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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Le moulin de Croulebarbe qui disparut en 1840, avait une existence attestée depuis 1214.


Le premier coup de sonde du puits artésien de la Butte-aux-Cailles a été donné le 28 août 1866.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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C'est arrivé dans le 13ème

 Accident de la rue - 1931

Accident de la rue

Le Petit-Parisien ― 7 janvier 1931

Circulant à motocyclette porte d'Italie, le garçon de café Georges Waster , trente-trois ans, demeurant 11, rue du Moulinet, renverse le brigadier d’octroi Robert Charles, quarante-sept ans, demeurant 15,  rue des Cinq-Diamants, qui, grièvement blessé, succombe deux heures après son admission à la Pitié.


 Le vin triste - 1923

Le vin triste

Paris-Soir ― 2 décembre 1923

Avenue des Gobelins, en face du 51, des agents ont surpris Marcel Popinel, demeurant en hôtel, rue Lebrun, qui avait percé un fut de vin. Le pipeur a été conduit au commissariat de police du quartier.


LIEUX DU TREIZIÈME

 Le clos Payen

Le clos Payen

Le Figaro — 11 novembre 1891

Encore un coin du vieux Paris que la pioche des démolisseurs va transformer en « maisons de rapport » : le Clos Payen, qui s'étend sur 22,000 mètres carrés, entre la rue du Champ- de-1'Alouette, la rue Corvisart, la Bièvre et le boulevard d'Italie.

L'entrée se trouve sur la rue du Champ-de- l'Alouette ; vous franchissez une porte cochère donnant accès sur de petits jardins, au bout desquels un bâtiment d'apparence modeste s'offre à vos regards : un rez-de-chaussée, un étage et des mansardes. La façade a vingt mètres, elle est flanquée de-deux ailes formant une cour intérieure ornée d'un puits. Le tout date de Charles IX.

A. l'intérieur, un escalier grossièrement sculpté rappelant celui du musée de Cluny ; des passerelles, d'une hardiesse prodigieuse, ne reposant que sur de faibles corbeaux de bois, et des logements immenses coupés de- puis longues années en une quarantaine de chambres où s'abritent autant de ménages.

Heureux locataires d'un grand seigneur très connu dans les cercles artistiques de Paris ! On en compte jusqu'à six qui lui paient une redevance annuelle ! Les autres ne supposent même pas qu'il soit possible de leur réclamer un loyer. Ils vivent là parce qu'ils y sont nés. Ils y ont grandi, isolés, conservant toute la saveur de l'esprit des Gaulois qui habitèrent ce coin de terre. C'était tout près de là, en effet, que s'élevait l'habitation de saint Marcel, le contemporain de Clovis.

L'origine gauloise du « Clos Payen » est même tellement certaine pour les archéologues que l'un d'entre eux a offert de se charger de la démolition de l'immeuble, pourvu qu'on lui concède la propriété des antiquités gallo- romaines qui pourront être découvertes dans les fouilles.

Les habitants sont des mégissiers et des lavandières ; leur industrie florissait sur les bords de la Bièvre. Voilà une petite rivière qui va retrouver le calme et la limpidité. Pourquoi faut-il qu'on se prépare à la couvrir ? L'ordre sera .exécuté sous peu.

En même temps que les honnêtes travailleurs dont nous venons de parler, déguerpiront une certaine quantité d'escarpes qui avaient accaparé, dans le clos Payen, un corps fie logis donnant sur le-boulevard d'Italie : ils en avaient brûlé les portes et les fenêtres pour faire des feux de joie et ils conservaient tes bonnes traditions de la fameuse cour des Miracles rendue immortelle par Victor Hugo.

Qui va se plaindre de ce déménagement? Peut-être la police, habituée à trouver sans peine, en cet endroit, un grand nombre de ses clients. À cela près, tout le quartier sera content.


Le clos Payen et la Bièvre
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Ailleurs sur Paris-Treizieme

L'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc

Au cours de sa dernière session, le Conseil municipal a été unanime à approuver le projet présenté par le préfet de la Seine relatif à l'assainissement de la cité Jeanne-d'Arc. (1934)

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Un éboulement aux fortifications

Hier soir, il cinq heures, au moment où les élèves d'une école enfantine passaient boulevard Kellermann, à la hauteur de la rue des Peupliers, un formidable grondement souterrain se fit tout à coup entendre. En même temps, le talus des fortifications se soulevait sous l'irrésistible poussée d'une énorme gerbe d'eau. (1912)

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Rue des Peupliers, une trombe d'eau dévaste tout sur son passage

Les habitants de la rue des Peupliers, dans le 13e arrondissement, étaient mis en émoi, hier matin à sept heures, par une violente détonation immédiatement suivie de longs et redoutables grondements. C'était une des nombreuses conduites d'eau placées dans la chaussée du boulevard Kellermann qui venait de se rompre brusquement ! (1911)

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Fabrique d’asticots

S'il vous plait tomber sur une « trichinerie », allez au treizième arrondissement, prenez l'avenue des Gobelins et suivez la rue Croulebarbe. SI l'odeur ne vous arrête pas on route, poussez jusqu'au n°63, une maison « mangée aux vers » qui n'a pas besoin d'autre enseigne.
Tout le quartier est en émoi. La rue Croulebarbe est devenue la rue Croule-Peste ! (1883)

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