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UNE ÉVOCATION DU 13ÈME ARRONDISSEMENT DE 1860 AUX ANNÉES 30

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SAVIEZ-VOUS QUE...

Les travaux d'aménagement de la Place d'Italie furent terminés en 1879 et celle-ci fut considérée comme l'une des plus belles de Paris.


La maison qui, en 1900, était située au 68 du boulevard d'Italie, servait de dépôt au sculpteur Rodin.


Le Paris-Soir du 24 octobre 1932 rapportait que, rue de la Glacière, un magasin de jouets affichait sur sa porte cette pancarte : « Ici on remplace les mauvaises têtes » et commentait en écrivant : « Quel dommage que cette chirurgie miraculeuse ne puisse encore s'appliquer qu'aux belles poupées de porcelaine rose ! »

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Noté dans la presse...

1932

La question de la zone parisienne

Ce n'est jamais sans un sentiment de gêne, pour ne pas dire de honte, qu'en arrivait aux portes de la grande, cité parisienne, on franchit cet espace de 250 mètres de largeur qui longe encore en une ceinture presque continue les fortifications et qu'on appelle la Zone.

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C'est arrivé dans le 13ème

 Malheureuse mère - 1899

Malheureuse mère

Le Gaulois ― 12 mars 1899

Des agents ont trouvé hier matin, évanouie sur  un banc, boulevard Arago, une femme âgée d'une trentaine d'années, assez pauvrement vêtue et qui tenait dans ses bras une petite fille âgée d'un an.

La pauvre femme, qui mourait de faim, ainsi que son enfant, fut transportée à  l'hôpital Cochin.

Elle a déclaré qu'elle avait perdu il y a deux mois son mari et que depuis lors elle était plongée avec sa petite fille dans la plus affreuse misère. Il y a deux jours, elle avait quitté la ville qu'elle habitait et était venue à pied à Paris.


 Dans un bal - 1982

Dans un bal.

La Lanterne — 3 février 1892

Rixe hier, entre agents et danseurs, dans un bal-musette de la rue Coypel, au cours de laquelle un des assistants, Charles Boyer, dit la Rincette, saisit l'agent Jean et essaya de le terrasser. Les gardiens de la paix dégainèrent et blessèrent plusieurs de leurs agresseurs : un nommé Alphonse Lasserbes, dit Têtard, reçut dans le ventre un coup d'épée-bayonnette qui l'étendit à terre. Il a été transporté mourant à l'hôpital de la Pitié.


Faits divers

 Le drame de la rue du Tage- 1903

Le drame de la rue du Tage

Tragédie de famille

Drame de l'Alcool. — Un Père qui jette sa Fille par la Fenêtre. — La Colère de la Mère. — État désespéré de la Victime.

Le Petit-Parisien — 29 décembre 1903

Un drame qui a causé une profonde émotion dans le quartier de la Maison-Blanche s'est déroulé, hier soir à dix heures, dans l'immeuble portant le numéro 8 de la rue du Tage.

La Famille Esnault

À cette adresse habite au second étage, dans un modeste appartement, la famille Esnault. Le père, Julien Esnault, âgé de quarante-cinq ans, avait exercé autrefois la profession de cordonnier; mais depuis de longues années il ne travaillait plus et vivait aux dépens de sa femme et de sa fille, Louise, âgée de vingt ans, qui se livrent toutes deux à des travaux de couture. Un garçonnet de quatorze ans, le jeune Pierre, complétait la famille.

Julien Esnault, non content de vivre sans rien faire et de pérorer dans les cabarets, était un alcoolique invétéré. Il ne se passait point de jour qu'il ne rentrât ivre au logis et ne fit des scènes continuelles aux deux femmes, qui supportaient sans se plaindre les injures et même les coups du maître de Maintes fois, des voisins avaient essayé d'intervenir et de faire comprendre à Esnault tout l'odieux de sa conduite mais leurs reproches ne semblaient guère émouvoir le cordonnier, qui n'en continua que de plus belle à fréquenter les débits et à rendre la vie impossible à sa femme et à ses enfants.

Scène horrible

Hier soir, après être absent tout l'après-midi, il revint plus ivre encore que de coutume et, après avoir invectivé tous le: siens, il envoya son fils chercher quatre litres de vin au débit le plus proche.

— Je veux boire. dit-il sur un ton de menace, et gare à ceux qui ne marcheront pas droit ce soir !

Sa femme, voyant dans quel état il se trouvait déjà, le supplia de manger quelque peu et d'aller se reposer ensuite. Mais ses timides objurgations ne réussirent qu'à irriter davantage l'alcoolique, qui leva la main sur, elle en s'écriant :

— Un mot de plus et je t'assomme !...

En désespoir de cause, la malheureuse se retira avec ses deux enfants dans la pièce voisine, et laissa son mari satisfaire sa funeste passion.

Une demi-heure ne pas écoulée que la voix avinée d'Esnault se faisait entendre. L'ivrogne ayant vidé les bouteilles et trouvait sans doute qu'il n'avait point encore assez bu, réclamait sa fille, pour que celle-ci allât lui chercher d'autres litres de vin.

— Allons ouste dépêche-toi, si tu tiens à tes côtes, s'écria-t-il.

La jeune fille ne répondit pas à cette parole de menace et parut obéir aux ordres de son père. Néanmoins, comme elle espérait qu'il allait revenir sur sa décision, elle ouvrit la fenêtre et déclara que tous les établissements étaient fermés dans le quartier.

— Je m'en moque, reprit l'alcoolique furieux il me faut du vin ou j'aurais votre peau tous !...

Alors Louise Esnault eut un mouvement de révolte. À la fin, c'en était trop ! Le martyre que sa mère et elle subissaient ne pouvait durer plus longtemps. D'une voix ferme, .elle répondit son père :

— Je n'ai point peur de tes menaces. At je resterai ici. Si tu veux boire, vas toi-même chez le marchand de vins, tu nous débarras…

La malheureuse n'avait, pas achevé ces paroles que son père, ivre d'alcool et de rage, se précipitait sur elle, l'étreignait violemment et, dans une détente de tous ses muscles, la précipitait par la fenêtre restée grande ouverte.

Le corps tournoya dans le vide et s'abattit avec un bruit sourd sur le pavé.

Intervention des voisins

Affolée de désespoir et de terreur, la pauvre mère, qui avait assisté impuissante à cette scène horrible, poussa un cri déchirant. Puis une colère folle, un besoin irrésistible de vengeance s'emparèrent, d'elle. Saisissant sur une table un fer à repasser, elle se rua sur le misérable, voulant en finir. Mais elle ne lui fit que d'insignifiantes blessures. À son tour elle allait devenir sa victime, lorsque des locataires, attirés par tout ce bruit, accoururent et parvinrent à maîtriser le forcené.

On le conduisit devant M. Pelatan, commissaire de police, qui ne put en tirer une réponse. Les yeux désorbités, un peu d'écume violacée au coin des lèvres, il s'était tapi sur une banquette et paraissait inconscient de ce qui se passait autour de lui. C'est sans manifester la moindre émotion qu'il est monté dans la voiture cellulaire qui devait l'emmener au dépôt.

Quant à sa malheureuse victime qui, dans sa chute, s'est fracturé la base du crâne et brisé les deux jambes, elle a été transportée mourante ci l'hôpital Cochin.


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