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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

En 1930, les Primistères parisiens avaient des magasins aux adresses suivantes : Rues, des Cinq-Diamants, 33 et 56 ; du Château-des- Rentiers, 54 et 135 ; Bourgon, 19 ; Nationale, 151 ; du Moulin-des-Prés, 9 ; de Patay, 92 ; Albert, 67 ; Baudricourt, 75 ; avenues : d'Italie, 52, 100, 198 et 180; d'Ivry, 41 ; de Choisy, 39 ; de Tolbiac, 169; boutevard de la Gare, 132 et 171.


La rue située entre la rue du Château des Rentiers et la rue Nationale fut dénommée rue Deldroux, en 1888.
Deldroux était un canonnier qui, en 1871, préféra, mourir que de rendre sa pièce.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1912

Sauvons les Gobelins !

Dans la pénurie lamentable des crédits affectés aux beaux arts, le budget des Gobelins est peut-être le plus précaire.

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C'est arrivé dans le 13ème

 L'affaire de l'avenue de Choisy - 1897

L'affaire de l'avenue de Choisy

Le Rappel — 28 juillet 1897

Un camelot, âgé de dix-huit ans, nommé François Palisse, demeurant 31, rue Mouffetard, sortait cette nuit du bal de l'Alcazar, avenue de Choisy quand il fut attaqué par une bande d'individus qui le frappèrent de huit coupe de couteau.

Le blessé, qui fut transporté à l'hôpital de la Pitié, put dénoncer ses agresseurs que des agents de la Sûreté recherchèrent.

A la suite de ces recherches, on parvint à arrêter les individus dont les noms suivent : Louis Champonier, dix-sept ans, rue Clisson ; Louise Guillier, dite Charlotte, seize ans ; Léon Débris, vingt ans, 75, rue Jeanne-d'Arc, et André Daviou, seize ans, chiffonnier, 68, rue Clisson.

Tout ce joli monde a été envoyé au Dépôt.


 Suicide - 1897

Suicide

Le Petit-Parisien ― 27 mars 1897

Un ouvrier graveur, M. Jules Kohler, âgé de cinquante-deux ans, domicilié rue du Moulin-des-Prés, s’est donné la mort hier après-midi, à deux heures, en absorbant le contenu d'une fiole de cyanure de potassium. Le malheureux été foudroyé par le toxique. Le désespéré en a fini avec la vie pour se soustraire aux souffrances provoquées par une maladie incurable.


Faits divers

 Un Homme étranglé par un Inconnu - 1907

Le crime de la Cité Jeanne-d’Arc

Un Homme étranglé par un Inconnu

L'Assassin se constitue Prisonnier. ― Il raconte les Circonstances de son Forfait, mais refuse obstinément de faire connaître son Identité. ― Probablement a-t-il de sérieuses Raisons pour cela.

Le Petit-Parisien — 8 avril 1907

Un inconnu abordait, hier soir, vers quatre heures trois quarts, dans la rue Nationale, le sous-brigadier des gardiens de la paix Honoré Mariton, du treizième arrondissement, et lui déclarait :

Je viens de tuer un homme qui m'avait emmené dans sa chambre, 1, cité Jeanne-d'Arc. Conduisez-moi en prison.

Le sous-brigadier crut tout d'abord avoir affaire à un fou. L'individu, qui venait spontanément s'accuser ainsi donnait, effectivement, des signes d'une extrême exaltation. Il était d'une taille au-dessus de la moyenne et paraissait âgé de quarante ans environ. Ses vêtements en loques et sa barbe rousse hirsute décelaient son complet dénuement.

La Cité Jeanne d'Arc. Dans des locaux étroits, peu salubres, des gens vivent, entassés. Du matin au soir, des enfants, en nombre considérable donnent par leurs cris et leurs jeux, une animation étourdissante à ce coin de la capitale qui ne manque pas de pittoresque.

LE MYSTÉRIEUX J. H.

Conduit par devant M. Yendt, commissaire du quartier de la Salpêtrière assurant l'intérim du quartier de la Gare, l'homme renouvela ses déclarations et les précisa :

Je flânais, ce matin, le long des quais, lorsqu'un individu que je ne connaissais pas, mais qui bientôt me dit être un journalier du nom de Jean Guérineau, âgé de quarante-neuf ans, lia conversation avec moi. Il m'offrit à boire et à déjeuner. Vers trois heures et demie de l'après-midi, il me proposa de le suivre chez lui. Je ne pouvais deviner ses projets. Quand Guérineau eut refermé la porte de son logement, il me fit des propositions qui me déplurent. Je le lui dis. Comme il insistait, je me fâchai. Une violente discussion s'ensuivit. Fou de colère, je saisis à un certain moment mon compagnon et je l'étranglai avec un foulard.

