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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La surface du 13è arrondissement est exactement de 714,6 hectares.


C'est en 1897 que fut achevé le percement de la dernière partie de la rue Bobillot entre la place d'Italie et la rue de la Butte-aux-Cailles.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Deux oeufs cuisaient - 1915

Deux oeufs cuisaient.

Le Matin — 6 juin 1915

Deux œufs cuisaient dans la poêle, et le porteur aux Halles Adolphe Vialard, âgé de quarante ans, allait se mettre à table, hier matin, dans la modeste chambre qu'il occupe 166 bis, rue Nationale.

— Décidément, j'en ai assez ! déclarât-il soudain sa maitresse, Maria Monteiller, âgée de trente-quatre ans. Je sais que tu as remis à la maitresse de mon père une partie des outils qui me servent à « bricoler », et je t'en veux à mort !

La menace n'était pas vaine, car le coltineur — il est réparateur de parapluies, à l'occasion — s'empara d'un long poignard, et, à six reprises, le planta dans le flanc de sa compagne. Puis avec la même arme, toute ruisselante de sang, il se porta une douzaine de coups dans la poitrine. Prévenu aussitôt, M. Prodhon, commissaire de police du quartier de la Gare, fit transporter le couple à l'hôpital de la Pitié. L'état de Maria Monteiller n'inspire pas d'inquiétude. Par contre, on désespère de sauver le porteur aux Halles.


 On ne peut pas tout prévoir - 1909

On ne peut pas tout prévoir

Le Journal — 29 juillet 1909

Un employé de commerce, M. Julien Pichet, âgé de 24 ans et demeurant 12, rue des Peupliers, qui regagnait son domicile, passait la nuit dernière vers onze heures rue de Tolbiac quand, à l'angle de l'avenue d'Ivry, il fut accosté par trois individus qui, sans plus de façon, lui réclamèrent son porte-monnaie. Le jeune homme mit bien la main à la poche, mais pour en retirer un revolver qu'il braqua sur les rôdeurs en les invitant à prendre le large

Comme l'un des apaches esquissait un geste menaçant, l'employé fit feu, et le malandrin roula sur la chaussée, atteint à la jambe gauche.

Des agents, accourus, relevèrent le blessé, dont les compagnons s'étaient prestement enfuis.

Celui-ci, un nommé Gaston Moreau, dix-huit ans, dit le « Frisé de la Glacière », a été transporté à l'hôpital Cochin, à la disposition de M. Delanglade, commissaire de police du quartier.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Barrière de la Glacière

La barrière de la Glacière

Elle n’avait qu’un seul bâtiment à deux péristyles, chacun de trois colonnes, — ce qui était suffisant. Son nom lui venait de ce qu’on la traversait pour aller au village de la Glacière, autrefois célèbre, aujourd’hui délaissé. Autrefois, dans l’espace compris entre la ruelle Barrot et la poterne des Peupliers, il y avait une succession de près qu’inondaient chaque année les deux bras de la Bièvre et aussi la Fontaine-à-Mulard, où j’ai souvent polissonné avec de petits faubouriens de mon âge—des échantillons de la nombreuse tribu des Beni-Mouffetard. L’hiver, l’eau des prés gelait, et, avant d’en casser la glace, on autorisait les amateurs des deux sexes à y venir patiner. Plus tard, les amateurs émigrèrent, et aujourd’hui les étangs de la Glacière sont complétement abandonnés pour les lacs du Bois de Boulogne, — qui offrent pourtant plus de dangers.

Cette barrière de la Glacière s’est aussi appelée Barriere de Lourcine, parce qu’elle était située dans le voisinage de la rue de ce nom, que les frères Lazare affirment être une corruption de Laorcine. Les frères Lazare sont certainement en posture d’être mieux informés que moi, puisqu’ils sont employés à la Préfecture de La Seine. Toutefois je me permettrai de leur rappeler que quelques auteurs ont supposé — avec raison — que ce nom venait de locus cinerum.

Barrière de Lourcine ou barrière de la Cendrée, c’était tout un.

ALFRED DELVEAU - 1865
Histoire anecdotique des Barrières de Paris

Barrière de Lourcine par Palaiseau - 1819
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