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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Abel Hovelacque (1843-1896), linguiste et anthropologue, fut député du XIIIème arrondissement de 1889 à 1894. Il fut aussi président du conseil municipal de Paris en 1887-1888.


La rue située entre la rue du Château des Rentiers et la rue Nationale fut dénommée rue Deldroux, en 1888.
Deldroux était un canonnier qui, en 1871, préféra, mourir que de rendre sa pièce.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Un roulottier arrêté - 1888

Un roulottier arrêté

Le Petit-Parisien ― 15 juin 1888

Un nommé Ferdinand Régnier laissait une voiture chargée de légumes, de sacs, etc., en station en face le numéro 60 de l'avenue des Gobelins.

Un nommé Georges S… l'accosta et lut raconta qu'il était sans travail et sana ressources depuis longtemps.

Pris de pitié, M. Régnier conduisit l'inconnu chez un marchand de vins du voisinage et lui fit servir, ainsi qu'à lui-même, un bon dîner.

Comme il était las d’une course qu'il avait faite dans la journée, il s'endormit à table.

Quand il se réveilla, il ne retrouva plus son compagnon ni… sa voiture.

Georges S... la lui avait dérobée.

Régnier apprit que sa voiture avait été vendue par le voleur à une dame G... passage Crouin.

Cette dame s’empressa de la remettre à sa disposition.

Le roulottier ayant été rencontré hier rue du Château-des-Rentiers par le plaignant, a été mis en état d'arrestation.

Il a été envoyé au Dépôt.


 Un pseudo-traître - 1897

Un pseudo-traître.

Le Journal — 24 novembre 1897

Hier, vers quatre heures, un employé de banque, M. Henri Larnaux, âgé de quarante ans, habitant boulevard de Port-Royal, se présentait au commissariat de police du quartier Croulebarbe et demandait à voir le commissaire en personne.

Mis en présence de M. Yendt, le pauvre employé déclara quo Dreyfus était Innocent et que c'était lui-même qui avait dérobé et vendu les documents à l'Allemagne. Puis, il prononça quantité d'autres paroles incohérentes.

Le malheureux fou a été envoyé l'infirmerie spéciale du Dépôt.


Lu dans la presse...

 Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

"Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement"

Le Petit-Parisien — 18 février 1927

Lorsque, dans une de ces séances du jeudi ou l'on admet les mots au dictionnaire, les académiciens en seront à la lettre R, Il semble peu probable qu'une discussion animée s'engage autour du mot « rouspéteur ». Le poète de la Chanson des gueux n'est plus là pour défendre ce vocable, quelque peu trivial sans doute, mais si expressif et surtout bien français par l'état d'âme qu'il évoque.

Ce mot, qui n'a son équivalent en aucune langue, traduit à merveille notre propension nationale au mécontentement. « Ils chantent, donc ils paieront », disait Mazarin s'il eût vécu trois siècles plus tard, le ministre d'Anne d'Autriche aurait dit: « Ils rouspètent ». Le mot est venu préciser une chose qui datait de fort longtemps.

En certaines périodes de crise, la « rouspétance » — qui est, somme toute, la forme la moins grave de l'insurrection — devient le premier devoir du peuple. Mais les « rouspéteurs » s'ils sont innombrables, restent généralement isolés; leur ardeur se répand en paroles, amères mais vaines — et rien n'est changé.

L'initiative en revient à M. Chartrain, passage Vandrezanne

Aujourd'hui, les « rouspéteurs » se groupent en syndicat — on n'ose dire : professionnel—  à l'appel de M. Marcel Chartrain. En son modeste logis, dans le treizième arrondissement — 2, passage Vandrezanne — ce petit homme au regard vif nous dit le mot de sa croisade.

La rue Vandrezanne vers 1910

— C'est en bavardant avec les gens du quartier, ouvriers, petits commerçants, ménagères, en entendant leurs doléances. hélas ! inutiles jusqu'à présent, contre la cherté de la vie, que l'idée m'est venue de rassembler, en vue d'une œuvre efficace, toutes ces récriminations. « Non pas pour marcher sur Versailles, ni même sur l'Élysée, rassurez-vous. Mais pour centraliser et présenter aux pouvoirs publics un ensemble de constatations, de remarques, de faits précis autrement suggestifs et convaincants que les rapports les mieux intentionnés des commissions officielles.

