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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le 1er juillet 1914, à la suite d'une erreur d'aiguillage, les tramways Choisy-Chatelet et Vitry Chatelet entraient en collision avenue des Gobelins. Trois voyageurs étaient légèrement blessés.


Le mardi 7 aout 1923, on découvrit 5 squelettes enterrés au coin de la rue Damesme et de la rue Bourgon.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 A nous le coffre-fort.- 27 mars 1897

A nous le coffre-fort.

Le Matin – 27 mars 1897

Un brocanteur de la rue Nationale, M. Monteil, s'était rendu au théâtre jeudi soir.

Quand il rentra chez lui, vers minuit et demi, il fut surpris de trouver sur la table de la salle à manger une lampe allumée. Bientôt, il constata que des cambrioleurs avaient pénétré dans sa boutique pendant son absence. Les malfaiteurs s'étaient introduits, dans la maison, qui n'a pas de concierge, en escaladant une fenêtre du premier étage. De là, ils avaient pénétré dans l’arrière boutique où, se trouve, scellé dans le mur le coffre-fort du brocanteur. Les voleurs n'ayant pu le forcer, l'avaient défoncé à l'aide d'une énorme barre de fer qui a été retrouvée sur les lieux. Au préalable, ils avaient essayés de le desceller en démolissant une partie du mur.

Le vol commis par les malfaiteurs s'élève à 7,500 francs environ, tant en espèces qu'en valeurs au porteur.

Le service de Sûreté a été chargé de rechercher les auteurs de ce vol audacieux.


 Précoce voleur - 1896

Précoce voleur

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Le jeune Hippolyte Couteux, âgé de quinze ans et demi, demeurant chez ses parents, 166, rue Nationale, dérobait hier matin, sans être aperçu, une casquette d'une valeur minime, à l'étalage d'un magasin situé, 53, avenue des Gobelins. La casquette ne lui allant pas, le petit filou eut l'audace de la rapporter au magasin où il l'avait prise, demandant à l'échanger contre une autre à sa pointure. Le vol fut reconnu et le jeune escroc fut conduit au commissariat de M. Perruche, qui l'a envoyé au Dépôt.


Lu dans la presse...

 Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

Un syndicat des « rouspéteurs » vient de se créer à Paris

"Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement"

Le Petit-Parisien — 18 février 1927

Lorsque, dans une de ces séances du jeudi ou l'on admet les mots au dictionnaire, les académiciens en seront à la lettre R, Il semble peu probable qu'une discussion animée s'engage autour du mot « rouspéteur ». Le poète de la Chanson des gueux n'est plus là pour défendre ce vocable, quelque peu trivial sans doute, mais si expressif et surtout bien français par l'état d'âme qu'il évoque.

Ce mot, qui n'a son équivalent en aucune langue, traduit à merveille notre propension nationale au mécontentement. « Ils chantent, donc ils paieront », disait Mazarin s'il eût vécu trois siècles plus tard, le ministre d'Anne d'Autriche aurait dit: « Ils rouspètent ». Le mot est venu préciser une chose qui datait de fort longtemps.

En certaines périodes de crise, la « rouspétance » — qui est, somme toute, la forme la moins grave de l'insurrection — devient le premier devoir du peuple. Mais les « rouspéteurs » s'ils sont innombrables, restent généralement isolés; leur ardeur se répand en paroles, amères mais vaines — et rien n'est changé.

L'initiative en revient à M. Chartrain, passage Vandrezanne

Aujourd'hui, les « rouspéteurs » se groupent en syndicat — on n'ose dire : professionnel—  à l'appel de M. Marcel Chartrain. En son modeste logis, dans le treizième arrondissement — 2, passage Vandrezanne — ce petit homme au regard vif nous dit le mot de sa croisade.

La rue Vandrezanne vers 1910

— C'est en bavardant avec les gens du quartier, ouvriers, petits commerçants, ménagères, en entendant leurs doléances. hélas ! inutiles jusqu'à présent, contre la cherté de la vie, que l'idée m'est venue de rassembler, en vue d'une œuvre efficace, toutes ces récriminations. « Non pas pour marcher sur Versailles, ni même sur l'Élysée, rassurez-vous. Mais pour centraliser et présenter aux pouvoirs publics un ensemble de constatations, de remarques, de faits précis autrement suggestifs et convaincants que les rapports les mieux intentionnés des commissions officielles.

 »Voici huit jours à peine que je me suis mis à l'œuvre et mes idées ont été partout accueillies avec un véritable enthousiasme. Nous sommes déjà près d'un millier dans le treizième arrondissement. Belleville, Ménilmontant, diverses communes de banlieue m'ont envoyé des adhésions nombreuses. En une soirée, à Montmartre, j'ai recruté cent cinquante fidèles. Cela va faire lâche d'huile, car notre groupement ne s'inquiète pas des opinions personnelles de ses membres. Il ne veut avoir qu'une politique celle de l'estomac : la seule à laquelle nul ne peut rester indifférent. »

Et ma foi ! qui donc pourrait « rouspéter » contre les excellentes idées de M. Marcel Chartrain ?...


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