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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

La statue de Jeanne d'Arc située boulevard Saint-Marcel est due au sculteur Émile-François Chatrousse renommé pour être représentatif de l'art du Second Empire.


En 1877, il fut décidé que le nouveau marché aux chevaux reprendrait la place de l'ancien (auparavant transféré sur le boulevard d’Enfer), ce fut M. Magne,architecte, qui fut chargé de la direction des travaux.
Il a fallu faire d'immenses travaux de consolidation et de soutènement pour profiter de l'îlot escarpé et montueux compris entre le boulevard Saint-Marcel et celui de l'Hôpital.
La porte principale du marché, flanquée de deux forts jolis pavillons, s’élevait boulevard de l’Hôpital, tandis qu’un mur défendu par des grilles en fer s’étendait sur le boulevard Saint-Marcel.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

menu-nouveautés Article - inclus

Noté dans la presse...

1862

Extension de la Gare du chemin de fer d'Orléans

On a mis récemment à l'enquête un projet d'agrandissement de la Gare du chemin de fer d'Orléans, à Paris, qui consiste à étendre les dépendances de cette gare jusqu'au quai d'Austerlitz, par l'annexion de tout l'emplacement compris entre ce quai, la rue Papin et le boulevard de l'Hôpital.

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C'est arrivé dans le 13ème

 On arrête... - 1916

On arrête...

Le Matin ― 25 janvier 1916

13e arrondissement. On arrête, avenue des Gobelins, Mme Papillon, demeurant route de Fontainebleau au Kremlin-Bicêtre, pour scandale dans une salle de spectacle et outrages aux agents. Elle est envoyée au Dépôt. ― Mme Brillot, demeurant boulevard Victor, est frappée d'un coup de couteau, hier soir, rue du Banquier, par un inconnu. Elle est transportée à la Pitié. ― Boulevard Auguste-Blanqui, au cours d'une discussion, Albert Bouclomot, débardeur, demeurant à Ivry, frappe d'un coup de couteau son adversaire, Léon Raterre, journalier, rue de Charenton, et le blesse grièvement. Il est arrêté et envoyé au Dépôt. Le blessé est transporté à la Pitié.


 A bon chat… - 1923

A bon chat…

Paris-Soir — 9 octobre 1923

Mme veuve Pestre, 55 ans, 16, avenue des Gobelins s’est présentée au commissariat du quartier Croulebarbe et a déclaré qu’elle avait été griffée aux jambes et mordue à la main par un chat qui se trouvait devant une boulangerie, 26, avenue des Gobelins. On abattra sans doute le minet si on le retrouve.


Faits divers

 L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc - 1897

L'Affaire de la Place Jeanne-d’Arc

Le Petit-Parisien — 22 mars 1897

La place Jeanne-d'Arc a été hier soir le théâtre d'une bagarre qui un instant a mis la police sur les dents. Un nommé Louis Klamber, d'origine alsacienne, âgé de cinquante et un ans, a été assommé par la foule. L’infortuné n'a dû la vie qu'à l'intervention de la police, qui pourtant a craint un instant ne pouvoir l'arracher à ceux qui s'acharnaient sur lui.

Voici les faits :

Louis Klamber habite le rez-de-chaussée d'une sorte de masure située au numéro 29 de la place Jeanne-d'Arc, en compagnie de sa belle-sœur. Celle-ci exerce la profession de marchande ambulante. Son beau-frère, qui est presque aveugle, l'aide quelquefois à pousser sa petite voiture dite « baladeuse », mais c'est tout ce qu'il peut faire. La plupart du temps, il est assis sur sa porte, ou bien il se promène sur la place et dans les rues adjacentes.

La place Jeanne d'Arc et Notre-Dame de la Gare

Or, on ne sait trop pourquoi, à cause de son accent peut-être, tous les gamins du quartier l'ont pris à partie. Dès qu'ils l'aperçoivent, ils se mettent à ses trousses, lui lancent des pierres, le huent ; bref, lui font mille misères.

Cet état de choses, on le conçoit, a irrité singulièrement l'Alsacien contre ses jeunes et inconscients tourmenteurs, mais sa colère, au lieu de les calmer, a le don de les surexciter contre lui.

C'est ainsi qu'hier soir, vers six heures et demie, Klamber était sur sa porte, Iorsqu'une dizaine de gamins entreprirent de le taquiner comme de coutume. L'Alsacien, furieux, rentra chez lui, s'arma d'un nerf de bœuf, puis ressortit. Les enfants, qui avaient deviné son intention, se tinrent à distance respectueuse, continuant à donner cours à leurs quolibets.

À ce moment, un inspecteur de la Compagnie du gaz. M. R... vint à passer portée de Klamber. Celui-ci trompé par la cécité dont il est affligé, crut avoir affaire à un gamin et lui appliqua un coup de nerf de bœuf. M. R... poussa un cri et s'affaissa, tandis que les enfants prenaient la fuite. Plusieurs passants voulurent s’emparer de l'Alsacien, qui se réfugia chez lui. Mais la foule grossit peu à peu et s'amassa devant la masure. Bientôt le bruit se répandit que Klamber avait tué un enfant.

On s'imagine l'indignation des habitants du quartier. La rue du Dessous-des-Berges est située à deux pas, et l'on y est encore sous le coup de l'émotion produite par l'affaire Grégoire. En moins d'un quart d'heure, mille personnes environ étaient devant le logis de Klamber, vociférant : « A mort le tueur d’enfant ! à mort ! » La masure fut envahie et, malgré ses protestations, l'Alsacien se vit trainer sur la place, où il passa de mains en mains ; chacun lui décochait qui un coup de poing, qui un coup de pied.

Le malheureux ne tarda pas à râler étendu sur le sol, où la foule continua à le frapper avec férocité.

M. Rocher, commissaire de police, prévenu, accourut avec de nombreux agents. La foule ne tint aucun compte des sommations du magistrat. On parlait de mettre le feu à la masure. Ce n'est qu'après des efforts inouïs et en déployant une extrême énergie, que les gardiens de la paix purent délivrer la victime.

Klamber était dans un état pitoyable.

Le docteur du Perier, après lui avoir prodigué les premiers soins, a déclaré urgent le transport du blessé à l'hôpital.

Cependant, la foule n'était pas calmée elle se refusait à entendre raison. Jusqu'à dix heures environ cinq cents personnes ont stationné sur la place.

M. Rocher a dû placer la masure sous la garde de plusieurs agents, pour empêcher la populace d'y mettre le feu.

Plusieurs arrestations ont été opérées.

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Faits divers

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Une bataille boulevard "Liabeuf" entre Agents et Apaches - 1911

À trois heures du matin, boulevard Arago — le boulevard Liabeuf, comme l'appellent maintenant, les apaches du quartier — une fusillade terrible s'est engagée entre agents et rôdeurs, sur l'emplacement même où fut exécuté le meurtrier de la rue Aubry-le-Boucher.

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Le drame de l'avenue de Choisy - 1888


Le drame de l'avenue de Choisy - 1911


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Le soldeur Gauzy qui donna asile à Bonnot est blessé mystérieusement d'un coup de revolver - 1914


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Le meurtrier de Gauzy est arrêté - 1914


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Un veuf tire sur sa maîtresse puis se suicide - 1914


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