 »Voici huit jours à peine que je me suis mis à l'œuvre et mes idées ont été partout accueillies avec un véritable enthousiasme. Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement. Belleville, Ménilmontant, diverses communes de banlieue m'ont envoyé des adhésions nombreuses. En une soirée, à Montmartre, j'ai recruté cent cinquante fidèles. Cela va faire lâche d'huile, car notre groupement ne s'inquiète pas des opinions personnelles de ses membres. Il ne veut avoir qu'une politique celle de l'estomac : la seule à laquelle nul ne peut rester indifférent. »

Et ma foi ! qui donc pourrait « rouspéter » contre les excellentes idées de M. Marcel Chartrain ?...


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Les indigents du 13e forment un syndicat (1897)

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Rue Brillat-Savarin, dans un modeste logement du troisième étage, habitait depuis quelque temps un journalier, Jean Simon, âgé de quarante ans, et sa fille, laquelle fréquentait un employé de commerce, Lucien Grandet, qui venait la voir quotidiennement.

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Lu dans la presse...

Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement, déclare son fondateur, M. Chartrain de la rue Vaqndrezanne. (1927)

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L'ancienne nécropole Saint-Marcel

Une large tranchée est actuellement creusée, pour l'établissement d'une conduite cimentée, sur le trottoir, à l'extrémité du boulevard St-Marcel, près de l'avenue des Gobelins. (1913)

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La reconstitution des Gobelins

On sait que la reconstitution partielle des Gobelins fut entreprise, il y a près de deux ans, sous l'habile direction de MM. Formigé et Jossely.
La façade du nouveau, bâtiment est déjà en partie débarrassée, de ses échafaudages. (1913)

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La passerelle de la Maison-Blanche

Tout un coin du quartier de la Maison-Blanche est en fête : dans quelques jours on inaugurera solennellement la nouvelle et légère passerelle métallique qui, passant au-dessus des voies du chemin de fer de Ceinture, à la Glacière, relie maintenant entre eux deux points jusqu'à présent fort éloignés l'un de l'autre. (1907)

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Une masure s'effondre au « Camp marocain »

À deux pas de la porte d'Italie, dans un grand espace situé rue Bobillot, se trouve une succession de masures misérables qui furent habitées, il y a une vingtaine d'années, par des nomades africains, prompts à jouer du couteau. (1910)

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Les quartiers pauvres

Les quartiers pauvres et populeux de Paris sont négligés ou dédaignés par l'administration, tandis que les quartiers élégants sont « embellis » à grands frais.
Cette iniquité, à laquelle personne ne songe, et dont beaucoup de citoyens ont malheureusement à souffrir, a fini par provoquer les plaintes légitimes des habitants du 13e arrondissement, c'est-à-dire du coin abandonné qui comprend la route d'Italie, les Gobelins, la Bièvre et la Butte-aux Cailles. (1869)

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Un syndicat d'indigents

La cour des Miracles était hier soir en grand émoi ; elle avait transporté cahin-caha, béquillant et gesticulant, ses pénates dans le quartier de la Gare, rue Nationale, tout là-bas, au bout de Paris, près de la barrière d'Italie. Il faut dire que le 13° arrondissement a un maire, M. Thomas, « qui fait des économies sur les fonds alloués par la Ville au service de bienfaisance, et qui, cette année, a rendu 50,000 francs à l'Assistance publique ». (1897)

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Au moment où le service de statistique municipale constatait avec satisfaction une décroissance notable de la mortalité dans Paris, une épidémie éclatait dans un quartier excentrique et y jetait l'effroi. Le quartier contaminé est celui de la Maison-Blanche, situé dans le treizième arrondissement, sur les bords de la Bièvre. (1890)

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à lundi matin et on espère qu'elle ne sera pas sensiblement dépassée. (1910)

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