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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 1er mars 1932, l'usine de chaussures installée boulevard Kellermann (au 10) était ravagée par un incendie.


Le XIIIème arrondissement avait une superficie de 625 hectares à sa création.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Le manchot avait les doigts crochus - 1932

Le manchot avait les doigts crochus !

Le Journal ―11 août 1932

Mme Jeanne Vitrang, blanchisseuse 53, avenue de Choisy, constatait hier en rentrant du lavoir, que la porte de son domicile avait été fracturée et son logement cambriolé. Une montre, des billets de banque et du linge, le tout représentant environ 2.000 francs, avaient disparu. Ayant appris par des voisins qu'on avait vu rôder aux abords de la maison un manchot, la blanchisseuse rendit au commissariat de police du quartier Maison-Blanche pour y porter plainte.

Des recherches furent entreprises aussitôt et bientôt on retrouvait le voleur Léon Courtais, 60 ans, pensionnaire de l'hospice d'Ivry, fort occupé, dans un débit voisin du lieu de ses exploits, « liquider » la partie monnayée de son butin.


 Ceux qui ne respectent rien.Le Matin – 16 février 1897

Ceux qui ne respectent rien.

Le Matin – 16 février 1897

Dans la nuit de dimanche à lundi, des malfaiteurs restés inconnus se sont introduits dans l'appartement de Mme veuve Renaud, visiteuse à l'Assistance publique, demeurant 44, rue Jenner.

Ces hardis cambrioleurs ont dérobé un certain nombre d'obligations, une chaîne et une montre en or, et près d'un millier de francs provenant des quêtes faites par Mme Renaud.

On croit connaître les individus qui se sont rendus coupables de ce vol particulièrement odieux, et l'on pense que leur capture ne tardera pas à être opérée par les agents de la Sûreté.


Lu dans la presse...

 M. Félix Faure à l’École Estienne

M. Félix Faure à l’École Estienne

Le Figaro - 2 juillet 1896

Si nous ne sommes pas parmi les plus chauds partisans du développement exagéré de l'instruction primaire et secondaire, développement que la municipalité déplore déjà à cause du nombre de déclassés et de solliciteurs furieux qu'il a créés, nous avons au contraire la sympathie la plus vive pour les écoles professionnelles.

Les « écoles laïques » ont fait une armée de ratés, qui fatalement deviendra une armée de révolutionnaires. Les écoles professionnelles forment des ouvriers distingués, des artistes spéciaux qui sont placés avant d'avoir terminé leur apprentissage et qu'attend un avenir non moins heureux que paisible.

C'est donc avec joie que nous avons vu hier le chef de l'État honorer de sa présence l'inauguration de l'école Estienne.

Qu'est cette école? Son nom, celui du Motteroz du seizième siècle, l'indique. Elle a pour but de former des ouvriers habiles et instruits pour les arts et les industries du livre.

L'enseignement est gratuit. La cantine scolaire est gratuite également pour les élèves habitant Paris.

Les élèves sont externes. Ils entrent à l'école à 8 h. 1/2 du matin et en sortent à 6 heures du soir.

La durée des cours est de quatre ans. Pendant le premier semestre de la première année, les élèves passent par tous les ateliers de l'école, et ils sont ensuite répartis, suivant les aptitudes reconnues par la Commission de surveillance, dans les ateliers où ils feront leur apprentissage.

Les matières enseignées sont de deux sortes :

ENSEIGNEMENT TECHNIQUE

Typographie : Fonderie de caractères. – Composition, – Impression (presses à bras et machines). –Clicherie et galvanoplastie.
Reliure : Reliure. – Dorure sur cuirs. – Dorure sur tranches. – Marbrure.
Gravure. Gravure sur bois. – Gravure sur acier. –Gravure sur cuivre en creux et en relief. –Impression en taille douce.
Lithographie : Dessin et écriture lithographiques. – Chromo-lithographie. – Gravure sur pierre. – Autographie. – Impression.
Photographie : Photographie et procédés. – Photogravure. – Phototypie.

ENSEIGNEMENT THÉORIQUE

Langue française. Histoire et géographie. Notions de mathématiques. Sciences physiques et naturelles appliquées aux arts et industries du Livre. Histoire de l'art. Histoire du Livre. Modelage. Dessin à vue et dessin industriel. Écriture. Gymnastique et exercices militaires.

Un certificat d'apprentissage est délivré aux élèves à la fin de leur quatrième année.

Des primes sont accordées alors aux élèves ayant satisfait à toutes les épreuves des examens de sortie.

Est-ce bien une inauguration qu'on a faite hier ? L'établissement, sis boulevard d'Italie, est ouvert depuis novembre 1889, mais il n'était point terminé et toutes ses salles ne sont ouvertes que depuis quelques semaines.

Par un singulier hasard, l'école Estienne, où on se propose de former des ouvriers si paisibles et que visitait hier M. Félix Faure, a juste devant elle, à sa droite, la maison où est mort Blanqui, à sa gauche une tannerie.

Le Président de la République y arriva à trois heures dans une voiture à marchepied ; M. Le Gall et le commandant Humbert l'accompagnent. Il est reçu par les ministres de l'Instruction publique, et du commerce, le président du Conseil municipal et la plupart de nos édiles, M. Brard compris en complet, rosé.

