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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le XIIIème devait initialement porter le numéro 20 lors de l'extension de Paris en 1860.


La marché découvert des Gobelins — que l'on appelle aujourd'hui le marché Auguste-Blanqui — remplaça le marché couvert à compter du 9 mai 1898 et, comme maintenant, se tenait les mardis, vendredis et dimanches.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Précoce voleur - 1896

Précoce voleur

La Lanterne ― 27 janvier 1896

Le jeune Hippolyte Couteux, âgé de quinze ans et demi, demeurant chez ses parents, 166, rue Nationale, dérobait hier matin, sans être aperçu, une casquette d'une valeur minime, à l'étalage d'un magasin situé, 53, avenue des Gobelins. La casquette ne lui allant pas, le petit filou eut l'audace de la rapporter au magasin où il l'avait prise, demandant à l'échanger contre une autre à sa pointure. Le vol fut reconnu et le jeune escroc fut conduit au commissariat de M. Perruche, qui l'a envoyé au Dépôt.


 On arrête... - 1916

On arrête...

Le Matin ― 25 janvier 1916

13e arrondissement. On arrête, avenue des Gobelins, Mme Papillon, demeurant route de Fontainebleau au Kremlin-Bicêtre, pour scandale dans une salle de spectacle et outrages aux agents. Elle est envoyée au Dépôt. ― Mme Brillot, demeurant boulevard Victor, est frappée d'un coup de couteau, hier soir, rue du Banquier, par un inconnu. Elle est transportée à la Pitié. ― Boulevard Auguste-Blanqui, au cours d'une discussion, Albert Bouclomot, débardeur, demeurant à Ivry, frappe d'un coup de couteau son adversaire, Léon Raterre, journalier, rue de Charenton, et le blesse grièvement. Il est arrêté et envoyé au Dépôt. Le blessé est transporté à la Pitié.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Le clos Payen

Le clos Payen

Le Figaro — 11 novembre 1891

Encore un coin du vieux Paris que la pioche des démolisseurs va transformer en « maisons de rapport » : le Clos Payen, qui s'étend sur 22,000 mètres carrés, entre la rue du Champ- de-1'Alouette, la rue Corvisart, la Bièvre et le boulevard d'Italie.

L'entrée se trouve sur la rue du Champ-de- l'Alouette ; vous franchissez une porte cochère donnant accès sur de petits jardins, au bout desquels un bâtiment d'apparence modeste s'offre à vos regards : un rez-de-chaussée, un étage et des mansardes. La façade a vingt mètres, elle est flanquée de-deux ailes formant une cour intérieure ornée d'un puits. Le tout date de Charles IX.

A. l'intérieur, un escalier grossièrement sculpté rappelant celui du musée de Cluny ; des passerelles, d'une hardiesse prodigieuse, ne reposant que sur de faibles corbeaux de bois, et des logements immenses coupés de- puis longues années en une quarantaine de chambres où s'abritent autant de ménages.

Heureux locataires d'un grand seigneur très connu dans les cercles artistiques de Paris ! On en compte jusqu'à six qui lui paient une redevance annuelle ! Les autres ne supposent même pas qu'il soit possible de leur réclamer un loyer. Ils vivent là parce qu'ils y sont nés. Ils y ont grandi, isolés, conservant toute la saveur de l'esprit des Gaulois qui habitèrent ce coin de terre. C'était tout près de là, en effet, que s'élevait l'habitation de saint Marcel, le contemporain de Clovis.

L'origine gauloise du « Clos Payen » est même tellement certaine pour les archéologues que l'un d'entre eux a offert de se charger de la démolition de l'immeuble, pourvu qu'on lui concède la propriété des antiquités gallo- romaines qui pourront être découvertes dans les fouilles.

Les habitants sont des mégissiers et des lavandières ; leur industrie florissait sur les bords de la Bièvre. Voilà une petite rivière qui va retrouver le calme et la limpidité. Pourquoi faut-il qu'on se prépare à la couvrir ? L'ordre sera .exécuté sous peu.

En même temps que les honnêtes travailleurs dont nous venons de parler, déguerpiront une certaine quantité d'escarpes qui avaient accaparé, dans le clos Payen, un corps fie logis donnant sur le-boulevard d'Italie : ils en avaient brûlé les portes et les fenêtres pour faire des feux de joie et ils conservaient tes bonnes traditions de la fameuse cour des Miracles rendue immortelle par Victor Hugo.

Qui va se plaindre de ce déménagement? Peut-être la police, habituée à trouver sans peine, en cet endroit, un grand nombre de ses clients. À cela près, tout le quartier sera content.


Le clos Payen et la Bièvre
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