C'est en vain que M. Yendt questionna l'individu sur son identité. Il se borna à répondre :

N'insistez pas, ce n'est pas la peine. Mon nom, je ne le révélerai à personne. Quant aux circonstances du drame, je ne puis vous en dire davantage. Lorsque je me trouverai devant le juge d'instruction, peut-être serais-je plus loquace.

A un inspecteur du commissariat qui, peu après, le questionnait, le mystérieux individu répondit :

Afin de vous satisfaire, je vais vous apprendre que je m'appelle J. H… Maintenant, j'espère que vous me laisserez tranquille.

A LA CITÉ JEANNE-D'ARC

Guidés par l'étrange personnage, le commissaire et ses agents se rendirent, vers cinq heures et demie, à la cité Jeanne-d'Arc. Situé entre la rue du même nom et la rue Nationale, le pâté d'immeubles de six étages qui compose la cité, occupe une superficie de 3.000 mètres carrés environ et ne comprend pas moins de 1.800 logements, tous habités par des ouvriers et surtout par des chiffonniers. Dans des locaux étroits, peu salubres, des gens vivent, entassés. Du matin au soir, des enfants, en nombre considérable donnent par leurs cris et leurs jeux, une animation étourdissante à ce coin de la capitale qui ne manque pas de pittoresque.

TUÉ SUR SON LIT

— C'est là, fit J. H...,  indiquant à M. Yendt la porte de l'immeuble portant le n° 1. Par l'escalier C, on monta au troisième étage. La porte de la chambre de Guérineau était fermée.

C'est moi qui l'ai fermée, dit le prisonnier. Je ne sais pas ce que j'ai fait de la clef.

D'un vigoureux coup d'épaule, un agent enfonça l'huis.

Le commissaire et ses agents ayant pénétré dans la chambre, constatèrent que l'inconnu avait dit la vérité. Le cadavre de Guérineau gisait, en effet, sur un lit de fer qui se trouvait à gauche de la pièce. Le malheureux journalier était encore chaud. Sa tête avait été placée entre deux barreaux du lit auxquels elle avait été attachée par le foulard qui lui serrait le cou. C'est avec ce foulard, une bande de coton noir à raies Manches, longue de quatre-vingt-quinze centimètres et large de trente que l'assassin avait commis son crime. Guérineau était nu-pieds, les vêtements en désordre. Sa jambe droite était allongée, la gauche repliée. Les mains à la hauteur du cou indiquaient encore son ultime geste de défense.

Dans la chambre, sommairement meublée d'un buffet, de quelques chaises et d'un poêle, tout paraissait en ordre. Le corps de Guérineau ne portait, d'autre part, aucune trace de violences.

De ces constatations, il semble résulter que le journalier, qui était doué d'une force peu commune, aurait pu se défendre s'il n'avait pas été surpris par l'attaque de son agresseur.

LA VICTIME

Une voiture des pompes funèbres vint, à ce moment, enlever le corps et le transporter à la morgue, où il sera soumis à l'autopsie.

Jean Guérineau appartient à une honorable famille, mais son inconduite en avait fait un dévoyé.

Un de ses frères, qui exploite un commerce, boulevard Sébastopol, lui venait en aide fréquemment, quand il se trouvait dans le besoin.

Il logeait, depuis trois ans, cité Jeanne-d'Arc et payait 2 fr. 25 de loyer par semaine. Aux Halles, où il s'astreignait à des corvées depuis un an, il avait fait la connaissance d'un sieur Eugène Cadine qui, depuis quelques mois, partageait son logis. Les deux hommes étaient très liés. Ils sortaient à la même heure le matin, pour se rendre au travail, et le soir, le gardien de la cité, M. Louis Perroudon, les voyait rentrer ensemble.

Il y a trois semaines, Cadine tomba malade. On le conduisit à l'hôpital Cochin. Son ami parut en éprouver un très vif chagrin. Guérineau était célibataire.

LE MEURTRIER

Après avoir procédé à la reconstitution du drame, dans la mesure où le mystérieux meurtrier voulut bien s'y prêter, M. Yendt le fit ramener à son commissariat et lui posa de nouvelles questions. Peine inutile. Le prisonnier se borna à répondre :

— Je ne sais plus, je ne me rappelle rien.

Dans la soirée, il est parti pour le dépôt. L'attitude que cet individu a observée laisse croire qu'il a déjà eu des démêlés avec la justice. Quel intérêt aurait-il, sans cela, à mettre tant d'énergie et de ténacité à cacher son nom ?

A-t-il la conscience chargée de quelque forfait plus horrible que celui qu'il commit, hier, cité Jeanne-d'Arc ?

Son mutisme autorise toutes les hypothèses.


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