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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Alfred Léon Gérault, dit Gérault-Richard, né à Bonnétable (Sarthe) le 11 octobre 1860 et mort à Fréjus (Var) le 7 décembre 1911, journaliste et homme politique socialiste, fut élu député du XIIIème arrondissement en janvier 1895. Il fut battu aux élections de 1898, mais fut réélu deux fois (1902-1906 et 1906-1911) en Guadeloupe, dans des conditions qui ne laissent aucun doute sur leur illégalité.


En 1896, les 4 membres du conseil municipal de Paris représentant le 13ème arrondissement étaient :
Quartier de la Salpêtrière : Paul BERNARD, avocat à la Cour d'appel, rue Lebrun, 3.
Quartier de la Gare : NAVARRE, docteur en médecine, avenue des Gobelins, 30.
Quartier de la Maison-Blanche. : Henri ROUSSELLE, commissionnaire en vins, rue Humboldt, 23.
Quartier Croulebarbe : Alfred MOREAU, corroyeur, boulevard Arago, 38.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Macabre découverte - 1893

Macabre découverte.

Le Matin - 22 mars 1893

Des enfants qui jouaient, hier, vers trois  heures, dans le fossé des fortifications, résolurent de faire une excursion dans les égouts qui traversent l'avenue de Choisy.

A peine s'y étaient-ils engagés qu'ils reculèrent frappés d'épouvante. Le cadavre d'un homme de quarante ans environ, moitié dévoré par les rats, barrait voie souterraine,

M. Siadoux, commissaire de police, informé, a commencé une enquête à l'effet d'établir si l'on se trouve en présence d'un suicide ou d'un crime.

Le cadavre de l'inconnu transporté la Morgue.


 Des misérables

Des misérables !

Le Journal des débats politiques et littéraires — 14 septembre 1898

M. Camille Pellerin suivait hier soir vers dix heures le boulevard d'Italie pour rentrer à son domicile, 11, rue Pinel, quand, à l’angle de la rue Vulpian, entendit des vagissements sortant de l'égout. M. Pellerin prévint aussitôt les pompiers de la caserne de Port-Royal et ceux-ci retirèrent de l'égout une fillette de deux mois, encore vivante dont le corps était enveloppé avec un lange.

M. Yendt, commissaire, a fait conduire la fillette à l'hôpital des Enfants assistés.

Des recherches sont faites pour découvrir les misérables qui ont jeté cette enfant vivante dans l'égout.


Lu dans la presse...



La reconstitution des Gobelins

Le Journal des débats politiques et littéraire — 12 aout 1913

On sait que la reconstitution partielle des Gobelins fut entreprise, il y a près de deux ans, sous l'habile direction de MM. Formigé et Jossely.

La façade du nouveau, bâtiment est déjà en partie débarrassée, de ses échafaudages. Le corps principal part de la rue Croulebarbe, longe l'avenue et s'étend jusqu'à l'ancienne entrée de la Manufacture ; il se composer d’un pavillon légèrement surélevé, dans le milieu, flanqué de deux ailes plus basses de même profondeur. Le tout forme un ensemble élégant et harmonieux.

Le pavillon central, oeuvre de MM. Formigé et Jossely

Sur la façade de la rue Croulebarbe, deux dates sont gravées 1667-1916. Des guirlandes sont sculptées dans le haut du tympan sur les trois faces du monument : elles soulignent les noms des artistes célèbres : Cozette, Natoire, Watteau, Parrocel, Claude- Audran, Marc de Gomans; J. et Ph. Gobelin, J.-F. de. Tray, Simon Vouet, Largillière, Ch. et Paul Coypel, J.-B. Oudry, Jean Berain, Boucher.

En dessous de ces inscriptions et de ces guirlandes, huit médaillons allégoriques surmontent les fenêtres de la façade qui longe l'avenue, ils représentent : la tonte, le lavage, la filerie, la corderie, la chimie, la teinture, le carton, la tapisserie.

Ces hauts reliefs, du plus heureux effet, sont d'une finesse remarquable celui représentant la chimie rappelle les traits de l’immortel Chevreul, dans son laboratoire de la Manufacture dont il fut le chimiste, pendant de longues années.

L'ancienne inscription placée par la Ville de Paris en 1900 subsiste près de l'ancienne porte d’entrée ; elle porte, on le sait : « Jean et Philibert Gobelin, marchands teinturiers en écarlate, qui ont laissé leur nom à ce quartier et à la Manufacture de tapisserie, avaient ici leur atelier sur les bords de la Bièvre à la fin du quinzième-siècle ».

Une nouvelle inscription, complétant la première, a été gravée sur la façade de la cour d’entrée ; elle est ainsi conçue :

Avril 1601,
Marc de Gomans
et François de la Planche
Tapissiers flamands,
Installent leurs ateliers
Sur les bords de la Bièvre
Septembre 1667,
Colbert
Établit dans les bâtiments,
Des Gobelins,
La Manufacture des meubles
De la Couronne
Sous la direction
De Charles Le Brun

C. Y.

L'ancienne entrée de la manufacture

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