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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Par son vote du 26 mai 1859, la Chambre des députés décidait de porter, à compter du 1er janvier 1860, les limites de Paris jusqu'au pied du glacis de l'enceinte fortifiée. Cette loi désignait le 13ème arrondissement sous le nom d'arrondissement des Gobelins.


Abel Hovelacque, député du 13ème arrondissement, dont le nom a été donné à la rue de Gentilly en 1899, fut le promoteur de l'Ecole Estienne qui ouvrit le 20 novembre 1889. Cette école occupe ses locaux actuels depuis le 1er juillet 1896. Abel Hovelacque ne vit pas cette installation car il mourut le 22 février 1896 à l'age de 53 ans.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Dans un bal - 1900

Dans un bal

Le Journal ― 21 mars 1900

Une bagarre s'étant produite la nuit dernière dans l'intérieur du bal de l'Alcazar, avenue de Choisy, les gardes républicains de service à cet endroit furent appelés pour expulser les perturbateurs.

Un de ces derniers, Jean Rollanger, âgé de dix-huit ans, né à Metz, mégissier, demeurant rue Jonas prolongée, s'arma d'un couteau et vint menacer le garde républicain Taron, de la caserne Mouffetard.

Ce garde, croyant qu'il allait être frappé, tira, dans sa précipitation à se défendre, un coup de revolver sur son agresseur.

Rollanger, atteint au ventre par la balle, s'affaissa, après avoir fait quelques pas et il a été transporté mourant à l'hôpital Cochin. M. Rocher, commissaire de police, a ouvert une enquête sur cette affaire.


 Est-ce un empoisonnement - 1894

Est-ce un empoisonnement ?

Le Petit-Parisien — 28 décembre 1894

Hier, à trois heures de l'après-midi, M. Ferdinand Wendertieffoff, âgé de cinquante-cinq ans, journalier, et Mme veuve Henriette Masillier, âgée de cinquante-deux ans, demeurant avenue d'Ivry, 67, se présentaient chez M. Cornet, pharmacien, rue Coypel, et lui disaient qu'ils souffraient de douleurs d'estomac et de nausées dont ils ne pouvaient s'expliquer la cause. Envoyés à l'hôpital de la Pitié par M. Perruche, commissaire de police, Mme Masillier déclara, après avoir reçu quelques soins, qu'en sortant d'un restaurant où ils avaient déjeuné, son compagnon et elle s'étaient trouvés subitement malades.

Une enquête est ouverte à l'effet de savoir si le restaurateur désigné n'a pas commis l'imprudence de faire cuire des aliments dans une casserole en cuivre mal étamée.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Barrière de la Glacière

La barrière de la Glacière

Elle n’avait qu’un seul bâtiment à deux péristyles, chacun de trois colonnes, — ce qui était suffisant. Son nom lui venait de ce qu’on la traversait pour aller au village de la Glacière, autrefois célèbre, aujourd’hui délaissé. Autrefois, dans l’espace compris entre la ruelle Barrot et la poterne des Peupliers, il y avait une succession de près qu’inondaient chaque année les deux bras de la Bièvre et aussi la Fontaine-à-Mulard, où j’ai souvent polissonné avec de petits faubouriens de mon âge—des échantillons de la nombreuse tribu des Beni-Mouffetard. L’hiver, l’eau des prés gelait, et, avant d’en casser la glace, on autorisait les amateurs des deux sexes à y venir patiner. Plus tard, les amateurs émigrèrent, et aujourd’hui les étangs de la Glacière sont complétement abandonnés pour les lacs du Bois de Boulogne, — qui offrent pourtant plus de dangers.

Cette barrière de la Glacière s’est aussi appelée Barriere de Lourcine, parce qu’elle était située dans le voisinage de la rue de ce nom, que les frères Lazare affirment être une corruption de Laorcine. Les frères Lazare sont certainement en posture d’être mieux informés que moi, puisqu’ils sont employés à la Préfecture de La Seine. Toutefois je me permettrai de leur rappeler que quelques auteurs ont supposé — avec raison — que ce nom venait de locus cinerum.

Barrière de Lourcine ou barrière de la Cendrée, c’était tout un.

ALFRED DELVEAU - 1865
Histoire anecdotique des Barrières de Paris

Barrière de Lourcine par Palaiseau - 1819
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