre, très grossie, sortit de son lit et inonda le passage Moret, dont les maisons ont dû durent être évacuées. Rue de la Glacière, 25, les ateliers de MM. Dufresne et Rommutel furent envahis par les eaux.


Charles Le Boucq (1868-1959) fut député du 13ème arrondissement de 1906 à 1928. Spécialisé dans les questions économiques, il présida le groupe d'action économique, rapporta divers budgets, notamment ceux du ravitaillement, des essences et pétroles, de la marine marchande, ainsi que le projet de loi sur la production d'ammoniaque synthétique. Après son échec de 1928, Charles Le Boucq abandonna la carrière politique.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Paris la nuit … - 1894

Paris la nuit …

Le Figaro ― 24 octobre 1894

M. Potut, professeur, suivait hier soir, vers minuit, la rue Lebrun, dans le quartier des Gobelins, lorsqu'il fut assailli par cinq rôdeurs qui, pour le dévaliser mieux à leur aise, l'accablèrent de coups. A moitié assommé, incapable d'opposer aucune résistance,. M. Potut dut se résigner à voir passer entre les mains des malfaiteurs sa montre et sa chaîne en or, son portefeuille renfermant des papiers de famille, son porte-monnaie contenant une centaine de francs et même son foulard.

Mais des gardiens de la paix qui étaient survenus avant que les agresseurs aient songé à prendre la fuite, ont pu arrêter trois d'entre eux. Ils ont été envoyés au Dépôt.

M. Potut a été transporté à son domicile dans un état alarmant.


 Une bombe avenue Sœur Rosalie - 1912

Une bombe avenue Sœur Rosalie

Le Figaro — 23 décembre 1912

Un cantonnier de la Ville a trouvé hier matin, à cinq heures, au pied d’un arbre de l’avenue Sœur-Rosalie, près de la place d’Italie, un engin cylindrique de vingt centimètres de hauteur et de dix centimètres de diamètre, d’où émergeait un cordon Bickford allumé.

Après avoir éteint la mèche, il a porté l’engin au poste central du treizième arrondissement où le laboratoire municipal l’a fait prendre.


LIEUX DU TREIZIÈME

 La mairie du 13e arrondissement - 1893

La mairie du 13e arrondissement

Le Petit-Parisien — 30 janvier 1893
La mairie dans les dernières années du 19e siècle. A l'arrière, à gauche, le marché couvert des Gobelins

Il y a une vingtaine d'années, le 13e arrondissement n'avait pour mairie qu'un des pavillons de l'octroi de l'ancienne barrière de Fontainebleau.

Quelques années avant la guerre, on décida de construire un hôtel pour la mairie de cet arrondissement, un des plus populeux de Paris. Les travaux furent commencés ils ont été terminés après 1870 en ce qui concerne le corps de bâtiment principal, qui a vue sur la place d'Italie,

Depuis, on a construit un nouveau bâtiment servant de pendant au premier, dont il n'est séparé que par une cour, et, conformément à la délibération du 4 février 1885 on vient de terminer le gros œuvre des constructions, en élevant en bordure de l'avenue des Gobelins, un pavillon à deux étages, qui relie les deux premiers bâtiments.

La mairie du treizième arrondissement a donc été construite en trois fois. Elle avait déjà, dans le corps de bâtiment principal, le cabinet du maire, une salle dite des mariages, une salle du conseil, la justice de paix et leurs dépendances. Elle aura bientôt une salle des fêtes et des salles de réunions.

Les artistes vont se mettre à l'œuvre pour décorer les nouveaux locaux, et l'on espère que l'année prochaine, tout sera terminé.

La mairie du 13« arrondissement est tout à fait isolée.

Elle est limitée, à droite, par le boulevard de l'Hôpital à gauche, par l'avenue des Gobelins sur sa façade principale, par la place d'Italie, et du côté opposé par une petite rue qui la sépare de la halle aux denrées alimentaires.

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Portrait : Emile Deslandres

Conseiller municipal du quartier Croulebarbe (1925)

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Promenade électorale dans le XIIIè

Le treizième a toujours été la cité des pauvres. Il sue encore la misère avec ses îlots de maisons délabrées… avec la rue du Château-des-Rentiers, ô ironie, avec la Butte-aux-Cailles chère à Louis-Philippe. Et comme la misère va de pair avec la douleur, beaucoup d'hôpitaux, la Salpêtrière, la Pitié, Broca, Péan, des asiles, des refuges. Sur 33.500 électeurs, 28.000 paient de 500 à 1.200 francs de loyer par an. Au prix actuel du gîte, ces chiffres ont une triste éloquence ! On ne s'étonnera pas si le treizième est politiquement très à gauche… et même à l'extrême gauche. (1927)

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