Pauvre M. Brard ! Il vient d'être condamné à quatre jours de prison comme insoumis. Il sera au Gros-Caillou pendant les fêtes du 14 Juillet et ne pourra  point trinquer avec ses électeurs à la destruction des autres Bastilles.

Parmi les personnages présents est le député de l'arrondissement, M. Gérault-Richard, qui ne doit pas être content de ses électeurs. Ils ont fait, très nombreux, au Président, à son arrivée et surtout à son départ, une ovation toute départementale.

Mais n'anticipons pas. Nous sommes dans une vaste salle où sont rangés les professeurs, les élèves et au premier rang leurs parents qu'on prendrait pour des millionnaires, tant les femmes sont bien mises.


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Depuis longtemps, plusieurs grandes maisons de tannerie des quartiers de la Maison-Blanche et Croulebarbe étaient victimes de vols de peau importants. Mais on n'avait jamais pu mettre la main sur les coupables...

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Un marchand de couleurs de l'avenue d'Ivry fut réveillé l'autre soir par un bruit insolite qui semblait partir des caves de la maison.

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Le cocher de fiacre, Émile Canetti se trouvait, hier soir, vers neuf heures, à la station de voitures située avenue de Choisy, à l'angle de la place d'Italie...

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Lu dans la presse...

Une masure s'effondre au « Camp marocain »

À deux pas de la porte d'Italie, dans un grand espace situé rue Bobillot, se trouve une succession de masures misérables qui furent habitées, il y a une vingtaine d'années, par des nomades africains, prompts à jouer du couteau. (1910)

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Les quartiers pauvres

Les quartiers pauvres et populeux de Paris sont négligés ou dédaignés par l'administration, tandis que les quartiers élégants sont « embellis » à grands frais.
Cette iniquité, à laquelle personne ne songe, et dont beaucoup de citoyens ont malheureusement à souffrir, a fini par provoquer les plaintes légitimes des habitants du 13e arrondissement, c'est-à-dire du coin abandonné qui comprend la route d'Italie, les Gobelins, la Bièvre et la Butte-aux Cailles. (1869)

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Un syndicat d'indigents

La cour des Miracles était hier soir en grand émoi ; elle avait transporté cahin-caha, béquillant et gesticulant, ses pénates dans le quartier de la Gare, rue Nationale, tout là-bas, au bout de Paris, près de la barrière d'Italie. Il faut dire que le 13° arrondissement a un maire, M. Thomas, « qui fait des économies sur les fonds alloués par la Ville au service de bienfaisance, et qui, cette année, a rendu 50,000 francs à l'Assistance publique ». (1897)

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L'épidémie de la Maison-Blanche

Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi. Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre. (1890)

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La reconstruction des Gobelins

Il paraît décidé qu'on conservera pieusement les ruines de la Cour des Comptes, comme souvenir de 1871. Mais il est un autre monument, également ruiné par la Commune et dont la vue séduit beaucoup moins : la façade de la manufacture des Gobelins « provisoirement » remplacée par une construction en platras et une palissade en planches. (1891)

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Sauvons les Gobelins !

Dans la pénurie lamentable des crédits affectés aux beaux arts, le budget des Gobelins est peut-être le plus précaire. (1912)

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La voiture de la Mie de Pain

Souvent nous avons parlé de cette gentille œuvre la Mie de Pain, qui a rendu depuis six ans de si grands services aux pauvres de la Maison-Blanche. (1897)

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Les travaux à réaliser dans le XIIIè

La revue "Les Annales industrielles" a dressé la liste des travaux de voirie à réaliser dans le XIIIè arrondissement (1893)

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Les prochains grands travaux de Paris

Sur l'emprunt de 900 millions, dont la majeure partie doit servir à exécuter dans Paris de grands travaux de voirie (ce qui n'exclut pas ceux qui ont été décidés antérieurement à l'adoption de ce vaste plan de campagne), les quatre quartiers du treizième arrondissement auront une assez forte part. (1910)

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La crue persiste

Au service hydrométrique, on escompte la cote de 5m. 20 à Paris-Austerlitz d'ici
à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée. (1910)

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Assainissement de la Bièvre

Le préfet de la Seine a déclaré d'utilité publique l'assainissement de la vallée de la Bièvre aux abords de la rue du Moulin-des-Prés. (1897)

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Une inondation boulevard Kellermann

Dans la soirée d'hier, vers six heures et demie, une conduite d'eau passant à la poterne des Peupliers, près du boulevard Kellermann, dans le treizième arrondissement, s'est rompue brusquement. (1912)

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Mort de M. Ernest Rousselle

Ainsi que nous le faisions pressentir, M. Rousselle, conseiller municipal du quartier de la Maison-Blanche (treizième arrondissement), président du conseil municipal de Paris, a succombé hier matin à la maladie qui, depuis un certain temps, le tenait éloigné de l'Hôtel de Ville. (1896)

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Le conseil ayant décidé, en 1899, après de lentes et nombreuses études, de faire procéder à la couverture de la Bièvre « dont les émanations exercent une influence fâcheuse sur la santé des riverains... (1907)

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